Insuline "intelligente" : la lueur d'espoir pour améliorer le quotidien des diabétiques

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© Europe 1
L'innovation du jour est une chronique de l'émission Europe Matin - 5h-7h
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Anicet Mbida nous livre chaque matin ce qui se fait de mieux en matière d'innovation. Aujourd'hui, une avancée scientifique venue du Danemark pour les personnes atteintes de diabète : une insuline "conditionnelle" qui ne s'active que lorsque c'est nécessaire.

L’innovation du jour devrait apporter un peu d’espoir aux diabétiques. On vient de mettre au point une insuline "conditionnelle". C’est-à-dire qu’elle s’active uniquement quand c’est nécessaire. 

C’est très important. Vous savez que l’insuline aide les diabétiques de type 1 à réduire leur taux de sucre dans le sang. Mais il faut être très prudent. Savoir exactement à quel moment en prendre. Sinon on risque de faire baisser sa glycémie en dessous des niveaux recommandés. Ce qu’on appelle l’hypoglycémie (et qui peut être mortel). 

Des scientifiques de l’université de Copenhague au Danemark viennent de créer une insuline qui s’adapte automatiquement au niveau de sucre déjà présent dans le sang. S’il est élevé, comportement normal, l’insuline va le faire baisser. Mais si la glycémie est déjà basse, l’action de l’insuline sera réduite pour ne pas faire chuter davantage le taux de sucre. On évite ainsi tout risque d’hypoglycémie. 

Elle est déjà disponible cette insuline ? 

Non, pas encore. Comme tout produit médical, elle doit passer une batterie de tests avant la mise sur le marché. Ce qui prend du temps. Dans tous les cas, c’est très prometteur. Car cela permettrait aussi d’éviter les problèmes de mauvais dosage. 

Il y a beaucoup d’innovation actuellement pour le confort des diabétiques. Par exemple, une montre qui surveille la glycémie en temps réel, sans avoir à percer la peau. Ou encore un traitement contre le diabète de type 2 où l’on ne se pique qu’une fois par semaine plutôt que tous les jours (moins d’injections, donc plus facile à gérer). Un produit qui sera bientôt être commercialisé.

Encore une fois, c’est typique d’une tendance actuelle dans la recherche médicale. Finies les saignées du 16e siècle, on cherche avant tout des traitements les moins invasifs et les plus confortables possibles.