Hyperloop : le train ultra rapide a réussi ses premiers essais avec des passagers

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L'innovation du jour est une chronique de l'émission Europe Matin - 5h-7h
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Chaque jour, Anicet Mbida nous fait découvrir une innovation qui pourrait bien changer notre façon de consommer. Ce mardi, il s'intéresse au premier test de l'hyperloop avec des passagers humains.

L’innovation du jour, c’est une avancée notable sur l’hyperloop, le train ultra rapide qui pourrait faire Paris-Marseille en 40 minutes. Il vient de réussir ses premiers essais avec des passagers.

C’est notable, car il y a encore six ou sept ans, l’hyperloop n’était qu’une idée fumeuse de quelques illuminés. Or aujourd’hui, ça marche ! Il y a plusieurs projets un peu partout dans le monde. Notamment une piste d’essai près de Toulouse.

Mais c’est aux États-Unis, dans le désert du Nevada, qu’a eu lieu ce premier test avec des passagers. Il s’agit du projet de Virgin Hyperloop. Et c’est la première fois que l’on arrive à catapulter des humains à toute vitesse dans un tube sous vide.

Ils ont atteint quelle vitesse ?

160 km/h seulement. C’est vrai que cela parait peu, comparé 1.200 km/h théoriques de l’hyperloop. Mais la piste ne faisait que 500 mètres de long. S’ils avaient eu plus de place, ils estiment qu’ils auraient pu atteindre les 1.000 km/h, la vitesse d’un avion.

L’objectif était surtout de tester l’impact de l’accélération et du freinage sur des personnes qui n’avaient reçu aucun entrainement particulier. C’est un peu comme au début du chemin de fer : les trains ne dépassaient pas 45 km/h, mais on avait déjà peur de ne pas survivre à de telles vitesses. Là, tout s’est bien passé. Les passagers ne se sont pas désintégrés.

La commercialisation va donc bientôt commencer ?

Non, malheureusement. Il reste énormément de défis techniques à relever. La sécurité par exemple : à plus de 1.000 km/h, on n’a aucun droit à l’erreur. Ensuite, ça marche bien en ligne droite. Mais il faut 900 kilomètres pour tourner à 90°.

Enfin, il y a la question du coût. Aujourd’hui, on parle de 80 à 100 millions d’euros du km. C’est quatre à cinq fois plus qu’une voie ferrée traditionnelle. Donc le TGV semble encore avoir de beaux jours devant lui.