Des scooters électriques que l'on n’a pas besoin de recharger

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L'innovation du jour est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1 - Le 6h30 - 9h
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De l’innovation pour l’après-confinement ce matin. Notamment dans la mobilité. Avec l’arrivée de scooters électriques qu’on n’a pas besoin de recharger.

Je précise, ce n’est pas une nouvelle batterie révolutionnaire. C’est plutôt un service qui simplifie la vie : au lieu de recharger soi-même la batterie (ce qui est loin d’être évident en ville), on va tout simplement l’échanger dans des bornes installées un peu partout dans les commerces de proximité. On arrive avec son scooter. On soulève la selle. On sort la batterie vide. On en remet une pleine et on repart. Les batteries sont assez lourdes : 10 kg. Mais il n’y a rien à payer. Tout est inclus à partir de 130 € par mois : le scooter, l’assurance et les échanges de batteries illimités.

C’est un scooter partagé, que tout le monde peut utiliser ?

Non, c’est de la location longue durée. Donc on est propriétaire du scooter (personne ne laissera ses miasmes dessus). On loue juste la batterie que l’on partage pour bénéficier de recharges illimitées. Le service va être testé dès le mois prochain par ZeWay, une startup française. Il devrait ensuite être lancé officiellement en septembre. D’abord à Paris, puis dans d’autres grandes villes.

Mais est-ce que c’est plus rentable que les scooters électriques en libre-service ?

Ce n’est pas sûr. Je trouve que ça revient même assez cher. On a certes un prix d’appel attractif de 130 € par mois, tout compris : assurance, carburant et scooter. Sauf qu’au bout de trois ans, quand on devient propriétaire, il faut continuer à payer la batterie 85€ par mois. Soit presque la moitié du prix. Tout cela pour un tout petit scooter de 50 cm3.

Mais l’idée des batteries échangeables gagnerait à être développée en ville. Je pense notamment aux vélos électriques qui pourraient, eux aussi, en bénéficier.