Des robots-chirurgiens capables d'opérer seuls dans des blocs opératoires

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© Europe 1
L'innovation du jour est une chronique de l'émission Europe Matin - 5h-7h
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Chaque jour, Anicet Mbida nous fait découvrir une innovation qui pourrait bien changer notre façon de consommer. Ce lundi, il s'attarde sur l'arrivée de nouveaux robots-chirurgiens capables de réaliser des opérations complètes sans être dirigés par un professionnel.

L’innovation du jour, c’est l’automatisation qui arrive dans le bloc opératoire. On commence à voir apparaître des robots qui font des opérations de façon totalement autonome. Sans être assistés par le moindre médecin...

"C’est un changement colossal. Aujourd’hui, les chirurgiens s’appuient déjà sur des robots pour les aider pendant les opérations. Ils leur permettent de vous faire un petit trou dans le ventre et d’y passer des instruments microscopiques, pour ensuite réaliser la chirurgie à travers un écran. Mais c’est toujours la main du médecin qui contrôle et le bras du robot qui exécute. Désormais, il existe des robots capables d’opérer tout seuls. On vous met sur le billard et c’est la machine qui se débrouille.

C’est pour quel type d’opérations ?

Pour le moment, uniquement quelques interventions très précises et assez bénignes, comme pour traiter l’hypertrophie de la prostate. Le robot va passer par le tube urinaire et enlever un petit morceau (Procept Biorobotics). Il y a aussi le Smart Tissue Autonomous Robot (STAR) qui réalise seul l’ensemble des sutures après une opération du colon. Et d’autres, capables de vous faire une prise de sang, de vous poser un cathéter et même de vous faire un test PCR. C’est donc le robot qui vous enfonce le long écouvillon jusqu’au cerveau.

Et s’il y a un bug ?

En principe, cela doit être parfaitement testé. Mais vous avez raison, c’est avant tout, une question de confiance. L’avantage du robot ? On est sûr, qu’à chaque fois, l’opération sera faite de la même façon avec le même niveau de qualité. Donc on gomme les erreurs humaines et les différences entre chirurgiens. Encore faut-il que les patients acceptent de se faire triturer par une machine."