Des navettes électriques autonomes pour traverser les fleuves

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L'innovation du jour est une chronique de l'émission Europe Matin - 5h-7h
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Chaque jour, Anicet Mbida nous fait découvrir une innovation qui pourrait bien changer notre façon de consommer. Ce mardi, il s'intéresse au transport aquatique électrique pour décongestionner les villes. Dans la ville de Trondheim en Norvège, les piétons et les cyclistes vont pouvoir utiliser des petits bateaux autonomes comme s’il s’agissait de ponts temporaires.

L’innovation du jour, c’est le retour des passeurs de rives, mais en version moderne. Puisqu’il s’agit de mini-ferrys électriques autonomes qui permettent de traverser quasiment n’importe où.

Un classique : on veut passer sur l’autre rive. C’est en face, à quelques dizaines de mètres. Pourtant, il faut faire un détour, aller jusqu’à un pont et perdre un temps fou avant d’arriver de l’autre côté.

Dans la ville de Trondheim en Norvège, les piétons et les cyclistes vont pouvoir utiliser des petits bateaux autonomes comme s’il s’agissait de ponts temporaires. Cela va fonctionner comme un ascenseur à plat : on appuie sur un bouton pour appeler le bateau de son côté de la rive. Ensuite, on peut y monter jusqu’à 12 personnes avec des emplacements pour les vélos. Et en une minute, on aura traversé. Alors qu’avant, il aurait fallu un bon quart d’heure pour faire le tour à pied.

Même pour une minute, ce n’est pas forcément rassurant d’être sur un bateau sans pilote.

Au départ, il y aura un batelier. Il ne va pas piloter. Il sera là, juste pour rassurer tout le monde. Comme à l’époque, il y avait des liftiers dans les ascenseurs pour rassurer ceux qui avaient peur d’y monter. Mais ils sont persuadés qu’au bout de quelques mois, les gens finiront par avoir confiance (comme avec les ascenseurs).

C’est une vraie tendance en ce moment puisque l’on cherche à développer le transport aquatique électrique pour décongestionner les villes. Il y a des projets similaires de mini-ferrys autonomes à Amsterdam et à Bangkok. Cela intéresse aussi des villes comme Paris, Lyon ou Strasbourg. Pour plusieurs raisons. Cela revient beaucoup moins cher que de construire de nouveaux ponts. Et surtout, cela favorise la marche à pied et le vélo plutôt que la voiture.