WhatsApp : les Européens se rebiffent contre les nouvelles conditions d’utilisation

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L'éclairage éco est une chronique de l'émission Europe Matin - 7h-9h
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Depuis ce week-end, la dernière mise à jour de WhatsApp prévoit que les données personnelles des utilisateurs seront enregistrées par l'application. Les régulateurs de plusieurs pays n'ont pas confiance. L'autorité de tutelle allemande vient carrément d'interdire à Facebook de traiter les données personnelles récoltées via WhastApp. Nicolas Barré fait le point sur une question d'actualité économique.

C'est un très sérieux bras de fer qui s'engage entre WhatsApp et sa maison mère Facebook d'une part et de nombreux pays qui veulent protéger l'exploitation des données personnelles de leurs citoyens.

Depuis ce week-end, la dernière mise à jour de WhatsApp prévoit que les données personnelles des utilisateurs seront enregistrées par l'application. D'où des craintes sur l'utilisation qui pourrait en être faite de ces données par Facebook. Il y a trois mois, cette mise à jour avait été retardée car elle avait provoqué un tollé. Mais cette fois, WhatsApp et Facebook passent à l'action. Et ils préviennent : si vous refusez, et bien d'ici quelques semaines, vous ne recevrez plus de messages ni d'appels sur WhatsApp.

Facebook se veut rassurant sur le partage de données.

Les régulateurs de plusieurs pays et non des moindres, Royaume-Uni, Italie, Allemagne entre autres, n'ont pas confiance. L'autorité de tutelle allemande vient carrément d'interdire à Facebook de traiter les données personnelles récoltées via WhastApp. Elle critique vertement la mise à jour de WhatsApp : "même après une analyse poussée, les conséquences qu'une acceptation a sur les utilisateurs ne sont pas claires". En fait, ce qui est clair, c'est que si Facebook tient tellement à récupérer vos données personnelles, ce n'est pas pour en faire des cacahuètes, c'est pour en tirer des revenus.

C'est la contrepartie du fait que WhatsApp soit gratuit.

Exactement : Facebook a racheté WhatsApp 19 milliards de dollars en 2014 mais il ne monétise pas ce service. Mieux vaudrait que Facebook soit plus transparent sur ses intentions plutôt que de faire croire que rien ne changera. En attendant, les utilisateurs qui craignent que leurs données ne soient exploitées on ne sait trop comment peuvent se rabattre sur d'autres messageries comme Telegram, Signal, Skred ou encore Citadel, qui offrent des services du même genre. Telegram compte déjà 550 millions d'utilisateurs et il en a recruté 50 millions depuis que WhatsApp a parlé de sa fameuse mise à jour. La concurrence se frotte les mains.