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Raspoutine : âme damnée des Romanov (partie 2)

Au Cœur de l'Histoire

17 septembre 2020

Episode - 00 minutes - Société

Description de l'épisode

Parmi tous les personnages qui ont joué un rôle controversé auprès des souverains, le nom de Raspoutine est l’un des plus mythiques. Il est indissociable de celui de Nicolas II, dernier tsar de Russie, et de son épouse Alexandra. Dans ce nouvel épisode de "Au cœur de l'histoire", produit par Europe 1 Studio, Jean des Cars vous raconte l'assassinat de Raspoutine…


A l'été 1914, l'Allemagne Déclare la guerre à la Russie. Dans ce nouvel épisode de "Au cœur de l'histoire" , produit par Europe 1 Studio, Jean des Cars décrypte l'influence de Raspoutine sur la famille impériale durant cette période troublée. 

Il se passe un mois entre l’attentat de Sarajevo et la déclaration de guerre de l’Allemagne à la Russie, le 1er août 1914. Durant ce moment historique, une fois encore, Raspoutine n’est pas à Saint-Pétersbourg. Il a été poignardé par une femme dans son village de Pokrovskoïe, et il se remet de ses blessures. Malgré ses nombreux ennemis, c’est la première fois qu’il est visé directement par un attentat. Violemment opposé à la guerre, il livre alors une prophétie qu’il envoie au tsar : "Cher ami, je te répéterai une fois encore ce que je t’ai dit : un nuage menaçant s’étend sur la Russie. Malheur ! Souffrances innombrables ! Il fait sombre et on ne voit pas d’éclaircies. Une mer de larmes, mer sans limites. Quant au sang, il n’y a pas de mots, l’horreur est indescriptible ... On veut la guerre mais probablement, on ne comprend pas que c’est la perdition... On vaincra l’Allemagne, mais que deviendra la Russie ? En vérité, il n’y eut jamais, depuis le commencement des siècles, une martyre plus grande. Elle est toute submergée de sang. Sa perdition est complète. Tristesse sans fin. Grigori."

Cette prophétie est troublante. Néanmoins, le peuple russe accepte la guerre. Sur la place du palais d’Hiver, il applaudit avec enthousiasme le tsar lorsqu’il apparaît au balcon. L’anti-germanisme est à son comble. Si le roi George V attend 1917 pour changer le nom de sa dynastie “Saxe-Cobourg-Gotha” en “Windsor”, Nicolas II rebaptise Saint-Pétersbourg, trop germanique, en Petrograd dès le 18 août 1914. 

Mais l’impératrice Alexandra est Allemande. Sa proximité avec Raspoutine, lui-même opposé à la guerre, va la rendre très impopulaire. Le complotisme et les soupçons prospèrent, comme dans toute période troublée. Sans aucune preuve, on accusera la tsarine de connivence avec son pays d’origine.

Les offensives du début de la guerre sont favorables à la Russie, notamment en Poméranie. Guillaume II est obligé de débloquer des troupes du front de l’Ouest vers celui de l’Est. L’offensive russe sauve Paris, qui était menacée depuis la Marne.

Mais très vite, les Russes perdent pied. En réalité, l'Empire n’était pas prêt pour cette guerre. Et elle est terriblement meurtrière. L’approvisionnement des troupes est insuffisant et désorganisé. Comme l’avait prédit Raspoutine, la souffrance russe est immense.

Pendant ce temps, à Petrograd, la tsarine et ses filles aînées se transforment en infirmières ; le Grand Palais de Tsarskoïe Selo devient un hôpital. Dans une ville vidée de ses hommes, Raspoutine, lui, continue ses débauches sans limite... Nicolas II est obligé de le convoquer pour le tancer. Le guérisseur reconnaît ses fautes : elles sont indignes d’un messager de Dieu mais il n’est qu’un pauvre pêcheur. S’il peut soulager les autres, il est incapable de se guérir lui-même, dit-il. Une fois de plus, le tsar et la tsarine le pardonnent.

Nicolas II devient chef des armées 

La guerre tourne mal pour la Russie. Après la grande retraite de 1915, le tsar décide de prendre la tête de ses armées, limogeant son oncle, le très populaire grand-duc Nicolas. Raspoutine considère que c’est une faute. Alexandre Sumpf explique l’attitude du tsar dans le livre qu’il a consacré au starets : "Il en allait du sort de la Nation et du destin de la dynastie - et ce geste apparaît aussi comme le point final, logique, de l’illusion d’une proximité familière, d’une alliance mystique entre le peuple et le tsar. En portant l’uniforme et en vivant la vie militaire sur le front, loin des siens qu’il chérit si fort, Nicolas partage désormais, au moins sur le plan symbolique, le quotidien des treize millions de mobilisés."

Désormais, le tsar vit principalement au grand quartier général de Mogilev. Certes, le petit tsarévitch le rejoindra, parfois pour de longs séjours, portant lui aussi l’uniforme et ravi de cette proximité avec son père et les militaires. Les grandes-duchesses, parfois l’impératrice lorsqu’elle n’est pas trop fatiguée, viendront, elles aussi. Il existe des photos un peu surréalistes où on les voit au milieu des champs, comme s’il s’agissait d’un pique-nique, dans une atmosphère champêtre qui contraste avec la réalité d’une guerre de plus en plus difficile. 

Une hémorragie nasale exige le rapatriement d’Alexis par train à Tsarskoïe Selo, à 800 km de Mogilev. Une fois de plus, la tsarine appelle Raspoutine. Une fois de plus, Raspoutine guérit l’enfant. Alexandra est de plus en plus dépendante du starets. Il va désormais se mêler de la politique de l’Empire... 

En février 1916, la tsarine conseille au tsar, sur la recommandation de Grigori, de nommer au poste de Premier ministre un membre du Conseil d’Empire, Boris Stürmer. Celui-ci est d’origine allemande et sa nomination est reçue comme une provocation. On l’accuse d’être le "valet" de Raspoutine. Rodzianko, le Président de la Douma - autrement dit le Parlement - informe Nicolas II de l’incompétence de Stürmer que les journaux soupçonnent, de plus, de prévarication. 

Les anti-Raspoutine commencent à oser s’exprimer. Elisabeth Feodorovna, sœur de la tsarine, entrée dans les ordres après la mort de son mari le grand-duc Serge, prévient Nicolas II de l’influence calamiteuse de Raspoutine sur la tsarine. Nicolas II, furieux, est obligé de renvoyer Stürmer. A la tribune même de la Douma, le député monarchiste Pourichkévitch s’emporte contre Raspoutine et ses adeptes.

Le grand-duc Nicolas écrit au tsar, son neveu, qui lui a retiré son commandement en chef : "Il n’est pas en ton pouvoir d’écarter de ton épouse bien-aimée, mais égarée, des influences qui s’exercent sur elle. Tu devrais au moins te garder toi-même des interventions systématiques qui se produisent par son intermédiaire."

Bref, en cette fin d’année 1916, l’opinion générale à Petrograd est qu’il faut se débarrasser de Raspoutine. Mais qui va oser s’en charger ?

Le complot du prince Youssoupov 

Le prince Félix Youssoupov est l’héritier de l’une des familles les plus riches de Russie. Il a épousé une nièce du tsar, Irina, la fille de sa sœur Xenia et du grand-duc Alexandre le 22 février 1914. Mais avant cette union, le prince Youssoupov avait une réputation sulfureuse : il adorait se déguiser en femme, paré des bijoux de sa mère. Son mariage, si près de la Couronne, avait mis fin à ses débordements. 

Son seul frère étant mort, il n’est pas mobilisable. Mais cette situation lui est insupportable car tous ses amis de son âge partent pour le front. En 1916, il s’inscrit pour suivre les cours d’une école d’officiers afin de pouvoir s’engager. 

Consterné par l’influence désastreuse de Raspoutine, il juge qu’il est temps d’agir. Il s’en ouvre d’abord à son épouse Irina, qui l’approuve. Puis, il cherche quelques hommes résolus qui l’aideraient dans son projet radical : éliminer Raspoutine. 

Il rencontre le capitaine Soukhotine, blessé de guerre, en traitement à Petrograd, qui est disposé à prêter son concours. Il contacte aussi le grand-duc Dimitri Pavlovitch, cousin du tsar, avec lequel il est très lié. Ce choix est important car Dimitri est l’un des "chouchous" de Nicolas II et d’ Alexandra. 

La plupart du temps, Dimitri est auprès du tsar à Mogilev mais Youssoupov profite de son passage à Petrograd pour lui faire part de son projet. Dimitri l’approuve car il est persuadé que les médicaments envoyés au tsar par Alexandra, sur les conseils de Raspoutine, sont une drogue destinée à paralyser la volonté de Nicolas II. Il est exact que l’apathie du tsar et sa soumission à Raspoutine sont étranges… 

Il y a donc déjà trois conjurés, Youssoupov, Soukhotine et Pavlovitch. Il va s’y ajouter le député Pourichkévitch, celui qui lançait contre Raspoutine les pires diatribes à la Douma, et un médecin, ami du député, le docteur Lazovert. Il ne reste plus à Youssoupov qu’à se rapprocher de Raspoutine, pour le convaincre de venir passer une soirée chez lui… 

Le rocambolesque assassinat de Raspoutine

Le starets se méfie de tout le monde, en particulier des aristocrates. Mais les époux Youssoupov l’intéressent. Il est très intrigué par la personnalité de Félix, ce prince si beau et si élégant. Il rêve aussi de connaître sa femme, la jolie Irina. 

Le prince avait déjà rencontré Raspoutine en 1909, chez une amie. Et celle-ci l’appelle justement pour lui dire que Grigori aimerait beaucoup le revoir. Servi par le hasard, Félix se rend chez l’amie en question et revoit Raspoutine qu’il trouve très changé. Il a grossi, son visage est gonflé. Au lieu de son modeste caftan, il porte maintenant une grande blouse de soie brodée sur un pantalon de velours. 

Au milieu de la soirée, Raspoutine est appelé par téléphone d’urgence à Tsarskoïe Selo. Le lien est renoué et malgré sa répulsion à l’égard du starets, il lui rend visite dans son appartement de la rue Gorokhovaya. Il passe par l’escalier de service car l’entrée principale est surveillée par la police. Malgré ses journées fatigantes de préparation militaire, Félix s’oblige à voir régulièrement celui qu’il a décidé d’assassiner, afin de gagner sa confiance. 

Un soir, il arrive très fatigué chez Raspoutine. Celui-ci propose de le soulager. Il l’installe sur un canapé dans son cabinet de travail. Il se met ensuite à genoux à côté de lui et pose ses deux mains sur son front en murmurant une prière pendant un temps assez long. Félix est, au sens propre, hypnotisé. Il se relève avec difficulté. Il a peur du pouvoir de Raspoutine mais il doit subir cette cure pour se rapprocher encore de lui.

Un soir de décembre 1916, il propose à Grigori de venir passer un moment dans son palais de la Moïka pour rencontrer sa femme Irina. L’opération est risquée car en réalité, Irina n’est pas là : elle est partie en Crimée avec ses parents. Le grand-duc Dimitri et le député Pourichkévitch reviennent du front quelques jours plus tard. La décision est prise d’inviter Raspoutine le soir du 29 décembre. Le starets accepte à condition que Félix vienne le chercher en voiture, lui-même, à son domicile. 

Dans la journée, les conjurés se livrent aux derniers préparatifs de leur complot. Le palais Youssoupov, sur la Moïka, est immense. Le prince et son épouse occupent un appartement du rez-de-chaussée. Félix vient d’aménager de nouvelles pièces de réception au sous-sol. Il y a une grande salle qui doit servir de salle à manger et une autre, plus petite, à laquelle on accède par un escalier tournant à partir du rez-de-chaussée. 

A mi-chemin de cet escalier, une porte donne accès à la cour. Elle est dissimulée par des panneaux de miroirs donc très difficile à déceler si l’on ne connaît pas l’endroit. C’est dans la grande salle à manger du sous-sol que Youssoupov a décidé de recevoir Raspoutine.

L’aménagement vient d’être achevé. Les ouvriers accrochent encore les tapisseries et posent des tapis. Le décor est planté. Le prince demande à son majordome de préparer le thé pour six personnes, d’acheter des gâteaux et de prendre du vin dans la cave. Il lui dit qu’il attend des invités à 23 heures et peut se retirer.

A 11 heures du soir, tout est prêt dans l’appartement du sous-sol, confortablement meublé et éclairé. Le samovar fume sur la table, gâteaux et friandises sont sur des plateaux ainsi que des bouteilles de vin de Crimée. 

Les conjurés se retrouvent. Le docteur Lazovert, muni de gants de caoutchouc, ouvre une boîte contenant des cristaux de cyanure. Il les réduit en poudre, en garnit la partie inférieure des gâteaux et en verse dans les verres.

Il ne reste plus à Félix qu’à aller chercher Raspoutine chez lui, comme convenu. Le docteur Lazovert est travesti en chauffeur. Félix n’en mène pas large, les autres conjurés attendent au palais. lls actionnent un gramophone pour donner l’illusion que la princesse est là, recevant quelques amies.

La soirée sera longue. Raspoutine s’extasie sur la beauté des meubles. Il avale les gâteaux, boit le vin de Crimée puis du Madère, mais rien ne se passe. L’homme devrait être mort ! Youssoupov sort son revolver et lui tire une balle dans le flanc. Le starets s’effondre sur le plancher. Félix remonte chercher ses complices. Quand ils reviennent, Raspoutine est toujours vivant ! Ils lui tirent à nouveau dessus, mais il réussit à s’enfuir par l’escalier en colimaçon. Pourichkévitch tire à nouveau dans la cour : Grigori s’effondre enfin. 

Les conjurés le ficellent dans une grande toile, chargent son corps dans une voiture et le jettent dans un bras de la Néva. 

L’appartement est immédiatement nettoyé mais les coups de feu ont attiré l’attention de la police. Le lendemain matin, elle interroge le prince car Raspoutine n’est pas rentré chez lui. Il a disparu.

Le corps de Raspoutine ne sera retrouvé que trois jours plus tard, une de ses chaussures émergeant de la Néva gelée. La tsarine est anéantie. Très vite, les complices sont identifiés. Pourichkévitch est épargné car il a déjà regagné le front. Le grand duc Dimitri et le prince Youssoupov sont mis aux arrêts. 

La dernière prédiction

La tsarine, hors d’elle, voudrait que les coupables soient jugés. Nicolas II est responsable : Dimitri est un proche parent et Félix est le mari de sa nièce. Un procès public de membres de la famille impériale est impensable. La punition sera l’exil. Dimitri est expédié sur le front du Caucase, ce qui lui permettra d’échapper à la révolution. Quant à Félix, il est assigné à résidence dans son domaine près de Moscou. 

Si l’on en croit l’ambassadeur de France à Petrograd, la mort de Raspoutine provoque la liesse populaire. Des gens mettent des cierges dans la cathédrale Notre-Dame de Kazan, on s’embrasse dans les rues. Le corps de Raspoutine sera inhumé de nuit dans le parc de Tsarskoïe Selo, en présence de toute la famille impériale. 

Avant de partir pour le palais Youssoupov, Raspoutine aurait écrit une lettre dans laquelle il s’adressait au tsar : "Si je suis tué par des hommes du peuple, par mes frères, toi, tsar Nicolas, tu vivras. Tu resteras sur le trône et tes enfants vivront. Si je suis tué par des seigneurs, des aristocrates, mon sang coulera sur toute la Russie. Toi et tes enfants ne vivrez pas plus de deux ans, la Russie basculera et sera vaincue."

Trois mois plus tard, la révolution éclate à Petrograd. Le 3 mars 1917, dans son wagon-salon, Nicolas II abdique. La famille impériale est assignée à résidence à Tsarskoïe Selo jusqu’au 31 juillet 1917. Après, ce sera la Sibérie, Tobolsk puis Ekaterinbourg où, dans la nuit du 17 juillet 1918, la famille impériale sera exécutée par les bolcheviques. Un bain de sang… comme l’avait prédit Raspoutine.

 

Références bibliographiques : 

Prince Félix Youssoupov, Mémoires (V&0 Editions, 1990)

Alexandre Sumpf, Raspoutine (Perrin, 2016)

Eugénie de Grèce, Le Tsarévitch enfant martyr (Perrin, 1990)

Jean des Cars, Nicolas II et Alexandra de Russie, une tragédie impériale (Perrin, 2015)

 

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"Au cœur de l'histoire" est un podcast Europe 1 Studio

Auteur et présentation : Jean des Cars 
Chef de projet : Timothée Magot
Réalisation : Jean-François Bussière
Diffusion et édition : Clémence Olivier
Graphisme : Europe 1 Studio

 

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