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Marie de Roumanie, une icône du peuple roumain

Au Cœur de l'Histoire

10 juin 2020

Episode - 00 minutes - Société

Description de l'épisode

C'est elle qui, il y a cent ans, a permis à la Roumanie d'agrandir son territoire. Son lien avec le Royaume-Uni, la Russie et l'Allemagne, son mariage arrangé, son rôle lors de la Première Guerre mondiale… Dans ce nouvel épisode de "Au cœur de l'histoire", produit par Europe 1 Studio, Jean des Cars dresse le portrait de la petite fille de la reine Victoria : Marie de Roumanie.


Il y a cent ans, le traité de Trianon donnait naissance à la Grande Roumanie. Sans la détermination farouche de l’épouse du roi Ferdinand, la Roumanie aurait pu sombrer. Dans ce nouvel épisode de "Au cœur de l'histoire" , produit par Europe 1 Studio, Jean des Cars vous raconte l’histoire d'une souveraine charismatique, Marie de Roumanie. 

Coiffée d’un bonnet d’astrakan gris, avec une mentonnière de cuir, dans son uniforme de colonel recouvert d’une cape militaire au col de fourrure, la reine Marie descend du train qui la ramène à Bucarest. En ce 1er décembre 1918, le roi Ferdinand et la reine Marie rejoignent leur capitale pour participer au défilé de la Victoire. 

À ce moment, certainement, Marie repense à ces deux années de guerre, d’exil à Iassy, dans le nord de la Roumanie. Deux ans au cours desquels elle n’a jamais vraiment désespéré même si les défaites et les revers diplomatiques se sont accumulés. Et puis, au mois d’août, l’offensive de l’armée d’Orient conduite par le général Franchet d'Espérey a entraîné un renversement complet de la situation. Les défaites des Empires Centraux et de la Bulgarie apportent, enfin, l’espoir de voir naître la Grande Roumanie. 

Sur son uniforme, la reine a fièrement épinglé la Croix de Guerre que l’ambassadeur de France lui a remise quelques jours auparavant, au nom de la France, de la part de Clemenceau. Elle se remémore sans doute les mots de l’Ambassadeur, elle a été "une reine brave, une amie inébranlable, loyale et fidèle, aussi ferme à l’heure du désastre qu’à l’heure du triomphe."

Son cheval, et celui du Roi Ferdinand, son époux, les attendaient à la gare. Le sien est gigantesque et solide, Jumbo qu’elle qualifie elle-même de "véritable citadelle de résistance, imperturbable devant toute provocation" !

Le prince héritier Carol les a précédés, à cheval, en tête de son régiment. Leurs trois filles étaient parties avant eux dans un équipage à quatre chevaux. Le Roi, la Reine, le prince Nicolas, leur deuxième fils et le général français Henri Berthelot, partis les derniers, chevauchent côte à côte. C’est un immense défilé militaire comprenant les troupes françaises, anglaises et roumaines. Rosiori, le régiment de la Reine, est en tête.

Malgré la pluie, tout Bucarest est dehors. C’est une véritable marche triomphale à travers la capitale. Laissons la Reine nous la raconter : "La ville exultait. Il semblait que les maisons et les pavés de la route nous acclamaient avec la foule. Les drapeaux flottaient partout, à chaque fenêtre, au sommet des maisons, aux réverbères, dans les mains de chaque enfant. C’était une mer mouvante, étourdissante de bleu, de jaune et de rouge. Haut perchée sur le dos solide de Jumbo, mon regard passant par-dessus la foule, je pouvais scruter les gens à chaque fenêtre, l’expression de chaque visage, répondre à chaque sourire, être en communion intime avec la joie du peuple." 

Mais qui est donc Marie de Roumanie, cette Reine qui reçoit, ce jour-là, la récompense de son courage et de son obstination ?

La plus belle princesse d'Europe

C’est peu de dire que la princesse Marie de Saxe-Cobourg-Gotha est née "avec une cuillère d'argent dans la bouche". Son ascendance en fait la cousine d’à-peu près toutes les familles régnantes d’Europe. Son père, Alfred, duc d'Édimbourg, est le quatrième enfant de la reine Victoria et son deuxième fils. Il est aussi l’héritier de la principauté de Saxe-Cobourg-Gotha. Sa mère, également prénommée Marie, est la fille unique du tsar Alexandre II de Russie. Elle a cinq frères. Ce qui fait que la petite Marie, née en 1875, au château d’Eastwell dans le Kent, aura un moyen très simple de distinguer ses deux grands-mères : il y a "grand maman reine" (Victoria) et "grand-maman impératrice", épouse d’Alexandre II. 

Elle a un frère aîné, Alfred, elle aura trois sœurs, Victoria-Melita, d’un an sa cadette puis Alexandra, deux ans plus tard et Béatrice, en 1884. Marie est surnommée "Missy". Quant à Victoria-Melita, on l’appelle "Ducky". La blonde et la brune, inséparables confidentes que rien ne séparera jamais.

Maman, fille de tsar, se sent un peu rétrogradée à la cour de Saint-James. Elle est restée profondément orthodoxe, pratiquante, ayant dans chacune de ses maisons une petite chapelle et un chapelain orthodoxe. Elle regrette que ses enfants soient anglicans. Papa est marin, donc souvent absent. Les enfants l’adorent mais c’est maman qui gère toute la maison.

La vie des enfants se partage entre Eastwell à la belle saison et le palais de Clarence House, à Londres. Bien sûr, côté grand-maman reine, il y a des vacances idylliques sur l'île de Wight, à Osborne, dans une maison mise à la disposition de la famille dans le parc de la résidence de Victoria. Il y a aussi en Ecosse, Balmoral l’été et à l’automne. Grand Maman leur offre le manoir voisin de Birkhall. Et puis, de temps en temps, éblouissement : un séjour en Russie, d’abord chez le tsar Alexandre II puis, à partir de 1881, chez Alexandre III. 

Une enfance entre Angleterre, Russie et Allemagne

Marie dépeint très bien le contraste entre la Cour confinée et un peu triste de Victoria et la débauche de fêtes, de plaisirs et de luxe de la cour des tsars à cette période. La réserve britannique contre l’exubérance russe : Marie possède les deux. De 1886 à 1889, leur père est nommé commandant de la Flotte en Méditerranée. Toute la famille vient s’installer à Malte. Une période enchantée pour Marie et ses sœurs. La mer, le soleil, les baignades, la vie libre, la passion des chevaux. Malte ne s’effacera jamais des souvenirs de Marie, comme une échappée au Paradis. Elle aspirera toujours à cette liberté, indispensable pour elle, sinon elle s’étiole. 

Il y a aussi, pour les enfants, les séjours à Cobourg, en Allemagne. Elle y séjourne régulièrement dans un château, Rosenau. C’est un autre paradis d’enfance. La princesse a une triple identité : elle est Anglaise mais aussi Allemande, comme la dynastie de Victoria, et Russe. On fréquente tous les cousins. On se voit sans arrêt aux réunions de familles, aux mariages, aux enterrements. Il y a cousin George (le futur roi George V), cousin Nicky (le futur tsar Nicolas II) et cousin Guillaume (le kaiser Guillaume II).

Marie a donc été élevée dans trois civilisations, la britannique, la germanique et la russe. Ce ne sera pas facile à gérer quand éclatera la Première Guerre mondiale. Néanmoins, Marie se sent profondément anglaise. Cela comptera dans ses choix futurs. Il faut aussi dire que Missy est très belle et très séduisante. Elle a 16 ans et il va falloir songer à la marier.

Un mariage arrangé

C’est l’empereur Guillaume II qui va décider du sort de Marie, en 1891. C’est lui qui organise la première rencontre dans un château près de Cassel entre la princesse, âgée de 16 ans, et l’héritier du trône de Roumanie, Ferdinand de Hohenzollern-Sigmaringen. Il importe de marier rapidement Ferdinand car une tempête vient de secouer la famille royale de Roumanie. Le roi Carol 1er était monté sur le trône en 1866. Il était un prince de la branche aînée et catholique des Hohenzollern-Sigmaringen, cousin des Hohenzollern protestants de Prusse. Marié à la fantasque Elisabeth de Wied, poétesse sous le pseudonyme de Carmen Sylva, il n’avait pu avoir d’héritier. 

Ferdinand, d’un naturel timide et renfermé est totalement sous la coupe de son oncle Carol. Il s’ennuie beaucoup à Bucarest. Carmen Sylva lui présente une de ses dames d’honneur, Hélène Vacaresco. Il en tombe amoureux et veut l’épouser. Scandale à la Cour ! Ce mariage inégal est impossible. Hélène Vacaresco est bannie. Pire encore : la Reine, qui a soutenu l’idylle, est elle-même envoyée en exil, dans sa famille en Allemagne pour deux ans ! Le roi Carol est un véritable tyran. 

Quant au pauvre Ferdinand, il faut le marier d’urgence à une princesse digne de lui. C’est là que Guillaume II intervient. Avec la complicité de la mère de la princesse, il organise la rencontre des deux jeunes gens. Il n’est pas fâché de contrarier sa grand-mère la reine Victoria qui voulait unir Marie au duc d’York, le futur George V.

Le père de Marie, le duc d’Edimbourg, est fou furieux : il n’avait pas été mis au courant. Mais quand les fiançailles sont annoncées, il ne peut que s’incliner. Dire que Marie et Ferdinand sont amoureux l’un de l’autre serait excessif. Néanmoins, ils le croient ou font semblant de le croire. Ce mariage princier est un mariage de raison. Marie ne sera pas reine d’Angleterre mais reine de Roumanie et elle s’en accomodera.

Le mariage a lieu en janvier 1893 au château de Sigmaringen, en présence de l’empereur Guillaume II. La mariée a 17 ans, Ferdinand en a 27. La cérémonie est fastueuse. Bals et réceptions se succèdent. La mariée est comblée par sa mère : une somptueuse garde-robe et d’extraordinaires bijoux Romanov. De quoi éblouir une petite jeune fille manipulée et néanmoins grisée par son nouveau statut de princesse héritière.

Des moments difficiles

Carol 1er est enchanté. Par sa naissance, Marie apporte un prestige dynastique à la récente monarchie roumaine, en manque de considération. La jeune mariée va néanmoins connaître des moments difficiles. L’arrivée à Bucarest, petite capitale qu’on ne saurait comparer à Londres, Berlin ou Saint-Pétersbourg. Un palais sinistre, une grossesse immédiate. Elle accouche de son premier enfant, Carol, le 15 octobre 1893, neuf mois après son mariage. Ferdinand et Marie auront six enfants. Carol, l’héritier et futur Carol II, Elisabeth future reine de Grèce l’année suivante, Marie, future reine de Yougoslavie en 1900, Nicolas en 1903, Hélène en 1909 et le dernier, le petit Mircea, en 1913 qui ne vivra que trois ans.

Le couple princier est totalement sous la coupe du roi Carol 1er qui gère leur existence. Le retour d’exil de la reine au pseudonyme de Carmen Sylva n’arrangera rien. Cette femme est meurtrie par l’impossibilité d’avoir des enfants. Elle est jalouse, sans doute malgré elle, car elle est plutôt bienveillante et généreuse, de Marie, plus titrée qu’elle, jeune, belle et mère comblée. Celle-ci supporte mal le poids du couple royal sur sa vie. Elle les appelle "l’oncle" et "la tante "! Parfois, la tante est surnommée le "Grand Inquisiteur." C’est tout dire !

Les visites régulières de sa famille, notamment de sa mère et de sa sœur adorée Ducky, la réconfortent. Elle reprend goût à la vie, commence à d’intéresser à la Roumanie et à ses habitants, à se passionner pour l’histoire du pays. Elle séjourne dans les Carpathes, au château de Peles, construit par le roi Carol 1er, au cœur d'une nature magnifique.

Mais Marie va être aussi très critiquée pour sa frivolité, son goût pour la mode, les bijoux, les bals, les réceptions. Elle aime plaire et séduire. On cancane beaucoup à Bucarest. On la soupçonne d’une liaison avec le beau prince Stirbey. Marie n’en a cure. Elle finit par apprivoiser le roi. Il lui reconnaît certaines qualités et la reine aussi. Comme Carmen Sylva, Marie va écrire et peindre. Elle se spécialise dans les enluminures pour lesquelles elle a un talent certain.

Les relations avec son mari sont, finalement, plutôt harmonieuses. Il a besoin d’elle, de sa chaleur, de son énergie. Marie l’aide à surmonter ses frustrations de prince héritier sans pouvoir et totalement sous la coupe de Carol 1er. Mais il va falloir des évènements graves pour que Marie, séduisante princesse héritière, se transforme en icône du peuple roumain.

Marie se révèle lors de la Deuxième guerre balkanique 

Avant le conflit de 1914, les Balkans avaient été secoués par deux conflits qu’on appelle les Guerres balkaniques. La première opposait les Serbes, les Grecs, les Bulgares et les Monténégrins aux Turcs. La Roumanie n’y participait pas. L’Empire Ottoman avait été battu. La deuxième guerre opposait les Grecs, les Serbes et les Monténégrins à la Bulgarie. Cette-fois, la Roumanie s’engagea tardivement contre la Bulgarie. L’armée roumaine entre dans Sofia, capitale de la Bulgarie, où le roi Ferdinand demande la paix le 12 juillet 1913. 

Les troupes roumaines n’avaient pas eu à se battre en Bulgarie mais elles avaient été victimes d’un autre fléau, le choléra. La princesse héritière décide de le combattre. Avec quelques amies, elle organise des hôpitaux pour soigner les malades et les blessés. Les femmes n’ont pas le droit de traverser le Danube pour entre en Bulgarie. Mais rien n’arrête la princesse Marie ! Elle franchit le fleuve sans autorisation et réalise l’horreur de la situation. Elle demande au roi Ferdinand de lui permettre de prendre en charge un camp de cholériques à Zimnicea, un des points principaux sur le chemin du retour des Roumains.

Elle se dévoue jour et nuit dans des conditions difficiles pour organiser et gérer ce camp. Elle isole les malades pour éviter la contagion. Aidée par des religieuses et des amies, elle réconforte les malades dans des conditions terribles, manquant de tout, même de nourriture. Comme toutes les épidémies, celle-ci disparaît. Le jour de la fermeture du camp, Marie et son époux participent à un Te Deum d’actions de grâce pour la fin de l’épouvantable fléau. La princesse héritière avait gagné un statut de femme d’action. Elle dit elle-même qu’ayant déjà six enfants, elle estimait son principal devoir accompli. Désormais, elle allait se consacrer à la Roumanie. Une autre catastrophe allait lui permettre de déployer tous ses talents...

La guerre mondiale et le triomphe de Marie 

L’assassinat, à Sarajevo le 28 juin 1914, de l’archiduc héritier d'Autriche-Hongrie et de son épouse puis le déclenchement, un mois plus tard, de la Première Guerre mondiale, mettent la monarchie roumaine à rude épreuve. Carol 1er souhaite combattre aux côtés de l’Allemagne, sa patrie d’origine. Mais la majorité du peuple roumain, totalement francophile, veut rejoindre le camp des Français et des Britanniques. Rappelons que c’est à Napoléon III que la Roumanie doit son existence. Les Roumains aiment la France, sa langue et sa culture. Ils n’imaginent pas de la trahir...

À Bucarest, il y a des manifestations contre le Roi. La foule chante la marseillaise et agite des drapeaux français. Carol 1er songe à abdiquer. Une seule personne dans la famille a compris l’enjeu de ce bras de fer, c’est Marie, dont le coeur penche vers la Grande-Bretagne et la France. Afin de ménager le vieux roi atteint d’un cancer, le conseil de la Couronne décide de la neutralité de la Roumanie. Carol 1er meurt le 11 octobre 1914. Ferdinand monte sur le trône et Marie est reine de Roumanie.

Elle va devoir convaincre son mari, Ferdinand, de mettre fin à la neutralité roumaine. Les diverses grandes puissances multiplient les surenchères auprès du nouveau souverain. Ce sont les Alliés France-Grande-Bretagne et Russie qui vont l’emporter en acceptant les revendications territoriales de la Roumanie.

Le royaume entre en guerre aux côtés des Alliés en juillet 1916. Un nouveau front est ouvert en Europe orientale, bien nécessaire à la France pour soulager le front de Verdun. Le 28 août 1916, jour de la Sainte-Marie, fête de la Reine, les armées roumaines pénètrent en Transylvanie, alors en territoire hongrois. 

Aux premières victoires succèdent d’épouvantables défaites. Ferdinand et Marie ont la douleur de perdre leur dernier né, le petit prince Mircea, le 20 octobre 1916, emporté par la typhoïde. Marie aura à peine le temps d’enterrer son fils avant de partir pour le nord du pays : Bucarest est menacé par les Allemands. Les deux années suivantes vont se passer dans le nord. Le France envoie 2.000 officiers chargés d’encadrer l’armée roumaine sous les ordres du général Henri Berthelot.

La révolution russe est une catastrophe. La Roumanie perd un allié à ses frontières. En mai 1918, contre la volonté de la reine Marie qui préconise la résistance, un traité est signé par le gouvernement roumain avec les Empires Centraux. Les liens avec les Alliés sont rompus. Marie obtient de son époux qu’il ne signe pas ce traité infamant. Pour elle, la résistance continue. Elle a raison : le général Franchet d’Esperey, à la tête de l’Armée d’Orient, lance une offensive victorieuse en septembre 1918.

La capitulation de la Bulgarie et des Empires Centraux va suivre. La Roumanie est dans le camp des vainqueurs grâce à la reine Marie. Comme je vous l’ai raconté au début de ce récit, le couple royal regagne Bucarest.

Une reine puissante et influente à Versailles 

Marie, il faut le souligner, est la seule représentante d’une monarchie présente à Versailles, lors des négociations de paix. De Clemenceau, impressionné, elle obtient un agrandissement considérable du territoire roumain. Son prestige est immense. Le couple royal sera enfin couronné le 5 octobre 1922. C’est le triomphe de la reine Marie. 

Hélas, le comportement du prince héritier qui abandonne son épouse, née princesse de Grèce, et leur fils Michel pour sa maîtresse Magda Lupescu, contraint les souverains à l’exiler. A la mort de Ferdinand en 1927, c’est son fils, le petit Michel, âgé de 6 ans, qui est proclamé roi. Marie est dans le conseil de Régence. Le retour inopiné en juin 1930 de Carol l’exilé, pour récupérer son trône sous le nom de Carol II, signe la fin de l’influence de la reine Marie. Soumise à des vexations et à une surveillance permanente, elle assistera aux dérives fascisantes de son fils. Elle s’éteindra tristement à Sinaïa, en 1938.

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"Au cœur de l'histoire" est un podcast Europe 1 Studio

Auteur et présentation : Jean des Cars 

Cheffe de projet : Adèle Ponticelli

Réalisation : Laurent Sirguy et Guillaume Vasseau

Diffusion et édition : Clémence Olivier

Graphisme : Europe 1 Studio

Bibliographie : Marie, reine de Roumanie Histoire de ma vie (Première édition française Plon, 1938. Réédition Lacurne, Paris, 2014). Jean des Cars, Le Sceptre et le Sang, Rois et Reines dans la tourmente des deux Guerres Mondiales (Perrin,2014). Guy Gauthier, Les Aigles et les Lions, histoire des monarchies balkaniques (France-Empire, 1996).

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