Publicité
Publicité

Les secrets de la table des Orsini (partie 1)

Au Cœur de l'Histoire

12 avril 2021

Episode - 00 minutes - Société

Description de l'épisode

Au début du XVIIe siècle, le second duc de Bracciano commande une somptueuse table en marbre blanc : la table des Orsini. Dans ce nouvel épisode du podcast Europe 1 Studio "Au cœur de l’Histoire", Jean des Cars ​vous raconte l’histoire de ce chef d'œuvre, véritable symbole de la diplomatie Franco-Italienne. 


En 1571, la République de Venise remporte la bataille de Lépante contre l’empire Ottoman, le premier duc de Bracciano est au cœur des combats. Trente et un ans plus tard, le duc Virginio Orisni fait faire un meuble dont les décors font référence à cette victoire. Dans ce nouvel épisode du podcast Europe 1 Studio "Au cœur de l'histoire" , Jean des Cars livre les secrets de la table des Orsini. 

En 1602, le second duc de Bracciano, Virginio Orsini, commande aux ateliers de Romolo del Tadda à Florence une magnifique table de marbre blanc incrustée de pierres dures, les fameuses pietra dura florentines. Le décor et les dessins de la table ont pour but de rappeler la bravoure du premier duc de Bracciano, Paolo Giordano Orsini, le père de Virginio, à la bataille de Lépante en 1571. Mais quels étaient les enjeux de cette fameuse bataille et pourquoi Virginio est-il si impliqué dans cette mémoire ?

La bataille de Lépante : un affrontement Occident-Orient 

En cette deuxième moitié du XVIème siècle, une partie du monde occidental s’inquiète de la poussée ottomane tant sur terre qu’en Méditerranée. Venise, tout en commerçant avec Constantinople, commence à se sentir menacée. Le Pape partage ce sentiment, l’Espagne de Philippe II aussi. Sur les rives du Bosphore, un nouveau Sultan est monté sur le trône en 1566. Il s’appelle Selim. Son grand-père, Selim le Terrible, a conquis la Syrie, la Palestine, l’Egypte, et a imposé son autorité sur La Mecque, devenant le chef spirituel de tous les musulmans sunnites. Son père, Suleyman, que nous appelons Soliman le Magnifique, s’est approprié la Croatie et la Hongrie. Il a pénétré dans les Balkans, et conquis jusqu’aux terres vénitiennes. Il a arraché Bagdad et la Mésopotamie au Shah de Perse, occupé le Yémen et chassé les Espagnols de toutes leurs garnisons d’Afrique du Nord. Soliman s’est considéré comme l’héritier des empereurs romains, datant tous ses édits depuis leur capitale Constantinople, devenue la sienne. 

Avec un grand-père et un père aussi conquérants, le sultan Sélim ne pouvait que poursuivre l’expansion de l’Empire et le renforcement de la foi islamique. Son premier geste de Sultan semble le prouver : il convoque Sinan, l’architecte de son père qui a construit la Süleymaniye, c'est-à-dire la mosquée de Soliman, la plus belle de Constantinople. Il demande à cet homme âgé de plus de 70 ans, d’en construire une encore plus belle à Andrinople, sa ville favorite. Cette mosquée est considérée comme le chef d'œuvre de Sinan. Le geste de Sélim était clair, il voulait rassurer son peuple. Pourtant, lui-même n’était pas très sûr d’être à la hauteur de la situation. Il refusait de donner audience sur le trône où siégeait son père, il siégeait dans une autre salle superbe un peu plus bas dans le palais, sur une chaise tapissée de soie, d’or et de pierres précieuses car il disait ne pas être digne de s’asseoir là où s’asseyait son père. 

Les ragots des diplomates vénitiens se sont alors déchaînés contre lui. Il était gros mangeur et buveur, gras à cause de l’excès de nourriture et l’absence d’exercices physiques. Ils n’observait pas la religion puisqu’ils buvait du vin qu’il accompagnait de charcuterie et de langoustes, denrées interdites par le Coran. Les Occidentaux se persuadaient que le nouveau Sultan était un ivrogne et un bon à rien ! Cela les rassurait. Mais le Sultan n’était pas tout seul. Il gouvernait avec cinq vizirs, produits d’un système que, dans l’Empire Ottoman, on appelait "la récolte". 

Tous les quatre ou cinq ans, les officiers des janissaires, un ordre militaire très puissant composé d'esclaves d'origine européenne, visitaient les villages chrétiens des provinces balkaniques de l’Empire. Ils choisissaient les enfants les plus prometteurs et les emmenaient à Constantinople. On prélevait, en moyenne, un garçon toutes les quarante familles. Sitôt arrivés à Constantinople, ils étaient circoncis et convertis à l’Islam. Après un apprentissage, ils devenaient à leur tour janissaires et les plus doués entraient directement au palais de Topkapi pour servir le Sultan sous son contrôle. A l’âge adulte, ils devenaient hauts fonctionnaires ou commandants militaires de l’Empire. Les cinq vizirs de Sélim étaient tous issus de cette "récolte". Le premier, Méhémet Pacha, le grand vizir, était un Serbe de Bosnie, le deuxième Perteu Pacha, était Albanais et ministre. Le troisième, Piali Pacha, autre ministre, était Hongrois de naissance. Le quatrième, Ahmet Pacha, un Bosniaque de très basse extraction, avait été un favori, peut-être l’amant du Pacha et il était toujours son compagnon de beuveries préféré. Le cinquième, Lala Mustapha Pacha, Bosniaque, était le trésorier de Sélim. C’est avec ces cinq hommes que Sélim envisageait la prochaine guerre ottomane contre Venise avec l’intention de s’emparer de Chypre, île grecque colonisée par les Vénitiens.

Vous voulez écouter les autres épisodes de ce podcast ?

>> Retrouvez-les sur notre site Europe1.fr et sur Apple PodcastsGoogle podcasts, Deezer, SpotifyDailymotion et YouTube , ou vos plateformes habituelles d’écoute.

>> Retrouvez ici le mode d'emploi pour écouter tous les podcasts d'Europe 1

 

Les diplomates vénitiens à Constantinople ont, bien sûr, des espions très bien informés. Ils apprennent les projets du Sultan de s’emparer de Chypre. Ils savent qu’il est en train d’armer une flotte dans ce but. Aussitôt informé, le pape Pie V décrète qu’il est temps de réaliser un projet auquel il rêvait depuis longtemps. Les Puissances chrétiennes s’uniraient pour affronter les Infidèles sur mer avec des forces écrasantes et mettraient fin une fois pour toutes à la menace pesant sur la Chrétienté. Mais il ne va pas être simple de mettre d’accord les membres de l’Alliance chrétienne, la Santa Lega. Les relations entre Venise et l’Espagne étaient exécrables. Or, la flotte chrétienne comprendra des navires espagnols, vénitiens, pontificaux, maltais, génois et d’autres principautés d’Italie. Il convient de préciser que la France de Charles IX n’en fait pas partie. En effet, le roi François 1er avait contracté une alliance avec Soliman le Magnifique. Il était, avec le Doge de Venise, le seul souverain chrétien ayant un ambassadeur à Constantinople. C’était toujours le cas en 1570-1571 et lorsque le sultan Sélim va débarquer à Chypre, il écrira à Charles IX pour l’en prévenir : pour lui, c’était un allié. 

Donc, pas de Français dans la Santa Lega mais une armada hétéroclite à forte dominante vénitienne bien que sous la direction d’un Espagnol, don Juan d’Autriche. Celui-ci est un fils illégitime de Charles-Quint né en 1547 à Ratisbonne. Sa mère est Barbara Blomberg, fille d'un riche négociant de cette ville. Il est d’abord élevé, sans connaître ses origines, par des gens simples, à proximité de Madrid avant d’être admis comme page à la Cour de Charles-Quint. En 1559, Philippe II le reconnaît comme étant son demi-frère. Don Juan se lance alors dans une carrière militaire brillante et fait très vite la preuve de ses grandes capacités. En 1566, son demi-frère le nomme commandant en chef de la flotte de la Méditerranée. Quatre ans plus tard, il dirige les opérations contre les pirates et une révolte des Morisques à Grenade. C’est lui que Philippe II désignera, en accord avec le Pape, pour commander l’armada chrétienne. 

Don Juan d’Autriche atteint Messine le 23 août 1571. C’est là que toute sa flotte se regroupe. Le 26 septembre, les coalisés arrivent à Corfou. Don Juan dispose de 208 galères dont 109 sont vénitiennes, 26.000 fantassins, 6 galéasses, plus grandes que les galères et 24 autres bateaux. Plusieurs Orsini vont participer à cette fameuse bataille. Orazio Orsini qui commande le navire de tête de la flotte papale et Virginio mourront tous les deux de coups d’arquebuses. Paolo Giordano Orsini, le premier duc de Bracciano, est à bord du navire amiral des Lomellini, des Toscans. Il sera au cœur des combats. L’affrontement entre la flotte ottomane et la flotte chrétienne va se dérouler dans le golfe de Patras, un peu à l’ouest de Lépante et au large de Missolonghi. 

La force ottomane est plus importante : elle comporte 300 navires. L’affrontement a lieu le 7 octobre 1571. Les Turcs avancent très vite avant que la flotte chrétienne ne soit réellement en ordre de bataille. Mais le vent retombe brutalement. Les Ottomans sont contraints de baisser leurs voiles et d’avancer à la rame laissant à don Juan d’Autriche le temps de parfaire la formation de sa flotte. La galère royale, celle de Colonna dans la flotte papale, voit arriver sur elle la galère du Kapudan Pacha, chef des opérations ottomanes, avant qu’il n’éperonne celle de don Juan d’Autriche. Les deux chefs sont face à face. La galère de l’amiral Ali Pacha est vite dans une position défavorable. L’engagement va durer longtemps, mais la résistance ottomane finit par céder. Ali Pacha va mourir en combattant. Sa tête est coupée et hissée sur une pique pour que tous les Ottomans puissent la voir et en soient démoralisés. 

Don Juan, qui se trouve à l’arrière du navire, l’épée à la main, est aussitôt prévenu que la galère ennemie est prise. Il donne l’ordre de crier "Victoire !". Aussitôt, ce cri se propage sur toutes les galères alentour. Tous les navires amiraux chrétiens sont concentrés là, celle du prince de Parme, du prince d’Urbino et des Lomellini avec Paolo Giordano Orsini. Une immense mêlée s'ensuit. Les galères ottomanes sont vaincues. Après le combat, le pillage va commencer. L’historien Alessandro Barbero nous décrit la fin de la bataille :"Lorsque le soleil se couche, les flammes qui consument les débris des dernières galères turques embrasent l’horizon. Les chrétiens continuent à poursuivre les derniers vaisseaux qui ne s’étaient pas encore rendus au milieu d’une mer parsemée de vêtements, de turbans, de carquois, de flèches, d’arcs, de tambours, de timbales, de rames, de tables, de caisses, de valises, et par-dessus tout, de corps humains."

Parmi les combattants espagnols blessés, se trouve Cervantès. Le futur auteur de "Don Quichotte" y perd l’usage d’une main. Seule la nuit mettra fin aux massacres. La bataille de Lépante est incontestablement une immense victoire de la flotte chrétienne sur une flotte ottomane finalement peu motivée et mal préparée. Mais les Vénitiens ne profiteront pas de ce succès puisqu’à la fin de la guerre, le Sultan restera maître de Chypre, contrôlant ainsi la Méditerranée orientale et les dernières bases espagnoles au Maghreb.

Les véritables bénéfices de la victoire

Après la victoire, le butin va être réparti entre les divers vainqueurs. Dans les galères prises, on a trouvé une grande quantité d’or et d’argent, des canons, des pièces d’artillerie et plus de 3.486 esclaves. Par chance, près de la moitié du butin est déjà aux mains des Espagnols et l’autre moitié à celles des Vénitiens et des sujets du Pape. Aussi n’y aura-t-il que quelques ajustements à faire pour achever le partage. C’est Don Juan qui en prend la plus grande part au détriment d’autres princes. Leur rancœur subsistera. Le prince Caracciolo dira : "On répartit le butin avec une grande subtilité, plus selon des pratiques de boutiquiers que de princes". 

Paolo Giordano Orsini eut droit, comme les autres, à sa part du pillage. Il avait capturé le "Cadi Papasso", le juge de paix de la Flotte Ottomane, extrêmement érudit et parlant plusieurs langues. Orsini le ramène à Rome où son prisonnier a un énorme succès. Orsini finit par l’offrir au cardinal de Médicis lequel, à son tour, pensera l’offrir au Pape. Si la victoire de Lépante n’a pas eu des bénéfices territoriaux puisque Chypre reste aux mains de Ottomans, elle a eu un énorme impact psychologique : elle a prouvé que les Ottomans ne sont pas invincibles. L'événement a un immense retentissement dans le monde chrétien.

Le fils de Paolo Giordano, un des héros de Lépante, Virginio Orsini, va continuer lui aussi quelques années plus tard, à lutter contre l’Empire Ottoman, mais sur terre cette-fois, lors de la longue guerre de 1593 à 1606. En 1594, à la tête d’une cavalerie de 400 hommes, Virginio commande le premier contingent du Pape participant à une campagne contre les Turcs en Hongrie. Il intervient dans la reprise de la ville de Györ, au nord de la Hongrie. C’est au retour de cette expédition qu’il va commander en 1602, comme je vous l'ai dit au début de ce récit, la table en pietra dura qui célèbre, en réalité, non seulement son père à Lépante, mais aussi lui-même en Hongrie, tous deux vainqueurs des Ottomans.

La table des Orsini

Virginio Orsini a donc commandé aux ateliers Romolo del Tadda de Florence une table en pietra dura, à la gloire des Orsini. Le résultat est un véritable chef d’oeuvre. Elle est de grandes dimensions : 2 mètres 64 sur 1 mètre 37. Elle est en marbre blanc de Carrare mais pas d’un blanc éclatant. Il est de qualité "ordinario", en français ce mot se traduit par "veiné". C’est volontaire. Ce marbre évoque à merveille un ciel non pas bleu mais parsemé de nuages, dans des nuances blanchâtres sur lesquelles les papillons et les oiseaux virevoltants, qui décorent la table, vont se détacher d’une façon idéale. Un large motif central se déploie sur la longueur. Il a la forme d’un grand vase et dans ce vase, un bouquet de fleurs est cerclé de la couronne ducale des Bracciano. 

La couronne, instrument du pouvoir par excellence, confirme que ce motif est à la fois symbolique et naturaliste. De ce vase, au-dessus de la couronne, sort un iris florentin encadré de boutons d’or et de branches de jacinthes bleues. Le bleu des jacinthes est en lapis lazuli d’Afghanistan, comme tous les bleus de cette table magnifique. De part et d’autre de la couronne, des roses de France, rouges, à cinq pétales, qui figurent sur les armoiries des Orsini. Le rouge est une incrustation de corail de la Méditerranée. Tout autour de ce vase, volètent des papillons et des oiseaux qui tiennent dans leurs becs des fleurs ou des fruits. Certains d’entre eux portent un rameau d’olivier. Il symbolise la paix après la victoire. Les feuilles d’olivier sont des incrustations de jaspe. 

Aux quatre coins du plateau central, quatre magnifiques bouquets de lys et de roses, des tulipes, des bleuets et d’autres fleurs encore jaillissent de quatre vases bleus, également en lapis lazuli. Ils sont placés aux quatre coins de la frise qui entoure le rectangle central. Quatre trophées de guerre décorent cette frise sur la longueur, deux de chaque côté. Ils vantent les exploits guerriers des Orsini, représentant des drapeaux pris aux Ottomans ; leurs croissants de Lune sont des incrustations de nacre. Toujours dans la frise, au milieu des deux longueurs et des deux largeurs, les quatre éléments symbolisent l’équilibre des Orsini : un dauphin pour l’eau, une salamandre pour le feu, un serpent pour la Terre et un caméléon pour l’air. L’ensemble est très beau. Le bleu des lapis lazuli rythme chacun des décors ainsi que le rouge corail pour les tulipes, les cerises, les roses et les ailes de papillons.

On ne sait pas quel a été le piètement de la table lorsqu’elle a été remise aux Orsini. On l’a changé plus tard. Il a été modifié en 1657. Ce sont deux dauphins de bronze symbolisant sans doute la mer sur laquelle s’est déroulée la bataille de Lépante qui soutiennent le plateau de marbre blanc. Mais la table des Orsini va bientôt avoir un nouveau destin. Elle va devenir un cadeau diplomatique.

Ressources bibliographiques : 

François Farges (Direction Scientifique), Pierres Précieuses, catalogue de l’ exposition (Van Cleef & Arpels – Flammarion, 2020)

Alessandro Barbero, La bataille des trois empires, Lépante, 1571 (Traduit de l’ italien par Patricia Farazzi et Michel Valensi, collection Champs, Flammarion, 2014)

Diane Ribardière, La princesse des Ursins, Dame de fer et de velours (Perrin, 1988 et 1998) 

 

"Au cœur de l’Histoire" est un podcast Europe 1 Studio

Auteur et présentation : Jean des Cars
Production : Timothée Magot
Réalisation : Jean-François Bussière 
Diffusion et édition : Clémence Olivier et Salomé Journo 
Graphisme : Karelle Villais

Cet épisode a été réalisé en partenariat avec le Muséum national d’Histoire naturelle à l’occasion de l'exposition "Pierres Précieuses" que vous pourrez découvrir à Paris dès que les musées rouvriront leurs portes.

 

Animateurs associés
  • Les procès d'animaux au Moyen-Âge

    Les procès d'animaux au Moyen-Âge

    Stéphane Bern

    Stéphane Bern raconte de drôles de procès qui ont eu lieu au Moyen Âge, mettant en accusation des veaux, des vaches, des chevaux et surtout des… cochons ! Oui, des animaux qui ont dû répondre de leurs actes, malveillants forcément… Ces procès étaient-ils fréquents ? Leur prêtait-on une conscience morale ? Comment le statut juridique des animaux a-t-il évolué ? Pour en parler, Stéphane Bern reçoit Benjamin Daboval, vétérinaire, auteur d'une thèse sur "Les animaux dans les procès du Moyen Âge à nos jours". (rediffusion)

      Audio -   12 janvier 2026  - 36 min

      Audio -   12 janvier 2026  - 36 min

  • Hors-série : Les 200 ans du Figaro

    Hors-série : Les 200 ans du Figaro

    Olivier de Lagarde

    Il s'agit d'un fait rare dans le monde de la presse : un bi-centenaire. Fondé le 15 janvier 1826, Le Figaro célèbre cette année ses 200 ans ! A l'occasion de cet anniversaire historique, Le Figaro s'expose à Paris sous la nef du Grand Palais du 14 au 16 janvier 2026 (inscription sur le site du Figaro). Dans cet épisode inédit, découvrez l'histoire du plus ancien quotidien français, les évènements qui l'ont marqué ainsi que les grands noms qui y ont contribué. Pour en parler, Olivier de Lagarde reçoit quatre confrères du journal : Guillaume Perrault, rédacteur en chef des pages Histoire du Figaro et co-commissaire de l'exposition "1862-2026 Le Figaro : 200 ans de liberté" ; Claire Blandin, professeure à l'Université Sorbonne Paris-Nord, spécialiste de l'histoire des médias et co-commissaire de l'exposition ; Isabelle Schmitz, directrice adjointe des hors-séries du Figaro et du Figaro Histoire, coordinatrice du numéro spécial anniversaire ; et Etienne de Montety, directeur du Figaro Littérature et auteur de l'ouvrage Le Figaro, 200 ans de liberté (La Martinière).

      Audio -   12 janvier 2026  - 63 min

      Audio -   12 janvier 2026  - 63 min

  • Qui était vraiment Antonin Carême ?

    Qui était vraiment Antonin Carême ?

    Virginie Girod

    Virginie Girod vous propose de redécouvrir la véritable histoire de l'alliance entre le chef Carême et le diplomate Talleyrand. En 1814, s'ouvre le congrès de Vienne, réunissant les grandes puissances européennes pour réorganiser l'Europe après la chute de Napoléon Ier. Parmi les nombreux plénipotentiaires affluant dans la capitale des Habsbourg, se trouve Charles Maurice de Talleyrand Périgord (1754-1838), représentant de la France. Dans ses valises, il emmène Antonin Carême (1783-1833), le plus grand cuisinier de son temps. Sollicité par de nombreuses têtes couronnés, ce dernier fut surnommé "le roi des chef et le chef des rois". (rediffusion)

      Audio -   12 janvier 2026  - 17 min

      Audio -   12 janvier 2026  - 17 min

  • L'Eglise au milieu du village - La chapelle Matisse de Vence

    L'Eglise au milieu du village - La chapelle Matisse de Vence

    Europe 1

    Chaque dimanche, Gavin's Clemente Ruiz explore la richesse des églises de France, en révélant leur histoire, leur singularité, ainsi que les activités culturelles et spirituelles qui les animent. Dans ce nouvel épisode de “L’Eglise au milieu du village”, direction Vence dans les Alpes-Maritimes, pour découvrir la chapelle Matisse, conçue par le peintre lui-même.

      Audio -   11 janvier 2026  - 05 min

      Audio -   11 janvier 2026  - 05 min

  • L'enfant du Temple était-il vraiment Louis XVII ? [2/2]

    L'enfant du Temple était-il vraiment Louis XVII ? [2/2]

    Jean des Cars

    A peine le corps du jeune Louis XVII est-il jeté dans la fosse commune qu’on signale sa présence dans plusieurs régions de France. Plusieurs jeunes hommes, dont certains particulièrement convaincants, se font passer pour Louis XVII… Seul l’ADN permettra de résoudre l’énigme de sa mort. Dans la seconde partie de son récit, Jean des Cars ​raconte comment les faussaires se faisant passer pour le petit monarque ont été discrédités. (rediffusion)

      Audio -   11 janvier 2026  - 16 min

      Audio -   11 janvier 2026  - 16 min

  • L'enfant du Temple était-il vraiment Louis XVII ? [1/2]

    L'enfant du Temple était-il vraiment Louis XVII ? [1/2]

    Jean des Cars

    A la mort de Louis XVI en 1793, son fils, âgé seulement ​de 8 ans devient roi de France sous le nom de Louis XVII. Pour les révolutionnaires, ce petit garçon est considéré à la fois comme une menace pour la sécurité de l’Etat et ​comme un précieux otage qu’il faut préserver… Dans la première partie de son récit, Jean des Cars raconte la vie et le décès entouré de mystères du jeune roi dans la prison du Temple. (rediffusion)

      Audio -   11 janvier 2026  - 20 min

      Audio -   11 janvier 2026  - 20 min

  • Mirabeau, le célèbre orateur de la séance du Jeu de Paume

    Mirabeau, le célèbre orateur de la séance du Jeu de Paume

    Europe 1

    Dans Histoire d'une vie, Marc Menant recevait l'historien spécialiste de la Révolution Française Claude Manceron (1929-1999), auteur notamment de La Révolution Française, dictionnaire biographique. Dans cet entretien, Claude Manceron raconte la figure historique de Mirabeau, le célèbre orateur de la Révolution Française. Issu de la noblesse française, Mirabeau se présente à la députation en 1789 en usant d'un subterfuge : celui d'ouvrir un commerce de draps. Il est le premier à être élu député du Tiers-Etat par la sénéchaussée d'Aix-en-Provence. Dès ses débuts, il devient une personnalité incontournable de l'Assemblée. Partisan de la monarchie constitutionnelle, il prononcera, lors de la célèbre séance du Jeu de Paume, le 23 juin 1789, la fameuse citation : "Nous sommes ici par la volonté du peuple..." En avril 1791, il est jugé pour avoir commis un adultère avec violence et le jugement ordonne sa décapitation.

      Audio -   10 janvier 2026  - 44 min

      Audio -   10 janvier 2026  - 44 min

  • Napoléon III, l'Empereur qui a modernisé la France

    Napoléon III, l'Empereur qui a modernisé la France

    Stéphane Bern

    Stéphane Bern raconte le destin d’un Bonaparte durant le Second Empire : Louis-Napoléon Bonaparte devenu Napoléon III, le dernier souverain, l'Empereur inattendu qui a modernisé la France à marche forcée, avant de connaître une chute vertigineuse tout aussi rapide… Quel était le dessein de Napoléon III pour la France ? Dans quelle mesure a-t-il marché dans les pas de son oncle, Napoléon Ier ? Pourquoi cette figure a-t-elle longtemps souffert d’une légende noire ? Pour en parler, Stéphane Bern reçoit Eric Anceau, historien et auteur de "Napoléon III" (Tallandier, collection Texto). (rediffusion)

      Audio -   9 janvier 2026  - 42 min

      Audio -   9 janvier 2026  - 42 min

  • Marco Polo, les voyages d'un explorateur vénitien [2/2]

    Marco Polo, les voyages d'un explorateur vénitien [2/2]

    Virginie Girod

    Après presque vingt ans de pérégrinations en Asie, Marco Polo aspire à rentrer chez lui, et c’est peut-être lors de ce voyage vers l’Italie qu’il est fait prisonnier par les Génois, les vieux rivaux des Vénitiens. Dans sa cellule, il écrit avec Rustichello de Pise "Le Devisement du Monde", le récit de son voyage. Un siècle et demi plus tard, il fait partie des livres que Christophe Colomb consulte pour imaginer son voyage à travers l’Atlantique. C’est à cause de ce livre qu’il croit avoir trouvé les îles de Cipango, le Japon actuel, en arrivant aux Antilles ! (rediffusion)

      Audio -   9 janvier 2026  - 13 min

      Audio -   9 janvier 2026  - 13 min

  • Le vol des bijoux de la Begum

    Le vol des bijoux de la Begum

    Stéphane Bern

    Stéphane Bern raconte un fait divers légendaire dans le sud de la France dans les années 1950 : le vol des bijoux de la Begum, avec un braquage audacieux, un conte de fées exotique et des policiers pas très clairs… En quoi ce braquage était-il particulièrement spectaculaire ? Quelles ont été les difficultés pour démêler l’affaire ? Pourquoi le vol des bijoux de la Bégum a-t-il autant défrayé la chronique? Pour en parler, Stéphane Bern reçoit Bruno Fuligni, historien. (rediffusion)

      Audio -   8 janvier 2026  - 39 min

      Audio -   8 janvier 2026  - 39 min

Publicité
En lien avec cette émission
Laurence Ferrari
Société

Punchline

Laurence Ferrari

Une heure d'information, d'analyses et de débats en direct du lundi au vendredi, en codiffusion avec CNEWS.

Maël Laurent
Société

Europe 1 Nuit Week-end

Maël Laurent

Maël Laurent vous livre le concentré de l'actualité du jour, tout en gardant un œil sur les événements à venir avec les Unes de la presse du lendemain.

Alexis de La Fléchère
Société

Europe 1 Matin week-end

Alexis de La Fléchère

Chaque samedi et dimanche, de 6h à 9h, Alexis de La Fléchère entouré des journalistes de la rédaction et des chroniqueurs de la station, vous propose un point complet sur l'actualité pour mieux la comprendre. Un rendez-vous incontournable pour commencer votre week-end. Culture, société et évasion seront également au programme de ces trois heures.

Europe 1 Soir
Société

Europe 1 soir week-end

Stéphanie de Muru

Entouré des journalistes de la rédaction d'Europe 1 et de ses invités, Stéphanie de Muru analyse, mène les débats, et remet en perspective les dernières actualités.

Pascal Praud.
Société

Pascal Praud et vous

Pascal Praud

Pascal Praud revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

Maël Hassani.
Société

Europe 1 Nuit

Maël Hassani

Tous les soirs, Maël Hassani vous livre le concentré de l'actualité du jour, tout en gardant un œil sur les événements à venir avec les Unes de la presse du lendemain.

Pierre de Vilno.
Société

Europe 1 Soir

Pierre de Vilno

Le tour complet de l'actualité en compagnie de Pierre de Vilno et de la rédaction d'Europe 1 de 19 heures à 21 heures.

Pascal Praud.
Société

L'Heure des Pros

Pascal Praud

Du lundi au vendredi juste après la matinale d'Europe 1, place à L'Heure des Pros, présentée par Pascal Praud. Entouré d'éditorialistes, il revient entre 9h et 9h30 sans concession sur tous les sujets au cœur de l'actualité.

Réécoute Dimitri Pavlenko
Société

Europe 1 Matin

Dimitri Pavlenko

Des journaux, des interviews, de l'expertise, une revue de presse, de l'humeur... Emmené par Jacques Serais, Europe 1 Matin, c'est deux heures d'informations, mais pas seulement. C'est aussi du décryptage et de l'analyse pour mieux comprendre le monde qui nous entoure et les enjeux derrière les dernières actualités. Politique, société, économie, faits divers, sport... Aucun sujet n'échappe à la rédaction d'Europe 1. <br />

Réécoute Alexandre Le Mer
Société

Europe 1 Bonjour

Alexandre Le Mer

Alexandre Le Mer, entouré des journalistes de la rédaction d'Europe 1, vous guide à travers un tour complet de l'actualité dès les premières heures du jour. Pendant deux heures, plongez dans un format convivial où chaque demi-heure vous apporte une nouvelle édition des journaux, pour rester à jour avec les dernières informations. Un moment idéal pour commencer la journée informé, tout en profitant d’un ton décontracté et d’une équipe passionnée par le décryptage des événements qui façonnent notre monde.