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Les Etats-Unis dans la Première Guerre mondiale (partie 2)

Au Cœur de l'Histoire

27 octobre 2020

Episode - 00 minutes - Société

Description de l'épisode

En avril 1917, les Etats-Unis s'engagent dans la Première Guerre mondiale. Dans ce nouvel épisode du podcast Europe 1 Studio "Au coeur de l’Histoire", Jean des Cars revient sur les événements qui ont suivi l'entrée en guerre des Américains et la victoire des Alliés.


Le 11 novembre 1918, le maréchal Foch signe, avec la délégation allemande, l’armistice au nom des Alliés, donc aussi des Américains. Dans ce nouvel épisode du podcast Europe 1 Studio "Au cœur de l'histoire" , Jean des Cars revient sur la fin de la guerre et sur ses conséquences, notamment pour le président des Etats-Unis : Woodrow Wilson. 

Lorsqu’elles débarquent à Boulogne fin octobre 1917, les troupes américaines, inexpérimentées, sont aussitôt prises en charge par des instructeurs français. C’est également l’armée française qui fournit l’armement dont les hommes ont besoin, y compris l’artillerie et l’aviation. 

Commandé par le général Pershing, le Corps Expéditionnaire va comprendre, au début, cinq divisions. La 42ème, surnommée la division Arc-en-Ciel, et dont le commandant en chef est le colonel MacArthur, comprend 27 000 hommes. Contrairement aux premières recrues, grâce à leur chef, ils sont impeccablement équipés en fusils neufs, uniformes, casques, masques à gaz et véhicules de transport. Ils sont encadrés par des officiers sortis de West Point qui sont des compagnons de MacArthur. 

Ces troupes fraîches vont provoquer l’envie du général Pershing. Il manque lui-même d’hommes et de matériel pour ses propres unités, arrivées quatre mois plus tôt. MacArthur n’hésite pas une seconde. Il envoie immédiatement un télégramme au Secrétaire d'Etat américain à la guerre : "Pershing a l’intention de découper la division Rainbow pour compléter les autres. Cela revient à ruiner une division d’élite, entraînée pour opérer comme un tout et à ruiner le moral de soldats fiers d’appartenir à la Rainbow. Demande action immédiate pour sauver la division parrainée par le président Wilson lui-même."

Quelques jours plus tard, le général Pershing est invité à renoncer à son initiative. Avec son caractère affirmé, le bouillant MacArthur vient de signer son premier coup d’éclat. Incontestablement, ce jeune officier a un bel avenir devant lui.

Les unités de Pershing montent au front à Lunéville en Lorraine le 2 novembre. Au cours d’un raid allemand, les premiers américains y perdent la vie. Les positions des commandements français et britannique ne conviennent pas à la stratégie du général Pershing. Il déclare : "J’étais résolument hostile à l’idée de me convertir en agence de recrutement pour les Anglais et pour les Français. Telle était l’opinion du War Department. Nous avions, certes, conscience des difficultés mais il fut définitivement entendu que nous procéderions en organisant nos propres unités de A à Z et en mettant sur pieds, aussi rapidement que possible, une armée distincte bien à nous."

Après dix mois de débats au sein de l’état-major allié, le 14 mai 1918, la décision souhaitée par Pershing est enfin prise : il formera une armée qui sera placée sous l’autorité stratégique du commandant en chef des Forces Françaises depuis le 15 avril, le généralissime Foch. Désormais, les Américains auront leurs propres secteurs.

Les troupes américaines remportent, le 4 juin 1918, leur première victoire en Picardie : la 1ère division reprend le village de Campigny malgré de sévères bombardements et des alertes aux gaz. Au même moment, la 3ème réussit l’exploit d’arrêter l’avance de la VIIe armée allemande qui, désormais, piétine devant Château-Thierry. 

Les Allemands n’ont pas réussi à briser les défenses américaines autour de La Ferté-Milon. La 2ème division des Marines va tenir durant trois semaines les hauteurs du Bois-Belleau, au nord-ouest de la ville, et repousse tous les assauts allemands. Si les soldats de Pershing n’avaient pas résisté aussi vaillamment, les Allemands auraient pu atteindre Paris. 

Selon l’état-major français, Bois-Belleau est un véritable Verdun pour les Marines. Chaque mètre de terrain a été pris et repris plusieurs fois jusqu’à ce qu’ils conservent définitivement la zone le 25 juin. A cette date, il y a sur le front huit divisions américaines. Dans les jours suivants, 300 000 hommes vont arriver des Etats-Unis pour renforcer les troupes de Pershing. Il y a aura alors 900 000 soldats américains sur le sol français.

La grande offensive finale

Le 26 septembre 1918, à 5h30 du matin, le maréchal Foch lance la grande offensive finale pour provoquer la débâcle allemande. Des Flandres à la Meuse et à l'Argonne, 220 divisions alliées, dont 42 américaines, se lancent contre l’ennemi. Les Allemands n’ont plus que 197 divisions à leur opposer.

La 1ère armée, sous le commandement de Pershing, est chargée de prendre Mézières, un noeud ferroviaire très important. La 2ème armée du général Bulard doit s’emparer des hauteurs de l’Argonne. Tandis que les Américains attaquaient par le sud, les Français lançaient leurs assauts par l’est. Une brume épaisse qui s’était levée camoufle les opérations alliées. Partout, les Allemands reculent. Sur tous les fronts, les Alliés avancent. 

Les conséquences du succès de l’offensive alliée provoquent une révolution en Allemagne. Elle éclate dans la flotte de guerre de Kiel puis dans la plupart des grandes villes, y compris Berlin. L’empereur Guillaume II abdique le 9 novembre et se réfugie aux Pays-Bas où l’exil lui est accordé. Le chancelier, le prince Max de Bade, demande l’armistice. 

Le 11 novembre 1918, dans le wagon de son train spécial stationné dans la clairière de Rethondes, en forêt de Compiègne, le maréchal Foch signe, avec la délégation allemande, l’armistice au nom des Alliés, donc aussi des Américains.

Aux Etats-Unis, l’évènement fait la une de tous les journaux. Une foule en liesse envahit les rues pour célébrer la victoire tant attendue. Le Président Wilson a rendu la victoire officielle en déclarant : "La guerre s’achève".

Mais c’est une victoire amère car son coût en vies humaines est terrifiant. Les armées alliées avaient mobilisé 42 millions d’hommes. Ils en ont perdu 5 millions, dont 50 585 Américains. Les Empires Centraux avaient mobilisé 23 millions de combattants. Leurs pertes sont de 3 400 000 morts.

Les Américains, Pershing en tête, vont cependant participer au défilé de la Victoire sur les Champs-Elysées. Dès le 4 décembre 1918, le président Wilson est à bord du navire qui le conduit en France. Il débarque à Brest le 13 décembre pour gagner Versailles où il va participer à la Conférence de la Paix. Il espère que le sang américain, qui a coulé sur le sol du vieux continent, servira à instaurer une longue période de paix, garantie par une organisation internationale.

Wilson à Versailles, les illusions de la paix

La présence, à Paris puis à Versailles, du Président Wilson trouble l’opinion américaine : c’est la première fois, dans l’histoire des Etats-Unis, qu’un président quitte son pays pour participer à des négociations de paix. Est-ce bien conforme à la Constitution ? On ne le sait. Mais cette absence prolongée provoque un malaise. 

Quant aux autres participants à la Conférence de la Paix, ils s’étonnent car Wilson est le seul chef d’Etat à y prendre part. Tous les autres sont des Premiers ministres ou présidents du Conseil et des ministres des Affaires étrangères. Le roi George V est irrité par le premier discours que prononce le président américain lors d’un déjeuner à l'Elysée le 14 décembre : il ne mentionne même pas les sacrifices britanniques consentis pendant la guerre ! Le souverain confie à son secrétaire privé que : "Wilson est insupportable". Il le décrit comme "Un professeur entièrement froid et académique. Un homme odieux".

Il y aura d’autres accrocs mais Wilson parvient cependant à remporter des succès auprès des foules. En lui, on voit un libérateur : il a fait traverser l’océan à plus d’un million d’hommes et à un matériel impressionnant, notamment des chars et des avions.

Le 14 février 1919, le président des Etats-Unis profite de la Conférence de la Paix pour réunir à Paris les Alliés victorieux. Il leur propose son grand projet : la création d’un organisme international destiné à préserver la paix dans le monde et à veiller à sa prospérité. Cette assemblée regrouperait toutes les nations du monde, chacune disposant d’un pouvoir égal. Chaque pays membre s’engagerait à exposer, devant le Conseil, tout litige ou incident dont il serait responsable ou dont il serait victime, et susceptible de conduire à une guerre. Le Conseil comprendrait cinq membres, cinq grandes nations : la France, la Grande-Bretagne, l'Italie, le Japon et les Etats-Unis. Il serait chargé d’arbitrer les différends et de proposer des solutions. Tout Etat qui refuserait de se plier à ses décisions s’exposerait à des sanctions économiques, voire à une intervention armée de la part des pays membres. Cet organisme s’appellerait la Société des Nations.

Inutile de dire que les responsables européens ne sont pas du tout enchantés des projets de ce "prophète d’un nouvel ordre mondial". Dans l’ensemble, ils n’y croient guère. Leurs inquiétudes sont encore renforcées par le fait que Wilson dispose de moyens de pression considérables pour imposer ses vues.

Il va en effet exiger que la création de la Société des Nations soit une des clauses du traité de paix. Les négociations vont être laborieuses. Les oppositions entre Wilson, Clemenceau et le Premier ministre britannique Lloyd George sont nombreuses. Les délégués italiens sont furieux car on leur refuse des extensions territoriales, notamment en Istrie, qui leur avaient été promises lors de leur entrée en guerre en 1915. 

Wilson se mêle de tout. Il est assisté par une armée d’experts de toutes sortes. A Versailles, il y aura 1 300 conseillers, en grande partie américains. On peut rappeler qu’au fameux Congrès de Vienne, qui avait réorganisé l'Europe après les guerres napoléoniennes, on n’en comptait que… quatorze !

Le traité final va tout de même s’éloigner du projet américain initial. En ce qui concerne l'Allemagne, elle sera plus durement frappée que ne le voulait Wilson. Finalement, la délégation des anciens Empires Centraux, les vaincus et les délégations alliés, signent, le 28 juin 1919, dans la galerie des Glaces du Château de Versailles, le Traité de Paix.

En réalité, cet accord boiteux porte en lui les germes de la Seconde Guerre mondiale, exactement le contraire de ce que souhaitait Wilson. Les frustrations italiennes feront naître le fascisme de Mussolini, et les brimades excessives subies par l’Allemagne porteront Hitler au pouvoir… 

L’échec final de Wilson

A son retour aux Etats-Unis, Wilson fait face à une opposition grandissante des sénateurs. Henry Cabot Lodge et son groupe contestent l’existence et la composition de la Société des Nations. Ils en profitent pour jeter le discrédit sur le président qu’il jugent irréaliste, voire naïf. Pour se défendre, Wilson entreprend une grande tournée à travers les Etats-Unis. Il déclare notamment : "D’aucuns me traitent d’idéaliste. Qu’ils sachent que c’est ma manière d’être Américain. Car l’Amérique est la seule nation de la terre à l’être."

A Washington, le 19 mars 1920, cela n’empêchera pas le Sénat de rejeter la ratification du Traité de Versailles. 49 sénateurs ont voté pour. Il en manquait sept pour atteindre la majorité requise des deux tiers. Le rejet est motivé par la création de la Société des Nations. Le rêve de Wilson s’écroule. Les Etats-Unis n’en seront pas membres. Et elle n’empêchera pas un entre deux-guerres chaotique, et la Seconde Guerre mondiale. La présence des Etats-Unis aurait-elle changé quelque chose ? Impossible de le savoir. Ce qui est sûr, en revanche, c’est que les Américains ont été un élément déterminant de la victoire alliée en 1918. Pour la Seconde Guerre mondiale, comme pour la première, ils mettront du temps à intervenir mais, finalement, leur implication sera à nouveau déterminante dans l’issue du conflit.

 

Ressources bibliographiques :

Jean-Christophe Buisson, 1917, l’année qui a changé le monde (Perrin, 2016)

Sous la direction de Jean-Pierre Turbergue, La Fayette nous voilà ! (Italiques, 2008)

André Baeyens, La damnation de Woodrow Wilson (Xenia, 2014)

 

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"Au cœur de l'histoire" est un podcast Europe 1 Studio

Auteur et présentation : Jean des Cars
Production : Timothée Magot
Réalisation : Matthieu Blaise
Diffusion et édition : Clémence Olivier
Graphisme : Karelle Villais

 

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