Publicité
Publicité

Le couronnement de la reine morte (partie 1)

Au Cœur de l'Histoire

1 février 2021

Episode - 00 minutes - Société

Description de l'épisode

Adoration, meurtres et vengeances : rien ne manque à cette tragédie, pas même un incroyable couronnement posthume… Dans ce nouvel épisode du podcast Europe 1 Studio "Au cœur de l’Histoire", Jean des Cars vous raconte la relation funeste de l’héritier du trône du Portugal au XIVe siècle, l’infant Pierre, et de la belle Inès de Castro. 


A la fin du 14e siècle, une morte est couronnée reine. Dans ce nouvel épisode du podcast Europe 1 Studio "Au cœur de l'histoire" , Jean des Cars vous raconte comment l’héritier du trône devenu roi du Portugal en est venu à infliger à cette Cour une cérémonie aussi hallucinante.

En 1361, Pierre 1er, dit "le Cruel", roi de Portugal depuis quatre ans, accomplit la dernière phase d’une vengeance qu’il préparait depuis le 7 janvier 1355 et le sauvage assassinat de sa bien aimée, Inès de Castro, épousée secrètement et qui lui avait donné trois enfants. Il organise une cérémonie particulièrement macabre qui se déroule en plusieurs étapes. 

Le cercueil d’Inès est d’abord extrait de l’église de Santa Clara, proche du lieu de son assassinat. La dépouille est ensuite transportée de nuit dans un long cortège du couvent de Santa Clara au splendide monastère d’Alcobaça. Sur les cent kilomètres du parcours, des porteurs de torches éclairent le convoi. Le clergé et le peuple suivent en chantant des cantiques et des psaumes. A l’arrivée à Alcobaça, le cercueil est ouvert. Inès est décédée six ans auparavant. Sa dépouille est dans un état de décomposition très avancé et son visage est parfaitement méconnaissable, à l’exception de ses cheveux blonds qui, eux, ont gardé leur éclat. Il faut maintenant la parer pour son couronnement, puisque c’est la volonté de son époux Pierre 1er. 

On la revêt d’une robe d’or et d’un manteau de pourpre avant de l’asseoir sur le trône. La nef, haute et sévère, du monastère d’Alcobaça est décorée pour l’occasion. Le roi, qui a revêtu les habits de son sacre, pose la couronne sur la tête du cadavre. Il prend la main droite d’Inès et dit :"Tu seras reine ici comme tu l’aurais été. Tes fils, seulement parce qu’ils sont tes fils, deviendront infants. Ton corps innocent recevra les honneurs royaux."

Il tend ensuite cette main pour que les évêques et les seigneurs de la Cour, convoqués pour assister à cette terrifiante cérémonie, la baisent en signe d’hommage. On imagine l’état décomposé de la chair, même recouverte de dentelles, de la pauvre Inès ! La morte est couronnée reine. Mais que s’est-il vraiment passé pour que l’héritier du trône devenu roi du Portugal inflige à cette Cour une cérémonie aussi hallucinante ?

Les rapports compliqués entre le Portugal et la Castille

L’histoire de Pierre et d’Inès se situe au Moyen Âge, dans la période qui a précédé la Guerre de Cent Ans. A cette époque, le royaume du Portugal n’existe pas depuis longtemps. A la fin du XIe siècle, Alphonse VI, roi de Castille, offre à Henri de Bourgogne la main de sa fille Thérèse en échange de son aide pour lutter contre les Maures, c'est-à-dire les Arabes. 

On se trouve alors au début de ce qu’on appelle "la Reconquista", cette guerre qui visait à chasser les musulmans de la péninsule ibérique. Henri de Bourgogne assure son autorité sur le comté de Portugal. C’est son fils, Alphonse 1er Henriques, un Bourguignon donc, qui devient le premier roi d’un Etat indépendant : le Portugal. Il faut noter que c’est lui qui a fait venir des moines observant la règle de saint Bernard, formés à l’abbaye de Cîteaux en Bourgogne. 

Pour eux, il fait construire le grand monastère d’Alcobaça, accomplissant ainsi une promesse faite lors d’un combat victorieux contre les Maures en 1147. Les premiers moines arrivent en 1154 et le monastère ne sera achevé qu’en 1178. C’est dans l’église abbatiale, d’une sobriété de lignes et de décoration qui tranche avec le gothique flamboyant de l’époque, que se situera l’épisode du couronnement de la reine morte.

Vous voulez écouter les autres épisodes de ce podcast ?

>> Retrouvez-les sur notre site Europe1.fr et sur Apple PodcastsGoogle podcasts, Deezer, DailymotionYouTube , ou vos plateformes habituelles d’écoute.

>> Retrouvez ici le mode d'emploi pour écouter tous les podcasts d'Europe 1 

Alphonse 1er a repoussé les Maures au-delà de Lisbonne, qui va devenir la capitale du royaume. Son fils, Sanche 1er, attire des colons dans le pays fraîchement reconquis sur les Arabes. Soixante dix ans plus tard, son petit-fils, Alphonse III, libère le sud du pays. Avec la reconquête de l’Algarve, le territoire portugais est celui que nous connaissons aujourd’hui. Mais le roi doit calmer l’animosité du royaume Castillan, jaloux de l’expansion portugaise. Dans ce but, il épouse la fille du roi de Castille. C’est leur fils Denis qui fait du petit Portugal un pays prospère. Il y favorise la vie urbaine, l’industrie, le commerce, appelle à son service un amiral génois pour créer une marine, et il fonde l’université de Lisbonne en 1291. Son successeur est Alphonse IV le Brave, le père de notre héros, Pierre.

Comme tous ses prédécesseurs, Alphonse IV est obligé de lutter contre la Castille, toujours aussi jalouse : il envoie une flotte de trois navires pour explorer les îles Canaries qu’il souhaite coloniser. C’est important car c’est la première expédition maritime portugaise d’envergure mais elle n’empêchera pas la Castille de s’emparer de l’archipel. Le roi de Portugal aide pourtant le roi de Castille à reconquérir la région de Tarifa dans le sud de la péninsule, en 1340. La même année, pour renforcer cette réconciliation, Alphonse IV va fiancer son fils Pierre, âgé de 20 ans, à Constance, fille de son ancien ennemi castillan.

Pierre tombe amoureux d’une suivante de son épouse !

Lorsque l’infante Constance arrive à la Cour de Lisbonne, elle est accompagnée d’une nombreuse suite. Mais Pierre la remarque à peine : il n’a d’yeux que pour une de ses dames d’honneur, Inès de Castro. Comme lui, elle a 20 ans, les yeux verts et un col de cygne. Elle est éblouissante ! 

La seule image d’Inès qui nous soit parvenue est une gravure réalisée par un Anglais, William Skelton. Elle est conservée à la Bibliothèque Nationale de Madrid. La jeune femme y apparaît jolie, sereine, avec effectivement de beaux yeux, un très long cou et surtout une magnifique chevelure blonde. Ses cheveux sont répartis de part et d’autre de son visage en deux masses importantes. Ils sont ornés de plusieurs petits nœuds qui ne font que souligner leur opulence. Pierre tombe immédiatement éperdument amoureux de la suivante ! 

Il fait néanmoins son devoir de prince et épouse Constance, mais très vite, il devient l’amant d’Inès. Constance meurt en 1345, après avoir mis au monde un garçon, Ferdinand. Enfin libre, Pierre annonce à son père qu’il a l’intention d’épouser Inès et de légitimer ses bâtards. Alphonse IV est furieux ! Il s’oppose à cette union car il la juge dangereuse. Ce n’est pas tant d’Inès qu’il s’agit mais de ses deux frères ambitieux, dont elle est très proche… 

La Cour s’inquiète que le parti espagnol l’emporte sur les intérêts portugais. Pierre et Inès n’ont que faire de la colère du roi. Il exile Inès ? Ce n’est pas grave, elle va se réfugier près de Coimbra, dans une maison proche du monastère de Santa Clara-a-Velha, au bord du rio Mondego. On l’appelle aussi le couvent au bord du fleuve. Pierre vient souvent la voir dans cette maison. 

Il faut dire qu'après la mort de Constance, il a épousé secrètement sa maîtresse. Elle lui a donné trois enfants, Béatrice, Jean et Denis. Bien que désormais mariés, ils vivent comme des amants, se fixant des rendez-vous aux pieds de la Fontaine des Amoureux. Le grand poète portugais Luis de Camoens écrira, deux siècles plus tard, dans un chant des Lusiades, les amours de Pierre et d’Inès, et la fameuse fontaine de Santa Clara. Si Pierre ne peut venir retrouver Inès aussi souvent qu’il le souhaiterait, il lui envoie des lettres qui arrivent par bateaux sur le petit canal qui serpente le long de son jardin.

Alphonse IV ordonne l’assassinat d’Inès

Alphonse IV est au courant du mariage secret de son fils. Il s’exaspère de cette union clandestine qui l’empêche de se remarier officiellement. Pierre n’a qu’un fils de Constance. Et pour le roi, les enfants d’Inès ne comptent pas, ce sont des bâtards. Il faut donc que son héritier se remarie avec quelqu’un digne de son rang et qui assure plus fermement sa descendance. Il faut donc se débarrasser d’Inès… 

Qui va décider de l’exécution de la jeune femme ? Est-ce le roi seul ? Y a-t-il été poussé par ses conseillers ? Toujours est-il que trois gentilshommes de sa Cour la tuent pendant que Pierre est à la chasse, le 7 janvier 1355. Les trois meurtriers la poignardent lors de sa promenade favorite au bord du Rio Mondego. L’attaque est d’une violence inouïe. Inès est transpercée de multiples coups de poignard, puis décapitée. 

La maison où elle résidait va désormais s’appeler la Quinta das Lagrimas, la Villa des Larmes. Inès est inhumée dans l’église du monastère de Santa Clara, dans un tombeau que nous savons provisoire. Pierre est désespéré de la mort de son grand amour et il est surtout furieux contre son père. Il gagne le nord du pays et entre en rébellion contre Alphonse IV pendant deux ans. Avec les frères d’Inès, il met le nord du Portugal à feu et à sang. 

Sa mère, Béatrice, réussit pourtant une réconciliation. Pierre promet de pardonner aux exécutants de l’assassinat. Alphonse IV meurt deux ans plus tard. Sitôt proclamé roi sous le nom de Pierre 1er, il est rapidement surnommé le "Justicier" ou le "Cruel" car, en réalité, il n’a rien pardonné.

Il retrouve deux des assassins d’Inès, réfugiés en Castille, Pero Coelho et Diego Lopes Pacheco. Le nouveau souverain ordonne qu’on les ramène au Portugal. Il assiste lui-même à leur supplice à Santarem. Une véritable horreur ! Pierre estime que pour s’être acharnés avec autant de cruauté sur sa femme, ils ne doivent pas avoir de cœur. Il exige donc qu’on le leur arrache de leur vivant, l’un par la poitrine, l’autre par les épaules ! Le troisième assassin, Alvaro Gonçalvès, qui s’était réfugié au-delà des Pyrénées, est le seul à échapper à cette fin atroce. Ce n’est qu’en 1361 que Pierre va réaliser le dernier acte de sa vengeance : l’exhumation et le spectaculaire couronnement posthume d’Inès, que je vous ai raconté au début de ce récit.

Les tombeaux d’Inès et de Pierre

Lorsqu’on pénètre aujourd’hui dans la nef de l’église Santa Maria du monastère d’Alcobaça, on est impressionné par son ampleur et sa pureté incomparable. La plus vaste église du Portugal, impressionnante dans sa nudité. Pas de chapelles latérales, un dépouillement total. Dans le transept, on est alors d’autant plus surpris par les deux immenses tombeaux qui se font face, celui d’Inès et celui de Pierre 1er. En effet, après la terrible cérémonie du couronnement, Pierre 1er voulait que sa femme ait la plus impressionnante et la plus belle des sépultures. 

Son sarcophage repose sur des griffons à têtes d’hommes. Ils figurent ses assassins. La gisante Inès, sublimement belle et portant sa couronne, est soutenue par six anges. Les quatre faces du tombeau sont surmontées d’une frise aux armes du Portugal et de la famille de Castro. Sur les côtés, sont évoquées diverses scènes de la vie du Christ. Aux pieds du gisant, une composition, bouillonnante de personnages, illustre le Jugement Dernier. 

Le tombeau est installé dans la branche gauche du transept. Pierre 1er a voulu que son propre tombeau soit situé en face de celui de sa bien-aimée dans la branche droite. Le gisant est sévère. Au dessous, sur ses faces latérales, le monument raconte la vie de saint Barthélémy, patron du roi. Le chevet est occupé par une très belle rosace représentant la Roue de la Fortune ou plutôt, selon certains, des scènes de la vie d’Inès et de Pierre, un thème qui se poursuit sur la frise du tombeau. Ils sont face à face afin qu’au jour du Jugement Dernier, les yeux dans les yeux, ils échangent un regard d’amour avant de se lever de leurs tombeaux pour entrer dans la vie éternelle.

Après l’accomplissement de sa vengeance, le règne de Pierre 1er sera rude. Il semble qu’il ait tenu le Portugal d’une main de fer. Il ne s’est jamais remarié. Une maîtresse lui donnera un autre fils, prénommé Joâo, en 1357, l’année de son accession au trône. Il rejoindra son tombeau de marbre blanc face à celui d’Inès dix ans plus tard. C’est le fils qu’il avait eu avec Constance de Castille, Ferdinand, qui lui succède sous le nom de Ferdinand 1er. Les enfants d’Inès et Pierre vont-ils être effacés de l’histoire du Portugal ? 

Ressources bibliographiques : 

Philippe Jullian, Les reines mortes du Portugal (Robert Laffont, collection "L’Amour et la Couronne", 1964)

Le Portugal, empire des mers (Traduit de l’italien, version française de Gilles Ortlieb, Robert Laffont, 1982)

Jean des Cars, Des couples tragiques de l’histoire (Perrin, 2020)

"Au cœur de l’Histoire" est un podcast Europe 1 Studio

Auteur et présentation : Jean des Cars
Production : Timothée Magot
Diffusion et édition : Clémence Olivier
Réalisation : Jean-François Bussière
Graphisme : Karelle Villais

Animateurs associés
  • Marguerite d'Angoulême, la très sage soeur de François Ier [1/2]

    Marguerite d'Angoulême, la très sage soeur de François Ier [1/2]

    Virginie Girod

    Plongez dans l'histoire de Marguerite d’Angoulême, sœur du roi François Ier, racontée par l’historienne Virginie Girod dans un récit inédit en deux parties. Marguerite d’Angoulême est élevée avec son frère, le futur François Ier. À 17 ans, brillante, elle croule sous les demandes en mariage. Elle épouse Charles d’Alençon, mais cette union la rend malheureuse. En janvier 1515, François Ier, devient roi en succédant à Louis XII. Cet événement est crucial pour la jeune femme. La reine officielle, Claude de France, est effacée au sein de la cour. En parallèle, Marguerite d’Angoulême s’impose comme la partenaire du roi. Alors que François Ier se lance à la conquête de l’Europe, il est fait prisonnier en Espagne en 1525. Sa sœur prend part à la délégation envoyée pour négocier sa libération. Dans sa cellule, François Ier est en mauvaise santé. Mais alors que Marguerite est auprès de lui, une sorte de miracle se produit. Sa liberté négociée, François Ier retrouve sa cour en 1526. De son côté, Marguerite d’Angoulême épouse Henri d’Albret, roi de Navarre. Désormais connue sous le nom de Marguerite de Navarre, la sœur du roi développe peu à peu sa fibre littéraire. (rediffusion)

      Audio -   13 janvier 2026  - 15 min

      Audio -   13 janvier 2026  - 15 min

  • Les procès d'animaux au Moyen-Âge

    Les procès d'animaux au Moyen-Âge

    Stéphane Bern

    Stéphane Bern raconte de drôles de procès qui ont eu lieu au Moyen Âge, mettant en accusation des veaux, des vaches, des chevaux et surtout des… cochons ! Oui, des animaux qui ont dû répondre de leurs actes, malveillants forcément… Ces procès étaient-ils fréquents ? Leur prêtait-on une conscience morale ? Comment le statut juridique des animaux a-t-il évolué ? Pour en parler, Stéphane Bern reçoit Benjamin Daboval, vétérinaire, auteur d'une thèse sur "Les animaux dans les procès du Moyen Âge à nos jours". (rediffusion)

      Audio -   12 janvier 2026  - 36 min

      Audio -   12 janvier 2026  - 36 min

  • Hors-série : Les 200 ans du Figaro

    Hors-série : Les 200 ans du Figaro

    Olivier de Lagarde

    Il s'agit d'un fait rare dans le monde de la presse : un bi-centenaire. Fondé le 15 janvier 1826, Le Figaro célèbre cette année ses 200 ans ! A l'occasion de cet anniversaire historique, Le Figaro s'expose à Paris sous la nef du Grand Palais du 14 au 16 janvier 2026 (inscription sur le site du Figaro). Dans cet épisode inédit, découvrez l'histoire du plus ancien quotidien français, les évènements qui l'ont marqué ainsi que les grands noms qui y ont contribué. Pour en parler, Olivier de Lagarde reçoit quatre confrères du journal : Guillaume Perrault, rédacteur en chef des pages Histoire du Figaro et co-commissaire de l'exposition "1862-2026 Le Figaro : 200 ans de liberté" ; Claire Blandin, professeure à l'Université Sorbonne Paris-Nord, spécialiste de l'histoire des médias et co-commissaire de l'exposition ; Isabelle Schmitz, directrice adjointe des hors-séries du Figaro et du Figaro Histoire, coordinatrice du numéro spécial anniversaire ; et Etienne de Montety, directeur du Figaro Littérature et auteur de l'ouvrage Le Figaro, 200 ans de liberté (La Martinière).

      Audio -   12 janvier 2026  - 63 min

      Audio -   12 janvier 2026  - 63 min

  • Qui était vraiment Antonin Carême ?

    Qui était vraiment Antonin Carême ?

    Virginie Girod

    Virginie Girod vous propose de redécouvrir la véritable histoire de l'alliance entre le chef Carême et le diplomate Talleyrand. En 1814, s'ouvre le congrès de Vienne, réunissant les grandes puissances européennes pour réorganiser l'Europe après la chute de Napoléon Ier. Parmi les nombreux plénipotentiaires affluant dans la capitale des Habsbourg, se trouve Charles Maurice de Talleyrand Périgord (1754-1838), représentant de la France. Dans ses valises, il emmène Antonin Carême (1783-1833), le plus grand cuisinier de son temps. Sollicité par de nombreuses têtes couronnés, ce dernier fut surnommé "le roi des chef et le chef des rois". (rediffusion)

      Audio -   12 janvier 2026  - 17 min

      Audio -   12 janvier 2026  - 17 min

  • L'Eglise au milieu du village - La chapelle Matisse de Vence

    L'Eglise au milieu du village - La chapelle Matisse de Vence

    Europe 1

    Chaque dimanche, Gavin's Clemente Ruiz explore la richesse des églises de France, en révélant leur histoire, leur singularité, ainsi que les activités culturelles et spirituelles qui les animent. Dans ce nouvel épisode de “L’Eglise au milieu du village”, direction Vence dans les Alpes-Maritimes, pour découvrir la chapelle Matisse, conçue par le peintre lui-même.

      Audio -   11 janvier 2026  - 05 min

      Audio -   11 janvier 2026  - 05 min

  • L'enfant du Temple était-il vraiment Louis XVII ? [2/2]

    L'enfant du Temple était-il vraiment Louis XVII ? [2/2]

    Jean des Cars

    A peine le corps du jeune Louis XVII est-il jeté dans la fosse commune qu’on signale sa présence dans plusieurs régions de France. Plusieurs jeunes hommes, dont certains particulièrement convaincants, se font passer pour Louis XVII… Seul l’ADN permettra de résoudre l’énigme de sa mort. Dans la seconde partie de son récit, Jean des Cars ​raconte comment les faussaires se faisant passer pour le petit monarque ont été discrédités. (rediffusion)

      Audio -   11 janvier 2026  - 16 min

      Audio -   11 janvier 2026  - 16 min

  • L'enfant du Temple était-il vraiment Louis XVII ? [1/2]

    L'enfant du Temple était-il vraiment Louis XVII ? [1/2]

    Jean des Cars

    A la mort de Louis XVI en 1793, son fils, âgé seulement ​de 8 ans devient roi de France sous le nom de Louis XVII. Pour les révolutionnaires, ce petit garçon est considéré à la fois comme une menace pour la sécurité de l’Etat et ​comme un précieux otage qu’il faut préserver… Dans la première partie de son récit, Jean des Cars raconte la vie et le décès entouré de mystères du jeune roi dans la prison du Temple. (rediffusion)

      Audio -   11 janvier 2026  - 20 min

      Audio -   11 janvier 2026  - 20 min

  • Mirabeau, le célèbre orateur de la séance du Jeu de Paume

    Mirabeau, le célèbre orateur de la séance du Jeu de Paume

    Europe 1

    Dans Histoire d'une vie, Marc Menant recevait l'historien spécialiste de la Révolution Française Claude Manceron (1929-1999), auteur notamment de La Révolution Française, dictionnaire biographique. Dans cet entretien, Claude Manceron raconte la figure historique de Mirabeau, le célèbre orateur de la Révolution Française. Issu de la noblesse française, Mirabeau se présente à la députation en 1789 en usant d'un subterfuge : celui d'ouvrir un commerce de draps. Il est le premier à être élu député du Tiers-Etat par la sénéchaussée d'Aix-en-Provence. Dès ses débuts, il devient une personnalité incontournable de l'Assemblée. Partisan de la monarchie constitutionnelle, il prononcera, lors de la célèbre séance du Jeu de Paume, le 23 juin 1789, la fameuse citation : "Nous sommes ici par la volonté du peuple..." En avril 1791, il est jugé pour avoir commis un adultère avec violence et le jugement ordonne sa décapitation.

      Audio -   10 janvier 2026  - 44 min

      Audio -   10 janvier 2026  - 44 min

  • Napoléon III, l'Empereur qui a modernisé la France

    Napoléon III, l'Empereur qui a modernisé la France

    Stéphane Bern

    Stéphane Bern raconte le destin d’un Bonaparte durant le Second Empire : Louis-Napoléon Bonaparte devenu Napoléon III, le dernier souverain, l'Empereur inattendu qui a modernisé la France à marche forcée, avant de connaître une chute vertigineuse tout aussi rapide… Quel était le dessein de Napoléon III pour la France ? Dans quelle mesure a-t-il marché dans les pas de son oncle, Napoléon Ier ? Pourquoi cette figure a-t-elle longtemps souffert d’une légende noire ? Pour en parler, Stéphane Bern reçoit Eric Anceau, historien et auteur de "Napoléon III" (Tallandier, collection Texto). (rediffusion)

      Audio -   9 janvier 2026  - 42 min

      Audio -   9 janvier 2026  - 42 min

  • Marco Polo, les voyages d'un explorateur vénitien [2/2]

    Marco Polo, les voyages d'un explorateur vénitien [2/2]

    Virginie Girod

    Après presque vingt ans de pérégrinations en Asie, Marco Polo aspire à rentrer chez lui, et c’est peut-être lors de ce voyage vers l’Italie qu’il est fait prisonnier par les Génois, les vieux rivaux des Vénitiens. Dans sa cellule, il écrit avec Rustichello de Pise "Le Devisement du Monde", le récit de son voyage. Un siècle et demi plus tard, il fait partie des livres que Christophe Colomb consulte pour imaginer son voyage à travers l’Atlantique. C’est à cause de ce livre qu’il croit avoir trouvé les îles de Cipango, le Japon actuel, en arrivant aux Antilles ! (rediffusion)

      Audio -   9 janvier 2026  - 13 min

      Audio -   9 janvier 2026  - 13 min

Publicité
En lien avec cette émission
Laurence Ferrari
Société

Punchline

Laurence Ferrari

Une heure d'information, d'analyses et de débats en direct du lundi au vendredi, en codiffusion avec CNEWS.

Maël Laurent
Société

Europe 1 Nuit Week-end

Maël Laurent

Maël Laurent vous livre le concentré de l'actualité du jour, tout en gardant un œil sur les événements à venir avec les Unes de la presse du lendemain.

Alexis de La Fléchère
Société

Europe 1 Matin week-end

Alexis de La Fléchère

Chaque samedi et dimanche, de 6h à 9h, Alexis de La Fléchère entouré des journalistes de la rédaction et des chroniqueurs de la station, vous propose un point complet sur l'actualité pour mieux la comprendre. Un rendez-vous incontournable pour commencer votre week-end. Culture, société et évasion seront également au programme de ces trois heures.

Europe 1 Soir
Société

Europe 1 soir week-end

Stéphanie de Muru

Entouré des journalistes de la rédaction d'Europe 1 et de ses invités, Stéphanie de Muru analyse, mène les débats, et remet en perspective les dernières actualités.

Pascal Praud.
Société

Pascal Praud et vous

Pascal Praud

Pascal Praud revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

Maël Hassani.
Société

Europe 1 Nuit

Maël Hassani

Tous les soirs, Maël Hassani vous livre le concentré de l'actualité du jour, tout en gardant un œil sur les événements à venir avec les Unes de la presse du lendemain.

Pierre de Vilno.
Société

Europe 1 Soir

Pierre de Vilno

Le tour complet de l'actualité en compagnie de Pierre de Vilno et de la rédaction d'Europe 1 de 19 heures à 21 heures.

Pascal Praud.
Société

L'Heure des Pros

Pascal Praud

Du lundi au vendredi juste après la matinale d'Europe 1, place à L'Heure des Pros, présentée par Pascal Praud. Entouré d'éditorialistes, il revient entre 9h et 9h30 sans concession sur tous les sujets au cœur de l'actualité.

Réécoute Dimitri Pavlenko
Société

Europe 1 Matin

Dimitri Pavlenko

Des journaux, des interviews, de l'expertise, une revue de presse, de l'humeur... Emmené par Jacques Serais, Europe 1 Matin, c'est deux heures d'informations, mais pas seulement. C'est aussi du décryptage et de l'analyse pour mieux comprendre le monde qui nous entoure et les enjeux derrière les dernières actualités. Politique, société, économie, faits divers, sport... Aucun sujet n'échappe à la rédaction d'Europe 1. <br />

Réécoute Alexandre Le Mer
Société

Europe 1 Bonjour

Alexandre Le Mer

Alexandre Le Mer, entouré des journalistes de la rédaction d'Europe 1, vous guide à travers un tour complet de l'actualité dès les premières heures du jour. Pendant deux heures, plongez dans un format convivial où chaque demi-heure vous apporte une nouvelle édition des journaux, pour rester à jour avec les dernières informations. Un moment idéal pour commencer la journée informé, tout en profitant d’un ton décontracté et d’une équipe passionnée par le décryptage des événements qui façonnent notre monde.