François II et Marie Stuart : le règne troublé de deux enfants rois (partie 1)

SAISON 2020 - 2021
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A la mort d’Henri II, les très jeunes époux François II et Marie Stuart, respectivement 15 et 17 ans, se retrouvent seuls à la tête de la France. Dans ce nouvel épisode du podcast Europe 1 Studio “Au cœur de l’Histoire”, Jean des Cars retrace le parcours de ce couple soudé entre intrigues politiques et amour véritable. 

Tout comme celui de son père Henri II, le mariage du jeune François II avec Marie Stuart est hautement politique. Fiancés à 4 et 6 ans respectivement, ils sont élevés ensemble et couronnés dès l’adolescence… Dans ce nouvel épisode du podcast Europe 1 Studio "Au cœur de l'histoire", Jean des Cars vous raconte cette union stratégique entre la France et l’Ecosse pour faire front commun face à l’Angleterre…

 

Au début de l’année 1558, le roi Henri II s’inquiète du tour inquiétant que prennent les divisions des Français entre catholiques partisans des Guise et protestants, partisans des Montmorency. Le mariage de son fils aîné François avec la ravissante Marie Stuart, reine d’Ecosse, sera l’occasion de fêtes fastueuses pour tenter de resserrer autour du jeune couple l’amour et le loyalisme du peuple. De toute façon, le roi aime le faste. Madame de La Fayette, bien plus tard, le rappellera dès la première phrase de son livre “La Princesse de Clèves” : “La magnificence et la galanterie n’ont jamais paru en France avec tant d’éclat que dans les dernières années du règne d’Henri second.”

Le marié a 14 ans, son épouse deux de plus. C’est le duc de Guise qui a été chargé d’organiser la cérémonie. Le mariage doit avoir lieu à Notre-Dame. Devant le portail, Guise a fait construire une tribune de douze pieds de haut reliée à l’évêché par une galerie magnifique, ornée de rameaux de vignes. Cette tribune est destinée à recevoir les mariés et la famille royale afin que la foule massée sur le parvis et dans les rues avoisinantes ne perde rien du spectacle. 

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Ce dimanche 24 avril est une journée splendide. Les Suisses de la Garde Royale prennent place, en livrée avec leurs hallebardes. Puis viennent les musiciens qui jouent tandis que le cortège royal arrive à 10 heures. D’abord, les gentilshommes du roi puis les princes et le clergé qui comprend des évêques, des archevêques, six cardinaux et le légat du pape. 

Enfin, voici les fiancés, conduits par le roi et le duc de Lorraine. Marie est vêtue d’un habillement blanc comme le lys, son corsage étincelle de colliers de grand prix. Elle porte sur la tête une couronne d’or garnie de perles, de diamants, de rubis et de saphirs d’une valeur inestimable. 

Parvenu sur l’estrade, le couple est accueilli par le cardinal de Bourbon qui les marie, selon les formes sacramentelles. Puis, le cortège entre dans la cathédrale pour entendre la messe. A la sortie de la cathédrale, un banquet attend les princes à l’évêché, suivi d’un bal. Ensuite, un banquet de nuit est offert par le Parlement de Paris. Un spectacle est donné dans la galerie du Parlement. Puis, tout le monde regagne le Louvre vers trois heures du matin. Les festivités vont encore durer plusieurs jours. Mais comment les jeunes mariés se sont-ils rencontrés ?

L’enfance mouvementée de la petite Marie, reine d’Ecosse

Marie Stuart est née le 8 décembre 1542 en Ecosse, au château de Linlithgow, dans une période dramatique où le pays est sur le point de perdre son indépendance. Son père, Jacques V Stuart, vient d’être battu par les Anglais à Solway Moss. 

Malgré son courage, il est terriblement déprimé. Après avoir erré de château en château, il passe par Linlithgow où il est né en 1512 et où sa femme, Marie de Guise, est sur le point d’accoucher. Mais il n’y reste pas et repart immédiatement pour Falkland. Malade et pris de fièvre, c’est là qu’il apprend la naissance de sa fille Marie. Il est accablé que ce ne soit pas un garçon et meurt trois jours plus tard. A l’âge de huit jours, la petite Marie est donc la nouvelle reine d’Ecosse. 

L’Angleterre et l’Ecosse ont des rapports compliqués. La première essaie toujours d’absorber la seconde et la seconde trouve toujours les forces nécessaires pour s’y opposer. Pour survivre dans ce risque d’agression permanente, l’Ecosse s’est depuis longtemps tournée vers la France avec la fameuse Auld Alliance, la vieille alliance, qui existe depuis la Guerre de Cent Ans durant laquelle des contingents écossais ont combattu avec les Français contre les Anglais. L’intérêt de cette alliance pour la France est grand. Un biographe de Marie Stuart, Michel Duchein, l’explique : “Du point de vue français, l’alliance présentait l’intérêt d’assurer, en cas de conflit avec l’Angleterre, la possibilité d’ouvrir un second front au nord. L’Ecosse était “la porte arrière de l’Angleterre”. Du point de vue écossais, l’avantage était encore plus évident : aide économique et surtout aide militaire pour défendre un pays essentiellement faible et menacé.”

Pour affermir les alliances et apaiser les conflits, il y avait déjà eu des mariages franco-écossais comme celui de Louis XI avec la fille de Jacques 1er Stuart, mais il y avait eu aussi des mariages anglo-écossais. Ainsi, le père de Jacques V avait épousé la sœur d’Henri VIII, Marguerite Tudor. Jacques V était donc le neveu du roi d’Angleterre. Pour compenser ce sang anglais, il avait décidé d’épouser une princesse française, d’abord la propre fille de François 1er, Madeleine, malheureusement décédée six mois après le mariage. Son choix s’était alors porté sur Marie de Guise, duchesse de Longueville, veuve depuis un an et mère d’un petit garçon. 

Elle est belle, vertueuse, énergique. Le mariage a lieu en 1538. Le couple est heureux bien que Marie ait été obligée de laisser en France le fils de sa première union. Elle donne deux garçons à Jacques V, mais les deux meurent en bas-âge. Le couple est accablé. C’est alors qu’Henri VIII déclare la guerre à l’Ecosse. Les Anglais sont vainqueurs à Solway Moss et Jacques V décède peu après. 

C’est le cardinal Beaton, qui avait célébré le mariage des souverains, qui devient régent d’Ecosse. Mais il a du mal à s’imposer à la turbulente noblesse locale. De son côté, Henri VIII ne pousse pas son avantage après sa victoire. Enfin, il a eu un fils, Edouard, en 1537. Il suffit d’attendre quelques années et de lui faire épouser la jeune Marie d’Ecosse. Ce serait la réunion des deux couronnes sans affrontements ni batailles. 

C’est à ce moment que le comte d’Arran, de la puissante famille Hamilton fait arrêter le régent et prend le pouvoir. Henri VIII exige alors les fiançailles immédiates de son fils avec la petite Marie, et que celle-ci soit conduite en Angleterre pour être élevée à la Cour. Le Parlement écossais accepte les fiançailles mais refuse le départ de la princesse. Inquiète, Marie de Guise emmène sa fille au château de Stirling, une forteresse imprenable dans les contreforts des Highlands. 

Marie Stuart, la très jeune reine d'Ecosse 

C’est dans l’église de Sterling que la petite Marie, âgée de neuf mois, est couronnée reine d’Ecosse le 9 septembre 1543. On lui présente la couronne, l’épée et le sceptre. Ce sont ce qu’on appelle “les Honneurs de l’Ecosse” qui, aujourd’hui encore, sont conservés au château d’Edimbourg.

Henri VIII est furieux ! En 1545, il envoie sa flotte piller le port d’Edimbourg et l’armée anglaise se livre à des représailles en incendiant des châteaux et des villages. Affolé, le comte d’Arran appelle les Français au secours. C’est le bon moment car Henri VIII et François 1er vont mourir presque simultanément, le 28 janvier 1547 pour l’un et le 31 mars suivant pour l’autre.

Le nouveau roi d’Angleterre, Edouard VI, toujours fiancé à Marie Stuart, n’a que 10 ans. C’est le duc de Somerset qui assure la régence. En France, le fils aîné de François 1er, Henri II, monte sur le trône des Valois. Immédiatement, il répond à l’appel au secours de l’Ecosse en envoyant vers Edimbourg une petite flotte commandée par Léon Strozzi, un cousin de son épouse Catherine de Médicis. 

Les troupes françaises s’emparent du château de Saint Andrews. Furieux de cette intervention, le duc de Somerset envoie 15 000 hommes en Ecosse pour récupérer Marie. Marie de Guise craint pour sa fille. Elle quitte Stirling et s’installe dans un prieuré sur une île au milieu d’un lac, au pied des Highlands. 

Les Ecossais sont battus par les Anglais à Pinkie Cleugh. Cette-fois, il n’est plus question que Marie épouse le roi d’Angleterre. Il lui faut un  nouveau fiancé. Il sera vite trouvé : ce sera le fils aîné d’Henri II et Catherine de Médicis, le dauphin François. Il a alors 4 ans, Marie en a 6.

Le Parlement d’Ecosse vote l’annulation des fiançailles de Marie avec Edouard VI et organise le projet d’union avec le dauphin. Marie sera élevée à la Cour de France, auprès de son futur époux. La France s’engage à continuer à aider l’Ecosse, et elle le prouve en envoyant une nouvelle flotte, beaucoup plus importante que la première, toujours commandée par Strozzi. 

Elle entre dans le port d’Edimbourg le 16 juin 1548. 6 000 hommes débarquent. Les bateaux repartent vers la France tandis qu’un petit groupe de galères fait voile vers le nord, contourne l’Ecosse par l’archipel des Orcades avant d’arriver en mer d’Irlande, puis remonte l’estuaire de la Clyde à l’ouest de l’Ecosse. Les galères atteignent le château de Dumbarton, perché sur une roche volcanique, l’une des plus anciennes places fortes écossaises. C’est là que Marie de Guise attend les Français avec sa fille.

Le 7 août 1548, la reine enfant embarque avec son gouverneur lord Erskine, son demi-frère lord Jacques Stuart, fils naturel de jacques V, sa gouvernante la belle lady Fleming et quatre petites écossaises du même âge qu’elle, toutes prénommées  Marie. On les appellera “les Maries de Marie”. La mer est déchaînée, mais la suite débarque finalement à Roscoff le 15 août. 

Après une première nuit à Morlaix, le cortège remonte la Loire en bateau jusqu’à Orléans où les attend la grand-mère de Marie, la duchesse de Guise, née Antoinette de Bourbon. Celle-ci est immédiatement séduite par sa petite-fille et ce sera réciproque. Marie aura toujours plaisir à séjourner chez elle à Meudon. Le 16 octobre 1548, elle est reçue officiellement au château de Carrières-sur-Seine par sa future belle-mère Catherine de Médicis, accompagnée du dauphin, le fiancé âgé de presque 5 ans. Henri II n’est pas là, il guerroie en Italie.

Quelle est la future belle-famille de Marie ?

Le futur beau-père de Marie, Henri II, a 29 ans. Ce personnage mélancolique est le deuxième fils de François 1er. Avec son frère aîné, il a subi dans son enfance un traumatisme définitif : après la défaite de Pavie en 1525, Charles Quint avait emprisonné François 1er. Le roi captif avait dû signer l’infâme traité de Madrid par lequel il était libéré à condition de livrer comme otages ses deux fils à l’Espagne. Le dauphin François et son frère Henri, âgés de 8 et 7 ans, allaient être emprisonnés à Madrid à la place de leur père pendant quatre ans, avant de regagner la France ! Sinistre expérience, pauvres enfants…

Devenu adolescent, Henri était surnommé “le beau ténébreux”. Grand, bien fait et athlétique, il était choqué par les liaisons de son père, particulièrement avec la duchesse d’Etampes. Sa seule amie à la Cour était la grande Sénéchale, la très belle Diane de Poitiers. Elle avait vingt ans de plus que lui et l’avait accompagné avec son frère lors de leur fatal transfert à Madrid jusqu’à la frontière espagnole. Émue par le désespoir du petit garçon, elle l’avait embrassé. Henri n’avait jamais oublié ce baiser.

François 1er va marier son fils cadet avant l'aîné. C’est un mariage très politique. Il lui choisit pour épouse Catherine de Médicis. Elle n’est pas de sang royal mais ce n’est pas grave puisque Henri n’est pas destiné à régner. En revanche, elle a l’avantage d’être la nièce du pape Clément VII, ce qui n’est pas négligeable pour la politique italienne du roi. 

Le mariage a lieu à Marseille le 11 octobre 1533. Les deux époux ont le même âge : 14 ans. Catherine n’est pas vraiment jolie mais intelligente et pleine de charme. Elle fait la conquête de son beau-père en se révélant une cavalière et une chasseresse exceptionnelle. Elle partage aussi avec lui le goût des fêtes et des bals. Elle tombe follement amoureuse de son beau mari, qui n’est guère empressé à son égard. Catherine va vite s’apercevoir de la place que tient Diane de Poitiers dans la vie d’Henri…   

Le 10 août 1536, le dauphin François, après s’être beaucoup échauffé au jeu de paume, absorbe un grand verre d’eau glacée. Il succombe à une congestion. Le destin d’Henri et Catherine a basculé : ils sont devenus les futurs roi et reine de France. Catherine est enchantée de cette promotion mais terriblement angoissée de n’avoir pas encore pu donner un héritier à son époux. C’est la très intelligente Diane de Poitiers, la maîtresse du roi, qui va aider le couple de ses conseils. Enfin ! Après dix ans de mariage, le 19 janvier 1544, Catherine de Médicis accouche d’un petit garçon prénommé François, le futur fiancé de Marie Stuart. Son mariage est sauvé : en douze ans, le couple aura dix enfants dont sept survivront. Si Diane de Poitiers s’est montrée si coopérative, c’est qu’elle avait intérêt à ce que Catherine reste l’épouse d’Henri. Cette dernière connaissait la liaison de son mari, et l’acceptait même si elle en souffrait. Si Henri épousait une jeune et belle princesse, il risquait de se détacher d’elle, ce qu’elle ne pouvait supporter !

La petite Marie est élevée à la Cour de France

Lorsque Marie Stuart arrive à la Cour des Valois, Henri II et Catherine n’ont encore que trois enfants : le dauphin François, 5 ans, Elisabeth, future reine d’Espagne, 3 ans, et Claude, future duchesse de Lorraine, 1 an. D’autres vont venir au monde : en 1550 Charles, futur Charles IX, en 1551, Henri, futur Henri III, en 1553, Marguerite, future reine Margot, épouse d’Henri IV. Enfin, en 1555, François, futur duc d’Alençon et trublion de la famille.

Marie Stuart est tout de suite intégrée au cercle des enfants royaux. Elle va partager leur vie jusqu’à son mariage. Ce n’est pas une existence monotone. La Cour se déplace beaucoup, l’hiver au Louvre et le reste de l’année de château en château : Saint-Germain-en-Laye, Fontainebleau et bien sûr le Val de Loire : Blois, Amboise et le merveilleux Chambord. A chaque déplacement, la Cour est précédée de l’incroyable caravane transportant mobilier, tapisseries, vaisselles, vêtements et le personnel nécessaire. 

Mais il n’y a pas que les châteaux royaux. Il y a ceux de Diane de Poitiers, Chenonceau et surtout Anet où elle accueille volontiers les enfants qui sont très heureux chez elle. Connaissent-ils le lien qui unit Diane et Henri ? Rien n’est moins sûr. Diane est présente auprès d’eux et occupe aussi une place importante dans leurs vies. Quant à Catherine, elle supporte cette situation, sans doute avec une part de frustration car elle est une véritable mère italienne, extrêmement attachée à chacun de ses enfants.

Marie découvre un univers totalement différent du sien. Une troupe d’enfants joyeux, avec une vie parfaitement organisée. Aller de château en château n’est pas désagréable. Ça change des départs précipités en Ecosse d’un château à l’autre pour échapper aux ennemis, et de l’angoisse permanente. Et puis son petit fiancé, François, l’adore. Catherine de Médicis écrira au grand-père de Marie, le duc de Guise : “Dès le premier jour, ils furent aussi apprivoisés ensemble comme s’ils se fussent connus de tous temps.”

Une multitude de précepteurs s’occupe de l’éducation des petits princes, sous le contrôle de Catherine et de Diane. Ils apprennent le français, le latin, l’italien, l’histoire et la géographie, mais aussi les exercices physiques et les arts d’agrément. C’est totalement conforme à l’esprit de la Renaissance. Marie se glisse avec délice dans cet apprentissage. On lit les poèmes des auteurs de la Pléiade, Marie écrit aussitôt des vers. On apprend la musique, Marie chante divinement et joue du luth. La danse est aussi très prisée à la Cour et Marie danse à ravir. Par dessus tout, elle est coquette. Le luxe de la Cour l’enthousiasme. Elle se grise de broderies, de dentelles, de velours et de bijoux. Sa silhouette élancée met en valeur tout ce qu’elle porte.

Un mariage pour sauver son pays natal 

Mais loin des fastes de la Cour des Valois, Marie de Guise, restée en Ecosse, fait face à d’immenses problèmes. La pays est ravagé par la guerre, les troupes françaises, toujours présentes, sont de moins en moins appréciées. Le régent, le comte d’Arran, se fait manipuler. En 1550, la mère de Marie Stuart se rend en France, heureuse de retrouver sa fille et le fils qu’elle avait eu de son premier mariage. Les Guise sont la plus puissante famille de la Cour. Pour eux, la petite Marie est un précieux atout. Mais il y a aussi des rivalités dans cette Cour et le principal rival des Guise est le Connétable de Montmorency, l’ami le plus proche du roi.

Marie de Guise repart en Ecosse avec un peu d’argent et quelques promesses. C’est alors que se situe un épisode pittoresque qui va mettre la Cour en émoi. Ayant fait une chute de cheval, Diane de Poitiers est contrainte de se cloîtrer dans son château d’Anet. Pour distraire le roi, le Connétable de Montmorency a l’idée saugrenue de le rapprocher de la belle lady Fleming, gouvernante écossaise de Marie Stuart. Le souverain se rend tous les soirs dans les appartements de l’accueillante jeune femme, qui sont aussi ceux de Marie Stuart. 

Comme toujours dans ce genre de situation, quelqu’un se charge de prévenir Diane ! Celle-ci revient aussitôt au Louvre pour surprendre son royal amant au sortir du lit de lady Fleming ! Diane est furieuse, d’autant plus que la gouvernante tombe enceinte ! Henri II met aussitôt fin au scandale et assure Diane de sa fidélité éternelle. L’irrésistible lady Fleming regagne définitivement son Ecosse natale, après avoir accouché d’un bâtard royal, Henri d’Angoulême, en 1551. Marie de Guise l’avait précédée en Ecosse. Elle obtient, en 1554 que le Parlement la nomme enfin régente. Elle remplace le comte d’Arran. En 1557, Marie Stuart a 15 ans, le dauphin François en a presque 14. Sa santé est délicate mais rien ne s’oppose maintenant à leur mariage. Reste à régler la question politique qu’est l’union de la reine d’Ecosse et du futur roi de France… 

 

Ressources bibliographiques : 

Michel Duchein, Marie Stuart, la femme et le mythe (Fayard, 1987)

Ivan Cloulas, Henri II (Fayard, 1985)

Jean des Cars, Des couples tragiques de l’histoire (Perrin, 2020)

 

 

“Au cœur de l’Histoire” est un podcast Europe 1 Studio

Auteur et présentation : Jean des Cars
Production : Timothée Magot
Réalisation : Jean-François Bussière 
Diffusion et édition : Salomé Journo 
Graphisme : Karelle Villais

 

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