Publicité
Publicité

Elizabeth II, l’apprentissage d’une princesse (partie 1)

Au Cœur de l'Histoire

11 novembre 2020

Episode - 00 minutes - Société

Description de l'épisode

[1926-1935] Dans "The Crown", le personnage d'Elizabeth II, interprété par Olivia Colman, dit : "J’ai fait des sacrifices. J’ai effacé qui j’étais. Ce n’est pas un choix, c’est un devoir". Dans cette nouvelle série thématique "Au cœur de l'Histoire", Jean des Cars vous propose de découvrir qui est la vraie Elizabeth II, la femme la plus célèbre du monde, mais sans doute aussi la moins connue… Dans ce premier épisode, il vous parle des jeunes années de cette princesse qui n’était pas destinée à régner. 


Lorsqu'elle nait le le 21 avril 1926 à Londres, Elizabeth Alexandra Mary Windsor n'est pas supposée monter un jour sur le trône. Dans ce nouvel épisode du podcast Europe 1 Studio "Au cœur de l'histoire" , Jean des Cars vous raconte l'enfance choyée et insouciante de celle qui ignore encore qu'elle sera reine du Royaume-Uni. 

A 9 ans, la princesse participe au jubilé d’argent de son grand-père

L’année 1935 pour la princesse Elizabeth, fille du duc et de la duchesse d’York, est exceptionnelle. Son grand-père, le roi George V, va célébrer fastueusement son jubilé d’argent, c’est à dire ses vingt-cinq ans de règne à la tête de l’empire britannique. Le souverain avait succédé à son père, le très populaire Edouard VII, en 1910. Avec son empire, il a été l’un des vainqueurs de la Première Guerre mondiale, mais à quel prix ! Quatre ans d’un conflit sans précédent, effroyable, avec de terribles pertes humaines. 

Il a compris la nécessité, pour lui et la famille régnante, de changer le nom de la dynastie en 1917 : le patronyme de Saxe-Cobourg-Gotha, trop allemand, est remplacé par celui de Windsor. L’opinion l'approuve sans réserve. George V a tremblé car tous les empires européens ont été balayés par cette guerre : l’empire russe, l’empire allemand, l’empire austro-hongrois et même l’empire ottoman. Seul l’empire britannique s’est maintenu. 

Mais les difficultés économiques consécutives à la guerre font craindre à George V une montée du communisme qui a, entre autres, entraîné la chute de la dynastie des Romanov. Il est inquiet pour la popularité de la famille royale. Selon lui, ce jubilé d’argent est un test… 

Ses petites filles, les enfants de son second fils, le duc d'York, Elizabeth, 9 ans et sa petite soeur Margaret Rose, 5 ans, sont très excitées à l‘idée de participer à cet évènement si important et si rare. Elles seront toutes les deux vêtues de rose, chapeaux compris. 

Le 6 mai 1935, sous un soleil éclatant, elles prennent place avec leurs parents dans un landau découvert qui va faire partie du cortège allant de Buckingham Palace jusqu’à la cathédrale Saint-Paul où sera célébrée une cérémonie d’actions de grâce pour les vingt-cinq ans de règne de leur grand-père. C’est un énorme cortège. Il y a les carrosses des Premiers ministres des Dominions, ces territoires associés à l’empire comme le Canada et l’Australie, celui du Premier ministre du Royaume-Uni, Ramsay MacDonald, et puis ceux des oncles et des cousins : oncle Henry, duc de Gloucester, oncle George, le duc de Kent, et sa ravissante épouse Marina, et surtout l’oncle David, le prince de Galles, héritier du trône. 

Le dernier carrosse est celui du souverain, George V, en grand uniforme, et de son épouse, la reine Mary, scintillante de diamants. Mais le plus important est qu’à l’aller comme au retour, tout au long du trajet, y compris dans les quartiers pauvres de l'East-End, le roi et la reine ont été acclamés par la population. George V en a été bouleversé. Il est rassuré sur la stabilité de la monarchie britannique. Le soir même, il s’adressera à la population, lors d’un discours radiodiffusé : "Je peux seulement vous dire, mon très cher peuple, que la reine et moi vous remercions du fond du coeur pour votre loyauté et, oserai-je le dire, pour l’amour dont vous nous avez entourés en ce jour."

Quant aux deux petites princesses, Elizabeth et Margaret, elles ont été éblouies par le cortège, par les fastes de la cérémonie à Saint-Paul et par l’apparition, rituelle, de la famille royale au balcon de Buckingham Palace devant la foule enthousiaste. A cet usage, Elizabeth est déjà habituée : elle y avait fait son premier "royal wave", le salut de la main droite, dans les bras de sa mère, à l’âge de un an... Elle a déjà une longue pratique !

Edouard et Albert deux frères que tout oppose

La princesse Elizabeth naît le 21 avril 1926 à Londres, dans la maison de ses grands-parents maternels, lord et lady Strathmore, au 17 Bruton Street, dans le quartier très élégant de Mayfair. Son père est le duc d’York. Il se prénomme Albert, mais tout le monde le surnomme Bertie. Il est le deuxième fils du roi George V et de la reine Mary, il a 31 ans. Son frère aîné de 18 mois, Edouard, est le prince de Galles. Il a deux autres frères, Henri, duc de Gloucester et George, duc de Kent. Il a aussi une soeur, Mary. Un autre frère, John, est mort en 1919, à l’âge de 14 ans. 

Les quatre frères et leur soeur n’ont pas eu une enfance très chaleureuse. Leurs parents les aimaient sans doute mais avaient quelques difficultés à leur montrer leur affection. George V, très autoritaire, les menait à la baguette, par exemple avançant les pendules pour les mettre en retard et pouvoir les admonester… Albert avait une nurse particulièrement perverse qui le pinçait juste avant l’ouverture de la porte du salon où il allait retrouver ses parents. Il arrivait en larmes et était immédiatement renvoyé à la nursery ! Leurs parents mirent très longtemps à s’en apercevoir… 

Albert et son frère Edouard s’entendaient très bien mais il y avait entre eux une différence énorme. Edouard, charmant, séduisant, était l’héritier du trône et incontestablement le chouchou de la reine Mary, sa mère. Son cadet, timide, peu à l’aise, avait des difficultés d’élocution. Et pendant plusieurs années, il subit le supplice des gouttières pour redresser ses jambes. Bref, Albert a eu une enfance traumatisante.

Pendant la guerre de 14, Edouard brille sur le front français avec beaucoup de courage et sans doute d’inconscience. Il sert dans le corps des Grenadiers de la Garde. Albert, lui, sert dans la Marine et participe à la bataille du Jutland en 1917.

Après la guerre, le prince de Galles se met à collectionner les aventures, de préférence avec des femmes mariées. Albert, lui, rencontre en 1920, lors d’un bal, une aristocrate écossaise, Elizabeth Bowes-Lyon. Il en tombe éperdument amoureux. Elizabeth est brune, petite, avec des yeux bleus très expressifs et surtout un charme, une gaieté, une joie de vivre qui fait d’elle la reine de la saison londonienne. Tous les jeunes gens de la bonne société rêvent de l’épouser. Fille de lord et lady Strathmore, elle était née en Ecosse, dans le très beau château de Glamis, hanté, bien sûr, par de nombreux fantômes dont celui, très shakespearien, de lady Macbeth… 

Il fallut de la perséverance à Bertie pour conquérir celle dont il était sûr qu’elle était la femme de sa vie. Elle refusa deux fois sa demande en mariage et finit par accepter la troisième. Certes, elle l’aimait, mais elle avait toujours mené une vie joyeuse, insouciante et libre. Aussi, redoutait-elle, en épousant un membre de la famille royale, d’être enfermée dans "une cage dorée". 

Albert et Elizabeth se marient le 26 avril 1923 à l’abbaye de Westminster. Cette union ne suscite pas un grand enthousiasme populaire. Il y eut tout de même l’inévitable apparition au balcon de Buckingham Palace. Mais le mariage que les Britanniques attendent est celui du prince de Galles, Edouard, leur futur roi. 

Trois ans après le mariage, la naissance d’Elizabeth les comble de joie. D’ailleurs, si elle porte ce prénom, ce n’est pas du tout en hommage à la reine Elizabeth 1ère mais à sa mère. A ce moment là, la petite Elizabeth n’a que très peu de chances de monter un jour sur le trône britannique… 

La famille d’York s’installe au 145 Piccadilly, dans une vaste demeure donnant sur Green Park. La petite princesse est âgée d’à peine 9 mois lorsque ses parents doivent s’absenter pour un voyage officiel de six mois en Australie et en Nouvelle-Zélande. Le bébé est confié à ses grands-parents maternels, le roi George V et la reine Mary. Et là, une sorte de miracle va se produire : le souverain, si distant avec ses propres enfants, va littéralement fondre de tendresse pour sa petite-fille. Il s’enthousiasme à l’apparition de chaque nouvelle dent et informe son fils et sa belle-fille des moindres détails de son existence pendant leur absence !

C’est en juin 1927, au retour de ses parents, qu’Elizabeth fait sa première apparition sur le balcon de Buckingham Palace et y fait son premier "royal wave".

Le 21 août 1930, sa mère donne naissance à une deuxième fille, Margaret Rose, au château de Glamis, en Ecossse. George V est un peu déçu de l’arrivée d’une nouvelle fille car le comportement de l’héritier de la couronne l’inquiète. Edouard vit alors une liaison quasi officielle avec lady Furness, une riche héritière américaine, mariée à un aristocrate anglais. Pour Lui, toujours pas de mariage à l’horizon, et donc pas de possibilité d’héritier. Le roi commence à penser qu’Elizabeth pourrait avoir un destin royal. La petite princesse est évidemment très loin de ces préoccupations. Enchantée d’avoir une soeur, elle va tout de suite l’aimer profondément et s’en sentir responsable. Une attitude qui ne sera jamais démentie, quoi qu’on ait raconté ou supposé beaucoup plus tard…

Une enfance qui structure la future reine 

La terrible crise de 1929 pousse le roi George V à diminuer de moitié sa liste civile et celle de tous ses enfants. Le prince de Galles prend très mal ces restrictions. Il est furieux. Il a l’habitude de dilapider beaucoup d’argent avec ses maîtresses, sa vie nocturne et ses voyages. En revanche, le duc d’York, passionné de chasse, renonce à plusieurs domaines qu’il avait l’habitude de louer, et donc à son sport favori. 

Pour remercier son fils de ce sacrifice, et aussi pour que la famille d’York ait une maison de campagne à elle, George V leur donne la jouissance de Royal Lodge, une construction de style néo-gothique dans le parc du château de Windsor, proche de celle du prince de Galles, appelée Fort Belvédère. Albert et sa femme y vont souvent, presque chaque week-end. La duchesse décore la maison avec beaucoup de goût et sa fille Elizabeth, que tout le monde surnomme désormais Lilibeth (petit nom que lui a donné son grand-père le roi), se voit offrir un cottage miniature, cadeau du Pays de Galles. Cette petite construction sera pour Elizabeth et Margaret beaucoup plus amusante qu’une maison de poupées. Elles en raffolent !

Lilibeth découvre aussi un sport qui deviendra vite son favori : l’équitation. Son premier poney, Peggy, est un cadeau de son grand-père. C’est le roi George V qui a transmis la passion des chevaux à sa petite-fille. Lorsqu’elle était toute petite, il l’emmenait déjà se promener dans les jardins de Sandringham et visiter les écuries où il lui présentait ses chevaux préférés, Scuttle et Limelight. On sait que chez Elizabeth II cette passion, scellée depuis le plus jeune âge, sera définitive. Elle est une experte remarquable et reconnue, propriétaire d’écuries de courses et aujourd’hui encore, à 94 ans, la reine se promène parfois, calmement à cheval, accompagnée d’un écuyer, dans le parc de Windsor.

Une autre passion va naître à Royal Lodge, celle des chiens. Jusqu’à 1933, le Labrador était le favori. Mais cette année là, le duc d’York offre à sa fille son premier corgi. Une race alors très peu connue et pas du tout à la mode. La princesse est tellement intéressée par son "Dookie" qu’une femelle, Jane, va suivre. Une autre dynastie va naître : celle des chiens ! Jusqu’à aujourd’hui, Elizabeth II a la passion des corgis. Cette-fois, c’est donc son père qui la lui a transmise. Il aime la nature et les animaux. Comme lui, Lilibeth deviendra une "campagnarde de coeur".

D’autres traditions vont rythmer la vie de la princesse : les week-ends à Royal Lodge, les vacances de Pâques à Windsor avec le roi et la reine, les séjours en Ecosse, à Balmoral, du début août pour la chasse à la grouse au début octobre, Noël et le Nouvel An dans la résidence privée de Sandringham. L’agenda de ses parents est encore aujourd’hui celui de la reine, sauf cette année, en raison des restrictions imposées par la situation sanitaire liée au covid 19. 

Une éducation sous le contrôle de la reine Mary 

Au printemps 1932, un nouveau personnage entre dans la vie de Lilibeth. Elle se nomme Marion Crawford. Elle sera la gouvernante des deux princesses jusqu’à la fin de la Deuxième Guerre mondiale. Elle est écossaise et une pédagogue aussi expérimentée que motivée. Pourtant, les études de leurs filles n’étaient pas la première préoccupation du duc et de la duchesse d’York. Lui avait tellement détesté cet apprentissage qu’il ne voulait pas infliger ce cauchemar à ses filles. Quant à son épouse, élevée très librement par sa mère, elle était persuadée que ses filles n’avaient pas besoin d’une éducation intellectuelle trop poussée.

Marion Crawford, immédiatement baptisée Crawfie par les princesses, fait de son mieux pour les instruire, sans contrarier leur mère. Elle décide de leur faire découvrir la vraie vie du peuple britannique. Elle organise des visites de Londres et de ses principaux monuments, les emmène dans le métro, un exercice délicat car les visages des princesses sont très connus, mais elles sont toujours accompagnées d’agents de sécurité. 

Une autre personne - et non des moindres - va également se préoccuper de leur éducation : c’est la reine Mary, leur grand-mère qui leur enseigne l’histoire du Royaume-Uni, de ses dynasties et de l’empire, notamment de sa géographie. Elle aura une grande influence sur sa petite-fille aînée. Lilibeth est très impressionnée par cette grand-mère corsetée et qui n’a rien changé à ses habitudes vestimentaires d’avant la guerre de 14. La reine ne manifeste jamais publiquement ses émotions. Ce comportement, Lilibeth s’en fera une règle qu’elle appliquera toute sa vie. 

Cela n’empêche pas la vie de famille des York d’être fusionnelle. Albert, sa femme et ses deux filles partagent ensemble le plus de temps possible : déjeuner, promenade, jeux. Les parents et leurs filles s’adorent et se surnomment "Us Four", "Nous Quatre". Mais ce quatuor va bientôt affronter un cataclysme… 

 

Ressources bibliographiques : 

Sarah Bradford, Elizabeth II (Penguin Books nouvelle édition 2002)

William Shawcross, Queen Elizabeth the Queen Mother (Pan Books, 2009)

Sarah Bradford, George VI (Penguins Books, 1989)

Jean des Cars, Elizabeth II, la Reine (Perrin, 2018)

 

Vous voulez écouter les autres épisodes de ce podcast ?

>> Retrouvez-les sur notre site Europe1.fr et sur Apple PodcastsGoogle podcasts, Deezer, Dailymotion et YouTube , ou vos plateformes habituelles d’écoute.

>> Retrouvez ici le mode d'emploi pour écouter tous les podcasts d'Europe 1

 

"Au cœur de l'histoire" est un podcast Europe 1 Studio

Auteur et présentation : Jean des Cars
Production, diffusion et édition : Timothée Magot
Réalisation : Matthieu Blaise
Graphisme : Karelle Villais

 

Animateurs associés
  • “J’accuse !” d’Emile Zola, le tournant de l’affaire Dreyfus

    “J’accuse !” d’Emile Zola, le tournant de l’affaire Dreyfus

    Stéphane Bern

    Stéphane Bern raconte, 127 ans, jour pour jour, après sa publication en Une de l’Aurore, “J’accuse!”, la lettre ouverte de l’écrivain Émile Zola, qui, en interpellant publiquement le président de la République, a marqué un véritable tournant dans l’Affaire Dreyfus… Quelles sont les ambitions d’Emile Zola avec la publication de “J’accuse !” ? Pourquoi a-t-il décidé de s’engager sur ce sujet ? Comment ce texte résonne-t-il encore aujourd’hui ? Pour en parler, Stéphane Bern reçoit Vincent Duclert, historien, spécialiste de l'Affaire Dreyfus, auteur de “ La vérité en marche, L'affaire Dreyfus” (collection Texto,Tallandier). (rediffusion)

      Audio -   13 janvier 2026  - 41 min

      Audio -   13 janvier 2026  - 41 min

  • Marguerite d'Angoulême, la très sage soeur de François Ier [1/2]

    Marguerite d'Angoulême, la très sage soeur de François Ier [1/2]

    Virginie Girod

    Plongez dans l'histoire de Marguerite d’Angoulême, sœur du roi François Ier, racontée par l’historienne Virginie Girod dans un récit inédit en deux parties. Marguerite d’Angoulême est élevée avec son frère, le futur François Ier. À 17 ans, brillante, elle croule sous les demandes en mariage. Elle épouse Charles d’Alençon, mais cette union la rend malheureuse. En janvier 1515, François Ier, devient roi en succédant à Louis XII. Cet événement est crucial pour la jeune femme. La reine officielle, Claude de France, est effacée au sein de la cour. En parallèle, Marguerite d’Angoulême s’impose comme la partenaire du roi. Alors que François Ier se lance à la conquête de l’Europe, il est fait prisonnier en Espagne en 1525. Sa sœur prend part à la délégation envoyée pour négocier sa libération. Dans sa cellule, François Ier est en mauvaise santé. Mais alors que Marguerite est auprès de lui, une sorte de miracle se produit. Sa liberté négociée, François Ier retrouve sa cour en 1526. De son côté, Marguerite d’Angoulême épouse Henri d’Albret, roi de Navarre. Désormais connue sous le nom de Marguerite de Navarre, la sœur du roi développe peu à peu sa fibre littéraire. (rediffusion)

      Audio -   13 janvier 2026  - 15 min

      Audio -   13 janvier 2026  - 15 min

  • Les procès d'animaux au Moyen-Âge

    Les procès d'animaux au Moyen-Âge

    Stéphane Bern

    Stéphane Bern raconte de drôles de procès qui ont eu lieu au Moyen Âge, mettant en accusation des veaux, des vaches, des chevaux et surtout des… cochons ! Oui, des animaux qui ont dû répondre de leurs actes, malveillants forcément… Ces procès étaient-ils fréquents ? Leur prêtait-on une conscience morale ? Comment le statut juridique des animaux a-t-il évolué ? Pour en parler, Stéphane Bern reçoit Benjamin Daboval, vétérinaire, auteur d'une thèse sur "Les animaux dans les procès du Moyen Âge à nos jours". (rediffusion)

      Audio -   12 janvier 2026  - 36 min

      Audio -   12 janvier 2026  - 36 min

  • Hors-série : Les 200 ans du Figaro

    Hors-série : Les 200 ans du Figaro

    Olivier de Lagarde

    Il s'agit d'un fait rare dans le monde de la presse : un bi-centenaire. Fondé le 15 janvier 1826, Le Figaro célèbre cette année ses 200 ans ! A l'occasion de cet anniversaire historique, Le Figaro s'expose à Paris sous la nef du Grand Palais du 14 au 16 janvier 2026 (inscription sur le site du Figaro). Dans cet épisode inédit, découvrez l'histoire du plus ancien quotidien français, les évènements qui l'ont marqué ainsi que les grands noms qui y ont contribué. Pour en parler, Olivier de Lagarde reçoit quatre confrères du journal : Guillaume Perrault, rédacteur en chef des pages Histoire du Figaro et co-commissaire de l'exposition "1862-2026 Le Figaro : 200 ans de liberté" ; Claire Blandin, professeure à l'Université Sorbonne Paris-Nord, spécialiste de l'histoire des médias et co-commissaire de l'exposition ; Isabelle Schmitz, directrice adjointe des hors-séries du Figaro et du Figaro Histoire, coordinatrice du numéro spécial anniversaire ; et Etienne de Montety, directeur du Figaro Littérature et auteur de l'ouvrage Le Figaro, 200 ans de liberté (La Martinière).

      Audio -   12 janvier 2026  - 63 min

      Audio -   12 janvier 2026  - 63 min

  • Qui était vraiment Antonin Carême ?

    Qui était vraiment Antonin Carême ?

    Virginie Girod

    Virginie Girod vous propose de redécouvrir la véritable histoire de l'alliance entre le chef Carême et le diplomate Talleyrand. En 1814, s'ouvre le congrès de Vienne, réunissant les grandes puissances européennes pour réorganiser l'Europe après la chute de Napoléon Ier. Parmi les nombreux plénipotentiaires affluant dans la capitale des Habsbourg, se trouve Charles Maurice de Talleyrand Périgord (1754-1838), représentant de la France. Dans ses valises, il emmène Antonin Carême (1783-1833), le plus grand cuisinier de son temps. Sollicité par de nombreuses têtes couronnés, ce dernier fut surnommé "le roi des chef et le chef des rois". (rediffusion)

      Audio -   12 janvier 2026  - 17 min

      Audio -   12 janvier 2026  - 17 min

  • L'Eglise au milieu du village - La chapelle Matisse de Vence

    L'Eglise au milieu du village - La chapelle Matisse de Vence

    Europe 1

    Chaque dimanche, Gavin's Clemente Ruiz explore la richesse des églises de France, en révélant leur histoire, leur singularité, ainsi que les activités culturelles et spirituelles qui les animent. Dans ce nouvel épisode de “L’Eglise au milieu du village”, direction Vence dans les Alpes-Maritimes, pour découvrir la chapelle Matisse, conçue par le peintre lui-même.

      Audio -   11 janvier 2026  - 05 min

      Audio -   11 janvier 2026  - 05 min

  • L'enfant du Temple était-il vraiment Louis XVII ? [2/2]

    L'enfant du Temple était-il vraiment Louis XVII ? [2/2]

    Jean des Cars

    A peine le corps du jeune Louis XVII est-il jeté dans la fosse commune qu’on signale sa présence dans plusieurs régions de France. Plusieurs jeunes hommes, dont certains particulièrement convaincants, se font passer pour Louis XVII… Seul l’ADN permettra de résoudre l’énigme de sa mort. Dans la seconde partie de son récit, Jean des Cars ​raconte comment les faussaires se faisant passer pour le petit monarque ont été discrédités. (rediffusion)

      Audio -   11 janvier 2026  - 16 min

      Audio -   11 janvier 2026  - 16 min

  • L'enfant du Temple était-il vraiment Louis XVII ? [1/2]

    L'enfant du Temple était-il vraiment Louis XVII ? [1/2]

    Jean des Cars

    A la mort de Louis XVI en 1793, son fils, âgé seulement ​de 8 ans devient roi de France sous le nom de Louis XVII. Pour les révolutionnaires, ce petit garçon est considéré à la fois comme une menace pour la sécurité de l’Etat et ​comme un précieux otage qu’il faut préserver… Dans la première partie de son récit, Jean des Cars raconte la vie et le décès entouré de mystères du jeune roi dans la prison du Temple. (rediffusion)

      Audio -   11 janvier 2026  - 20 min

      Audio -   11 janvier 2026  - 20 min

  • Mirabeau, le célèbre orateur de la séance du Jeu de Paume

    Mirabeau, le célèbre orateur de la séance du Jeu de Paume

    Europe 1

    Dans Histoire d'une vie, Marc Menant recevait l'historien spécialiste de la Révolution Française Claude Manceron (1929-1999), auteur notamment de La Révolution Française, dictionnaire biographique. Dans cet entretien, Claude Manceron raconte la figure historique de Mirabeau, le célèbre orateur de la Révolution Française. Issu de la noblesse française, Mirabeau se présente à la députation en 1789 en usant d'un subterfuge : celui d'ouvrir un commerce de draps. Il est le premier à être élu député du Tiers-Etat par la sénéchaussée d'Aix-en-Provence. Dès ses débuts, il devient une personnalité incontournable de l'Assemblée. Partisan de la monarchie constitutionnelle, il prononcera, lors de la célèbre séance du Jeu de Paume, le 23 juin 1789, la fameuse citation : "Nous sommes ici par la volonté du peuple..." En avril 1791, il est jugé pour avoir commis un adultère avec violence et le jugement ordonne sa décapitation.

      Audio -   10 janvier 2026  - 44 min

      Audio -   10 janvier 2026  - 44 min

  • Napoléon III, l'Empereur qui a modernisé la France

    Napoléon III, l'Empereur qui a modernisé la France

    Stéphane Bern

    Stéphane Bern raconte le destin d’un Bonaparte durant le Second Empire : Louis-Napoléon Bonaparte devenu Napoléon III, le dernier souverain, l'Empereur inattendu qui a modernisé la France à marche forcée, avant de connaître une chute vertigineuse tout aussi rapide… Quel était le dessein de Napoléon III pour la France ? Dans quelle mesure a-t-il marché dans les pas de son oncle, Napoléon Ier ? Pourquoi cette figure a-t-elle longtemps souffert d’une légende noire ? Pour en parler, Stéphane Bern reçoit Eric Anceau, historien et auteur de "Napoléon III" (Tallandier, collection Texto). (rediffusion)

      Audio -   9 janvier 2026  - 42 min

      Audio -   9 janvier 2026  - 42 min

Publicité
En lien avec cette émission
Laurence Ferrari
Société

Punchline

Laurence Ferrari

Une heure d'information, d'analyses et de débats en direct du lundi au vendredi, en codiffusion avec CNEWS.

Maël Laurent
Société

Europe 1 Nuit Week-end

Maël Laurent

Maël Laurent vous livre le concentré de l'actualité du jour, tout en gardant un œil sur les événements à venir avec les Unes de la presse du lendemain.

Alexis de La Fléchère
Société

Europe 1 Matin week-end

Alexis de La Fléchère

Chaque samedi et dimanche, de 6h à 9h, Alexis de La Fléchère entouré des journalistes de la rédaction et des chroniqueurs de la station, vous propose un point complet sur l'actualité pour mieux la comprendre. Un rendez-vous incontournable pour commencer votre week-end. Culture, société et évasion seront également au programme de ces trois heures.

Europe 1 Soir
Société

Europe 1 soir week-end

Stéphanie de Muru

Entouré des journalistes de la rédaction d'Europe 1 et de ses invités, Stéphanie de Muru analyse, mène les débats, et remet en perspective les dernières actualités.

Pascal Praud.
Société

Pascal Praud et vous

Pascal Praud

Pascal Praud revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

Maël Hassani.
Société

Europe 1 Nuit

Maël Hassani

Tous les soirs, Maël Hassani vous livre le concentré de l'actualité du jour, tout en gardant un œil sur les événements à venir avec les Unes de la presse du lendemain.

Pierre de Vilno.
Société

Europe 1 Soir

Pierre de Vilno

Le tour complet de l'actualité en compagnie de Pierre de Vilno et de la rédaction d'Europe 1 de 19 heures à 21 heures.

Pascal Praud.
Société

L'Heure des Pros

Pascal Praud

Du lundi au vendredi juste après la matinale d'Europe 1, place à L'Heure des Pros, présentée par Pascal Praud. Entouré d'éditorialistes, il revient entre 9h et 9h30 sans concession sur tous les sujets au cœur de l'actualité.

Réécoute Dimitri Pavlenko
Société

Europe 1 Matin

Dimitri Pavlenko

Des journaux, des interviews, de l'expertise, une revue de presse, de l'humeur... Emmené par Jacques Serais, Europe 1 Matin, c'est deux heures d'informations, mais pas seulement. C'est aussi du décryptage et de l'analyse pour mieux comprendre le monde qui nous entoure et les enjeux derrière les dernières actualités. Politique, société, économie, faits divers, sport... Aucun sujet n'échappe à la rédaction d'Europe 1. <br />

Réécoute Alexandre Le Mer
Société

Europe 1 Bonjour

Alexandre Le Mer

Alexandre Le Mer, entouré des journalistes de la rédaction d'Europe 1, vous guide à travers un tour complet de l'actualité dès les premières heures du jour. Pendant deux heures, plongez dans un format convivial où chaque demi-heure vous apporte une nouvelle édition des journaux, pour rester à jour avec les dernières informations. Un moment idéal pour commencer la journée informé, tout en profitant d’un ton décontracté et d’une équipe passionnée par le décryptage des événements qui façonnent notre monde.