Publicité
Publicité

De Gaulle : dans l’ombre d’un géant (partie 2)

Au Cœur de l'Histoire

10 novembre 2020

Episode - 00 minutes - Société

Description de l'épisode

Il y a cinquante ans, les Français et le monde apprenaient le décès du général de Gaulle, survenu le 9 novembre 1970 à 19h30, à La Boisserie, sa maison de Colombey-les-Deux-Eglises. Dans ce nouvel épisode du podcast Europe 1 Studio "Au cœur de l'Histoire", Jean des Cars vous révèle quelques secrets sur la personnalité et le caractère d’un homme d’Etat incontournable, mais qui défendait farouchement sa vie privée…


Le 9 novembre 2020 marquait le cinquantenaire de la mort du général de Gaulle. De l'équipe soudée qu'il formait avec sa femme Yvonne, à ses drames intimes, en passant par sa personnalité, parfois badine, dans ce nouvel épisode du podcast Europe 1 Studio "Au cœur de l'histoire" , Jean des Cars vous propose de découvrir l'homme qui se cache derrière la mythe. 

Les trois femmes de la vie du général

Derrière le héros, le militaire et le chef d’Etat, il y a un homme, un fils, un mari et un père qui a toujours protégé sa vie intime et familiale. Avant son épouse Yvonne, une autre femme a eu une grande influence sur lui. Il s’agit de sa mère, Jeanne Maillot, morte un mois après l’appel du 18 juin. Après ce message historique diffusé depuis Londres, le nom de son fils était censuré par de nombreux journaux en France… Mais à ses obsèques, près de Rennes, l’église était pleine. On savait qui elle était : une patriote. Elle avait 79 ans et était veuve depuis sept ans. De ses propres parents, elle avait appris, à l’âge de 10 ans, l’humiliation d’une défaite et d’une capitulation, celle de 1870, dans le piège de Sedan… 

Devenue mère de cinq enfants, elle leur demande de prier chaque soir pour le retour de l'Alsace-Lorraine à la France. Chez cette femme de petite taille, d’apparence frêle mais d’un grand courage, le patriotisme et le catholicisme sont indissociables. En 1918, ses quatre fils sortent vivants de l’effroyable cataclysme de la Première Guerre mondiale. Quelques heures après l’appel du 18 juin 1940, le curé de son village breton lui dit qu’il a entendu le message d’un général français, au micro de la radio anglaise. Il ignore qui est cet officier appelant à la Résistance. Elle répond : "Mais monsieur le curé, je le connais, ce général ! C’est mon fils !"

Yvonne, que beaucoup de Français surnommeront "tante Yvonne" lorsque son mari sera président de la République, est, quant à elle, l’archétype de la discrétion. Son mariage avec Charles de Gaulle est, dit-on, "arrangé" comme cela se fait encore, parfois, au XXe siècle. Gaston Bonheur, qui fut l’un des directeurs de Paris-Match, a relaté la scène de la rencontre, en 1920, entre l’officier de 1 mètre 93 et la jeune Yvonne Vendroux, 1 mètre 58, autour d’un thé : "Elle était avec ses parents. De Gaulle, tout embarrassé de sa haute taille, tenait sur ses genoux son képi, ses gants, sa badine et sa tasse. Ce qui devait arriver arriva : il renversa son thé sur la robe de la demoiselle."

Un mauvais début ? Au contraire ! A ses parents, Yvonne déclare : "Ce sera lui ou personne". Ils se marient cinq mois plus tard, le 6 avril 1921. Si le couple, aux yeux du monde, paraît physiquement déséquilibré, "ils s’étaient plu d’emblée parce que, l’un comme l’autre, ils s’assumaient tels qu’ils étaient" écrit la journaliste Mariana Grépinet dans un hors-série récent et magnifique de Paris-Match, sous la rédaction en chef de Patrick Mahé. Et le grand reporter Georges Menant, en novembre 1970, après le décès du général, de rappeler, dans le même hebdomadaire, que ce couple : "Avant de devenir quoi que ce soit, les de Gaulle seraient toujours, elle dans la rondeur, lui dans sa raideur, des gens authentiques."

A son épouse, le général avait écrit : "Ma chère petite femme chérie, et aussi mon amie, ma compagne si brave et si bonne à travers une vie qui est une tourmente. Bien appuyés sur l’autre physiquement et moralement, nous irons très loin sur la mer et dans la vie pour le meilleur et pour le pire."

Les de Gaulle s’assument, mais avec pudeur. On sait que leur drame privé fut leur troisième enfant, leur fille Anne, née en 1928. "Elle n’était pas comme les autres". Pour Anne, trisomique, écrit Denis Tillinac, dans son passionnant Dictionnaire Amoureux du Général "le général mobilisera sans les épuiser les ressources de sa tendresse". Yvonne parle de "la petite Anne", son père de "la pauvre petite Anne" pour qui il invente des refrains qui la font sourire. Et il la prend sur ses genoux, par exemple sur la plage de Bénodet, en Bretagne, en 1933. Anne a 5 ans. Elle écoute son père dans un pliant, costumé, qui a gardé son chapeau à bord relevé sur la plage. Il chante… Elle est face à lui. Elle a presque l’air gai. De cette scène touchante, on a conservé une photo qui résume le drame vécu avec une infinie bonté. 

A 20 ans, Anne, tant chérie, meurt dans les bras du général, emportée par une double pneumonie. Avant de s’éloigner de la tombe où le cercueil de sa fille vient d’être descendu, Charles de Gaulle pose sa main sur le bras de son épouse, figée de douleur et de chagrin. Et il a ce mot, magnifique : "Ne pleurez pas… Venez, Yvonne, maintenant elle est comme les autres…"

Le général et les femmes 

On a souvent taxé de Gaulle d’anti-féminisme. On a aussi insinué qu’il aurait eu des aventures avant son mariage, comme le maréchal Pétain, qui était, au début des années vingt, son mentor. Rien d’anormal à cela, mais aucune preuve n’a jamais été apportée. Plus tard, lorsque certains évoquèrent des coups de canif dans le contrat conjugal, Yvonne répondit, en plaisantant : "Il n’en aurait pas le temps !"

En France, les partis de gauche, pourtant favorables à l’émancipation féminine, s’opposent longtemps au droit de vote des femmes parce qu’ils craignent qu’elles n’apportent leurs suffrages qu’aux défenseurs de positions conservatrices. Et, de fait, ce fut souvent le cas jusqu’à la Deuxième Guerre mondiale, même si dès 1936, plusieurs femmes siègent dans le gouvernement du Front Populaire.

Il faut donc rappeler qu’en France, le 21 avril 1944, le général de Gaulle, chef de la France Libre, décide que les femmes françaises sont désormais électrices et éligibles. Il reconnaît ainsi le rôle essentiel qu’elles ont joué dans la Résistance. Les Françaises votent pour la première fois un an plus tard, le 29 avril 1945, aux élections municipales. Au milieu des années 1970, les femmes conquièrent la plénitude de leurs droits politiques dans presque tous les pays du monde. 

Les Françaises doivent à de Gaulle un autre droit qu’il ne faut pas oublier : la pilule. C’est Yvonne, déchirée entre tradition et modernité, qui pousse son mari à dire oui à la contraception. Le projet est alors porté par celui qui est ministre de la Santé en 1967 : Lucien Neuwirth. Pour un homme de la génération du général (il a 77 ans à ce moment là) et de son milieu familial et social, les questions de sexualité sont source de malaise. C’est simple : on n’en parle pas. Néanmoins, par devoir d'État, le président accepte ce que sa morale privée réprouve. On peut penser que c’est le sort de la petite Anne qui a changé l’opinion de ce couple de fervents catholiques… 

Il est vraisemblable que Mme de Gaulle, a priori éloignée de la génération des jeunes filles du twist et des yé-yé, se soit informée discrètement et ait été bouleversée en apprenant les drames des avortements clandestins. On dit que le général aurait été surpris que la pilule soit remboursée. Il aurait maugréé : "Alors, on va rembourser la bagatelle ?" Huit ans plus tard, Giscard et Chirac imposent la loi Veil, contre l’opinion d’une partie de leur électorat.

Si Charles de Gaulle n’était pas un homme à femmes, il appréciait néanmoins autant les formes que les uniformes. Quand Brigitte Bardot, grande admiratrice du général, se rend à l’ Elysée le 5 décembre 1967, les cheveux détachés et tenue de hussard, avec pantalon large et veste à brandebourgs, il tombe sous son charme. Ravi, il lui glisse un bon mot : "Quelle chance, Madame ! Vous êtes en militaire et je suis en civil."

De Jackie Kennedy à Grace de Monaco, toutes les femmes reçues à l’Elysée lors des visites officielles sont sous le charme du général, séducteur malgré lui. Il y a en lui une courtoisie à l’ancienne qui lui permet des traits d’humour qui ne tombent jamais dans la vulgarité. Un exemple que m’a raconté l’historienne Claude Dulong, épouse du résistant, héros de l’Indochine Française et ministre des Anciens Combattants Jean Sainteny. Invitée à l’Elysée en début de semaine à la réception d’un chef d’Etat africain, elle y revient en fin de semaine pour le gala en l’honneur du roi et de la reine des Belges, Baudouin et Fabiola. Un peu gênée, elle avoue : "Monsieur le Président, vous m’avez déjà vue dans cette robe…" De Gaulle la met à l’aise : "Et bien, Madame, cela prouve qu’elle est à vous !"

Le général était un homme du monde. Le 8 juin 1960, en habit d’apparat, après un spectacle au théâtre de Chaillot, il partage une coupe de champagne en bonne compagnie : il est entouré de Marlene Dietrich, Danielle Darrieux, Maria Schell et Sylva Koscina ! En juin 1961, il se fait chevalier servant de Jackie Kennedy qui, dit-il "connaît mieux l’histoire de France que les Français". Autre exemple, le 21 octobre 1963, au dîner de gala en l'honneur du Shah d’Iran, le général, très en verve, plaisante longuement avec sa voisine l’impératrice Farah qui lui dit combien elle est heureuse de parler français, en souvenir de ses études à Paris.

L’ennemi des "forces de l’argent"

L’un des traits de caractère du général était sa probité. Il n’a jamais profité financièrement de sa gloire ou du pouvoir. Lorsqu’il quitte le gouvernement en janvier 1946 à l’âge de 56 ans pour entamer sa "traversée du désert", il fait savoir discrètement qu’il renonce à sa retraite d’officier. Il réprouve le régime qui l’a déçu. Il ne veut rien lui devoir. La Boisserie exigeant des travaux après l’occupation et les dégradations causées par les Allemands, il loue un pavillon à Marly dont le loyer est acquitté par les Domaines, c’est à dire par l’État. Il remboursera la somme au centime près. A Londres, l'Angleterre lui prête de l’argent. Il rembourse tout et vit de sa solde. 

Le succès de librairie des Mémoires n’a, lui non plus, rien changé à la trésorerie du ménage : tous les droits d’auteur sont versés à la Fondation Anne de Gaulle, créée et installée dans les Yvelines après le décès de la jeune fille. C’est d’ailleurs toujours le cas aujourd’hui. Si, à Matignon puis à l’Elysée, le général exige que le gouvernement ou l'Etat tienne son rang, c’est sans avarice ni extravagance. Et lorsqu’il reçoit à déjeuner sa famille ou sa belle-famille, c’est à ses frais, calculé d’une façon très précise. De Gaulle se méfie de l’argent, il en a vu les ravages en des mains malhonnêtes… 

Cette distance et cette élégance ne le quittèrent jamais. En 1969, ayant décidé de visiter l’Espagne, il s’aperçoit que dans les hôtels où il descend avec son épouse et son aide de camp, tout est déjà payé, sans doute sur ordre de Franco. Alors, à chaque séjour, il calcule le prix de la nuitée, des repas et donne la somme correspondante au personnel, en guise de pourboire.

 

 

Ressources bibliographiques : 

Denis Tillinac, Dictionnaire Amoureux du Général (Plon, 2020)

Patrice Gueniffey et Lorraine de Meaux (direction), Les couples illustres de l’histoire de France (Perrin,2017)

De Gaulle et Nous, Hors série de Paris-Match, rédaction en chef Patrick Mahé, septembre-octobre 2020

François Kersaudy, de Gaulle Churchill : la mésentente cordiale (Perrin, 2001)

 

Vous voulez écouter les autres épisodes de ce podcast ?

>> Retrouvez-les sur notre site Europe1.fr et sur Apple Podcasts , SoundCloud , Dailymotion et YouTube , ou vos plateformes habituelles d’écoute.

>> Retrouvez ici le mode d'emploi pour écouter tous les podcasts d'Europe 1

 

 

"Au cœur de l'histoire" est un podcast Europe 1 Studio

Auteur et présentation : Jean des Cars
Production, diffusion et édition : Timothée Magot
Réalisation : Jean-François Bussière
Graphisme : Karelle Villais

Animateurs associés
  • “J’accuse !” d’Emile Zola, le tournant de l’affaire Dreyfus

    “J’accuse !” d’Emile Zola, le tournant de l’affaire Dreyfus

    Stéphane Bern

    Stéphane Bern raconte, 127 ans, jour pour jour, après sa publication en Une de l’Aurore, “J’accuse!”, la lettre ouverte de l’écrivain Émile Zola, qui, en interpellant publiquement le président de la République, a marqué un véritable tournant dans l’Affaire Dreyfus… Quelles sont les ambitions d’Emile Zola avec la publication de “J’accuse !” ? Pourquoi a-t-il décidé de s’engager sur ce sujet ? Comment ce texte résonne-t-il encore aujourd’hui ? Pour en parler, Stéphane Bern reçoit Vincent Duclert, historien, spécialiste de l'Affaire Dreyfus, auteur de “ La vérité en marche, L'affaire Dreyfus” (collection Texto,Tallandier). (rediffusion)

      Audio -   13 janvier 2026  - 41 min

      Audio -   13 janvier 2026  - 41 min

  • Marguerite d'Angoulême, la très sage soeur de François Ier [1/2]

    Marguerite d'Angoulême, la très sage soeur de François Ier [1/2]

    Virginie Girod

    Plongez dans l'histoire de Marguerite d’Angoulême, sœur du roi François Ier, racontée par l’historienne Virginie Girod dans un récit inédit en deux parties. Marguerite d’Angoulême est élevée avec son frère, le futur François Ier. À 17 ans, brillante, elle croule sous les demandes en mariage. Elle épouse Charles d’Alençon, mais cette union la rend malheureuse. En janvier 1515, François Ier, devient roi en succédant à Louis XII. Cet événement est crucial pour la jeune femme. La reine officielle, Claude de France, est effacée au sein de la cour. En parallèle, Marguerite d’Angoulême s’impose comme la partenaire du roi. Alors que François Ier se lance à la conquête de l’Europe, il est fait prisonnier en Espagne en 1525. Sa sœur prend part à la délégation envoyée pour négocier sa libération. Dans sa cellule, François Ier est en mauvaise santé. Mais alors que Marguerite est auprès de lui, une sorte de miracle se produit. Sa liberté négociée, François Ier retrouve sa cour en 1526. De son côté, Marguerite d’Angoulême épouse Henri d’Albret, roi de Navarre. Désormais connue sous le nom de Marguerite de Navarre, la sœur du roi développe peu à peu sa fibre littéraire. (rediffusion)

      Audio -   13 janvier 2026  - 15 min

      Audio -   13 janvier 2026  - 15 min

  • Les procès d'animaux au Moyen-Âge

    Les procès d'animaux au Moyen-Âge

    Stéphane Bern

    Stéphane Bern raconte de drôles de procès qui ont eu lieu au Moyen Âge, mettant en accusation des veaux, des vaches, des chevaux et surtout des… cochons ! Oui, des animaux qui ont dû répondre de leurs actes, malveillants forcément… Ces procès étaient-ils fréquents ? Leur prêtait-on une conscience morale ? Comment le statut juridique des animaux a-t-il évolué ? Pour en parler, Stéphane Bern reçoit Benjamin Daboval, vétérinaire, auteur d'une thèse sur "Les animaux dans les procès du Moyen Âge à nos jours". (rediffusion)

      Audio -   12 janvier 2026  - 36 min

      Audio -   12 janvier 2026  - 36 min

  • Hors-série : Les 200 ans du Figaro

    Hors-série : Les 200 ans du Figaro

    Olivier de Lagarde

    Il s'agit d'un fait rare dans le monde de la presse : un bi-centenaire. Fondé le 15 janvier 1826, Le Figaro célèbre cette année ses 200 ans ! A l'occasion de cet anniversaire historique, Le Figaro s'expose à Paris sous la nef du Grand Palais du 14 au 16 janvier 2026 (inscription sur le site du Figaro). Dans cet épisode inédit, découvrez l'histoire du plus ancien quotidien français, les évènements qui l'ont marqué ainsi que les grands noms qui y ont contribué. Pour en parler, Olivier de Lagarde reçoit quatre confrères du journal : Guillaume Perrault, rédacteur en chef des pages Histoire du Figaro et co-commissaire de l'exposition "1862-2026 Le Figaro : 200 ans de liberté" ; Claire Blandin, professeure à l'Université Sorbonne Paris-Nord, spécialiste de l'histoire des médias et co-commissaire de l'exposition ; Isabelle Schmitz, directrice adjointe des hors-séries du Figaro et du Figaro Histoire, coordinatrice du numéro spécial anniversaire ; et Etienne de Montety, directeur du Figaro Littérature et auteur de l'ouvrage Le Figaro, 200 ans de liberté (La Martinière).

      Audio -   12 janvier 2026  - 63 min

      Audio -   12 janvier 2026  - 63 min

  • Qui était vraiment Antonin Carême ?

    Qui était vraiment Antonin Carême ?

    Virginie Girod

    Virginie Girod vous propose de redécouvrir la véritable histoire de l'alliance entre le chef Carême et le diplomate Talleyrand. En 1814, s'ouvre le congrès de Vienne, réunissant les grandes puissances européennes pour réorganiser l'Europe après la chute de Napoléon Ier. Parmi les nombreux plénipotentiaires affluant dans la capitale des Habsbourg, se trouve Charles Maurice de Talleyrand Périgord (1754-1838), représentant de la France. Dans ses valises, il emmène Antonin Carême (1783-1833), le plus grand cuisinier de son temps. Sollicité par de nombreuses têtes couronnés, ce dernier fut surnommé "le roi des chef et le chef des rois". (rediffusion)

      Audio -   12 janvier 2026  - 17 min

      Audio -   12 janvier 2026  - 17 min

  • L'Eglise au milieu du village - La chapelle Matisse de Vence

    L'Eglise au milieu du village - La chapelle Matisse de Vence

    Europe 1

    Chaque dimanche, Gavin's Clemente Ruiz explore la richesse des églises de France, en révélant leur histoire, leur singularité, ainsi que les activités culturelles et spirituelles qui les animent. Dans ce nouvel épisode de “L’Eglise au milieu du village”, direction Vence dans les Alpes-Maritimes, pour découvrir la chapelle Matisse, conçue par le peintre lui-même.

      Audio -   11 janvier 2026  - 05 min

      Audio -   11 janvier 2026  - 05 min

  • L'enfant du Temple était-il vraiment Louis XVII ? [2/2]

    L'enfant du Temple était-il vraiment Louis XVII ? [2/2]

    Jean des Cars

    A peine le corps du jeune Louis XVII est-il jeté dans la fosse commune qu’on signale sa présence dans plusieurs régions de France. Plusieurs jeunes hommes, dont certains particulièrement convaincants, se font passer pour Louis XVII… Seul l’ADN permettra de résoudre l’énigme de sa mort. Dans la seconde partie de son récit, Jean des Cars ​raconte comment les faussaires se faisant passer pour le petit monarque ont été discrédités. (rediffusion)

      Audio -   11 janvier 2026  - 16 min

      Audio -   11 janvier 2026  - 16 min

  • L'enfant du Temple était-il vraiment Louis XVII ? [1/2]

    L'enfant du Temple était-il vraiment Louis XVII ? [1/2]

    Jean des Cars

    A la mort de Louis XVI en 1793, son fils, âgé seulement ​de 8 ans devient roi de France sous le nom de Louis XVII. Pour les révolutionnaires, ce petit garçon est considéré à la fois comme une menace pour la sécurité de l’Etat et ​comme un précieux otage qu’il faut préserver… Dans la première partie de son récit, Jean des Cars raconte la vie et le décès entouré de mystères du jeune roi dans la prison du Temple. (rediffusion)

      Audio -   11 janvier 2026  - 20 min

      Audio -   11 janvier 2026  - 20 min

  • Mirabeau, le célèbre orateur de la séance du Jeu de Paume

    Mirabeau, le célèbre orateur de la séance du Jeu de Paume

    Europe 1

    Dans Histoire d'une vie, Marc Menant recevait l'historien spécialiste de la Révolution Française Claude Manceron (1929-1999), auteur notamment de La Révolution Française, dictionnaire biographique. Dans cet entretien, Claude Manceron raconte la figure historique de Mirabeau, le célèbre orateur de la Révolution Française. Issu de la noblesse française, Mirabeau se présente à la députation en 1789 en usant d'un subterfuge : celui d'ouvrir un commerce de draps. Il est le premier à être élu député du Tiers-Etat par la sénéchaussée d'Aix-en-Provence. Dès ses débuts, il devient une personnalité incontournable de l'Assemblée. Partisan de la monarchie constitutionnelle, il prononcera, lors de la célèbre séance du Jeu de Paume, le 23 juin 1789, la fameuse citation : "Nous sommes ici par la volonté du peuple..." En avril 1791, il est jugé pour avoir commis un adultère avec violence et le jugement ordonne sa décapitation.

      Audio -   10 janvier 2026  - 44 min

      Audio -   10 janvier 2026  - 44 min

  • Napoléon III, l'Empereur qui a modernisé la France

    Napoléon III, l'Empereur qui a modernisé la France

    Stéphane Bern

    Stéphane Bern raconte le destin d’un Bonaparte durant le Second Empire : Louis-Napoléon Bonaparte devenu Napoléon III, le dernier souverain, l'Empereur inattendu qui a modernisé la France à marche forcée, avant de connaître une chute vertigineuse tout aussi rapide… Quel était le dessein de Napoléon III pour la France ? Dans quelle mesure a-t-il marché dans les pas de son oncle, Napoléon Ier ? Pourquoi cette figure a-t-elle longtemps souffert d’une légende noire ? Pour en parler, Stéphane Bern reçoit Eric Anceau, historien et auteur de "Napoléon III" (Tallandier, collection Texto). (rediffusion)

      Audio -   9 janvier 2026  - 42 min

      Audio -   9 janvier 2026  - 42 min

Publicité
En lien avec cette émission
Laurence Ferrari
Société

Punchline

Laurence Ferrari

Une heure d'information, d'analyses et de débats en direct du lundi au vendredi, en codiffusion avec CNEWS.

Maël Laurent
Société

Europe 1 Nuit Week-end

Maël Laurent

Maël Laurent vous livre le concentré de l'actualité du jour, tout en gardant un œil sur les événements à venir avec les Unes de la presse du lendemain.

Alexis de La Fléchère
Société

Europe 1 Matin week-end

Alexis de La Fléchère

Chaque samedi et dimanche, de 6h à 9h, Alexis de La Fléchère entouré des journalistes de la rédaction et des chroniqueurs de la station, vous propose un point complet sur l'actualité pour mieux la comprendre. Un rendez-vous incontournable pour commencer votre week-end. Culture, société et évasion seront également au programme de ces trois heures.

Europe 1 Soir
Société

Europe 1 soir week-end

Stéphanie de Muru

Entouré des journalistes de la rédaction d'Europe 1 et de ses invités, Stéphanie de Muru analyse, mène les débats, et remet en perspective les dernières actualités.

Pascal Praud.
Société

Pascal Praud et vous

Pascal Praud

Pascal Praud revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

Maël Hassani.
Société

Europe 1 Nuit

Maël Hassani

Tous les soirs, Maël Hassani vous livre le concentré de l'actualité du jour, tout en gardant un œil sur les événements à venir avec les Unes de la presse du lendemain.

Pierre de Vilno.
Société

Europe 1 Soir

Pierre de Vilno

Le tour complet de l'actualité en compagnie de Pierre de Vilno et de la rédaction d'Europe 1 de 19 heures à 21 heures.

Pascal Praud.
Société

L'Heure des Pros

Pascal Praud

Du lundi au vendredi juste après la matinale d'Europe 1, place à L'Heure des Pros, présentée par Pascal Praud. Entouré d'éditorialistes, il revient entre 9h et 9h30 sans concession sur tous les sujets au cœur de l'actualité.

Réécoute Dimitri Pavlenko
Société

Europe 1 Matin

Dimitri Pavlenko

Des journaux, des interviews, de l'expertise, une revue de presse, de l'humeur... Emmené par Jacques Serais, Europe 1 Matin, c'est deux heures d'informations, mais pas seulement. C'est aussi du décryptage et de l'analyse pour mieux comprendre le monde qui nous entoure et les enjeux derrière les dernières actualités. Politique, société, économie, faits divers, sport... Aucun sujet n'échappe à la rédaction d'Europe 1. <br />

Réécoute Alexandre Le Mer
Société

Europe 1 Bonjour

Alexandre Le Mer

Alexandre Le Mer, entouré des journalistes de la rédaction d'Europe 1, vous guide à travers un tour complet de l'actualité dès les premières heures du jour. Pendant deux heures, plongez dans un format convivial où chaque demi-heure vous apporte une nouvelle édition des journaux, pour rester à jour avec les dernières informations. Un moment idéal pour commencer la journée informé, tout en profitant d’un ton décontracté et d’une équipe passionnée par le décryptage des événements qui façonnent notre monde.