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Catherine II et Pierre III : l’union de deux haines (partie 1)

Au Cœur de l'Histoire

8 février 2021

Episode - 00 minutes - Société

Description de l'épisode

C'est un couple pour le moins mal assorti. Elle est cultivée, intelligente et populaire. Lui est brutal, grossier et déteste le pays qu’il gouverne. Dans ce nouvel épisode du podcast Europe 1 Studio "Au cœur de l’Histoire", Jean des Cars vous raconte l’étrange union du tsar Pierre III de Russie et de son épouse, la future impératrice Catherine II.


Le 21 août 1745, en épousant Pierre III de Russie, Sophie d’Anhalt-Zerbst devient Ekaterina Alexeievna, la future impératrice Catherine II. Dans ce nouvel épisode du podcast Europe 1 Studio "Au cœur de l'histoire" , Jean des Cars revient sur le surprenant mariage entre une femme ambitieuse et un héritier odieux et maltraitant.

Dès son avènement, Pierre III a tout faux. C’est la tsarine Elisabeth 1ère, fille de Pierre le Grand, qui avait choisi pour successeur son neveu Pierre, prince de Holstein-Gottorp, fils de sa sœur Anne. Elle le fait venir à Saint-Pétersbourg à l’âge de 12 ans. C’est un choix malheureux et elle s’en aperçoit rapidement. Ecoutons-la parler de son héritier :"Mon neveu est affreux, que le Diable l’emporte ! Mon maudit neveu m’a déçue plus que je ne puis l’exprimer."

Lorsqu’elle s’éteint le 25 décembre 1761, c’est pourtant cet "affreux neveu", Pierre de Holstein, qui monte sur le trône de Russie sous le nom de Pierre III. On est en pleine guerre de Sept Ans et la Russie est alliée à la France et à l’Autriche contre la Prusse de Frédéric II. Or, Frédéric II est le modèle absolu du jeune Pierre. Que les armées russes puissent se battre contre lui le révulse. Il va donc changer de politique sans prévenir personne. L’armée russe avait remporté plusieurs batailles et même occupé brièvement Berlin. Au début de 1763, Frédéric II semble acculé au désastre. 

Mais le très germanophile Pierre III va le sauver : il engage immédiatement des négociations de paix avec la Prusse dans le dos de ses alliés ! Frédéric II est enchanté. Il est prêt à céder à la Russie la Prusse Orientale mais Pierre III, qui souhaite rétablir l’amitié avec la Prusse, refuse toute acquisition territoriale. Les généraux russes et l’armée sont consternés par cette décision car ils étaient fiers de leur victoire et ne comprennent rien à ce revirement. Ils sont indignés, les alliés de la Russie aussi. Cet épisode donnera naissance à une expression: "Travailler pour le roi de Prusse", c'est-à-dire pour rien !

Les raisons de Pierre sont doubles. La première est évidemment sa passion pour Frédéric II, la deuxième est que ce dernier lui dit qu’il s’apprête à défendre le Holstein contre une agression danoise. Or, Pierre III est le fils du duc de Holstein. Et le roi de Prusse ajoute qu’il est prêt à défendre les prétentions de l’empereur sur le duché voisin de Schleswig. Enthousiasmé, il signe la paix avec la Prusse le 24 avril 1762. La Russie devient donc l’alliée de la Prusse, contre le Danemark. Si la paix retrouvée peut, éventuellement, satisfaire les Russes, l’idée d'une nouvelle guerre totalement inutile les exaspère. Ils en concluent que : "Notre Russie est gouvernée par Frédéric II". 

Avec cette surprenante politique étrangère, Pierre III se rend très impopulaire. Mais là ne s’arrêtent pas ses extravagances. Dès son arrivée au pouvoir, il abolit l’obligation du "service imposé à la noblesse de servir le tsar" qu’avait créé Pierre le Grand. Désormais, les nobles sont libres de servir l’Etat ou de refuser, voire même de servir… des gouvernements étrangers ! Décidément, le tsar Pierre III n’aime pas son pays ! Enfin, dans le domaine religieux, il proclame la tolérance pour tous, sauf pour l’Eglise orthodoxe. Les seuls à gagner quelque chose dans cette décision sont ce qu’on appelle les "Vieux Croyants", une secte ultra-orthodoxe persécutée depuis longtemps. 

En méprisant la religion nationale russe qu’est l’orthodoxie, Pierre III commet une grave erreur. Encore plus grave : il ajoute qu’il préfère la religion luthérienne ! On peut dire qu’après tous ces choix incohérents, le jeune tsar est parvenu à contrarier presque la totalité de la Russie ! Et même dans sa vie privée, le souverain envisage de grandes modifications. Il est totalement manipulé par la famille de sa maîtresse, Elisabeth Vorontsov. Pour l’épouser, il imagine se séparer de sa femme légitime, Catherine, et mettre en cause la filiation douteuse de leur fils, le tsarévitch Paul. Pour Catherine, il importe de prendre une décision rapide : c’est elle qui doit mettre fin à tous ces désordres. Elle va se révéler une femme d’action. Mais comment s’est formé ce couple si mal assorti ?

La difficile succession de Pierre le Grand

Pour la Russie, c’est dès la mort de Pierre le Grand, en 1725, que les difficultés successorales commencent. Il est vrai que ce tsar, qui a réussi à faire passer le pays du Moyen Age aux Temps Modernes en quelques années, a aussi fait exécuter son fils unique, Alexis. Cela jette une ombre sur sa succession. Certes, il a un petit-fils, prénommé Pierre comme lui, mais il choisit comme successeur sa deuxième épouse, une paysanne d’origine polonaise qui devient l’impératrice Catherine 1ère. 

Pour gouverner, elle s’appuie sur son ancien amant Menchikov qui a servi son mari avant de tomber en disgrâce. La politique de Catherine 1ère et de Menchikov est dans la droite ligne de celle de Pierre le Grand. Mais son règne est court : elle meurt deux ans plus tard, en 1727. Elle a désigné comme successeur le petit-fils de Pierre le Grand, Pierre II, qui n’a que 12 ans. Menchikov est éliminé par les Dolgorouki qui incarnent la vieille Russie. 

Le règne de Pierre II est bref lui aussi : il meurt de la variole en 1730. Qui va-t-on trouver pour lui succéder ? Le Conseil suprême secret choisit Anna, duchesse de Courlande, veuve et sans enfant. Elle ne descend pas de Pierre le Grand mais de son prédécesseur, Ivan V. Elle se montre une tsarine impitoyable, se vengeant de tous ceux qui tentent de limiter son autorité. Elle exile les Dolgorouki et les Galitzine, se débarrasse de ses ennemis en les faisant torturer ou décapiter. Son principal ministre, Biron et son équipe, forment ce qu’on appelle "le parti allemand". L’impératrice venue de Courlande se méfie des Russes ! Elle s’éteint en 1740 après avoir choisi comme successeur le petit Ivan de Brunswick, âgé de quelques mois, prince allemand, fils d’une de ses nièces. 

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C’est par un coup d’Etat que la plus jeune fille de Pierre le Grand, Elisabeth, prend le pouvoir en 1741 et devient impératrice sous le nom d’Elisabeth 1ère. C’est un retour en force de la descendance directe de Pierre le Grand. Avec elle, la période germanique prend fin et les traditions russes réaffirment leurs droits. Elisabeth 1ère est une remarquable souveraine. Elle a la même obsession que son grand père : l’intérêt national, l’ouverture à l’Occident de la Russie, donc la rupture avec la tradition de la vieille Russie moscovite. Farouchement orthodoxe, elle est soutenue par le clergé. Elle s’attache au développement économique de l’empire. 

Mais elle n’est pas parfaite : c’est une autocrate, elle aime la fête et a un appétit féroce. Elle ne veut pas se marier mais a bien entendu des favoris qui gouvernent la Russie avec elle. En politique extérieure, dès son avènement elle envoie un message à Louis XV, souhaitant un rapprochement entre la Russie et la France. Ce sera chose faite puisque pendant la Guerre de Sept Ans, la Russie et la France sont alliées. N’étant pas mariée et n’ayant pas d’enfant, elle doit cependant se trouver un successeur.

Un successeur trop germanophile

Elle choisit donc le petit Pierre de Holstein-Gottorp, son neveu, fils de sa sœur aînée Anna. Sa mère est morte lorsqu’il avait trois mois. Son père ne s’est guère intéressé à lui, confiant son éducation à des officiers cruels et ignares, avant de décéder en 1737. Ce petit-fils de Pierre le Grand a été élevé en héritier du trône de Suède. Ses maîtres lui ont inculqué une haine tenace contre l’ennemi héréditaire des Suédois, la Russie. Il est évidemment fâcheux que l’héritier de l’Empire Romanov déteste son propre pays ! De plus, le jeune Pierre, très maltraité par ses précepteurs, a développé une nature sournoise, dissimulatrice et un goût immodéré pour l’alcool dont il ne se débarrassera jamais. Un résultat désastreux… 

Sitôt arrivé en Russie, il est converti à l’orthodoxie mais on peut dire que malgré cela, il ne s’est jamais vraiment senti russe, au contraire. En 1745, l’impératrice Elisabeth lui choisit une épouse, une princesse allemande âgée de 15 ans, Sophie d’Anhalt-Zerbst. Pierre a 17 ans. Leur mariage a lieu le 21 août 1745. Sophie devient Ekaterina, "Catherine", Alexeievna en se convertissant à la religion orthodoxe. Elle porte une lourde robe de brocart argenté et une incroyable quantité de bijoux magnifiques dont une pesante couronne. La cérémonie a lieu à Saint-Pétersbourg en la cathédrale de Kazan. Drôle de mariage ! Il ne sera consommé que beaucoup plus tard. Le tsarévitch Pierre ne s’intéresse pas à son épouse. Il consacre tout son temps à des exercices militaires inspirés de la tradition prussienne. Brutal et grossier, physiquement peu gâté par la nature, peu intelligent, l’héritier du trône de Russie est vraiment déconcertant. Comment son épouse peut-elle trouver sa place dans cette Cour de Russie tellement compliquée ?

Catherine, une épouse intelligente et cultivée

L’enfance de Catherine, elle se prénommait alors Sophie, n’a pas été très heureuse. Elle a vécu dans une petite principauté allemande, modeste et peu brillante. Pour ne rien arranger, ses parents sont désespérés que leur premier enfant soit une fille. Catherine en gardera un sentiment de culpabilité tenace. Elle évoluera en cherchant à égaler les hommes. De cette enfance austère et rigide, elle ne garde qu’un seul souvenir heureux, celui de sa gouvernante française qui, non seulement lui enseigne sa langue, mais lui apporte aussi affection et gaieté. 

Découvrant la splendide Saint-Pétersbourg, mariée dans une Cour impressionnante de faste spectaculaire à un adolescent immature, elle aurait pu se sentir perdue. Ce sont les études et la lecture qui vont la sauver. Très vite, elle apprend très bien la langue russe et se familiarise avec la culture de son nouveau pays. Toutefois, elle restera toujours fidèle à la langue française. Elle en adore les romans mais elle découvre aussi, avec délices, Montesquieu et Voltaire. Elle lit de nombreux ouvrages d’histoire. Plutarque et Tacite lui révèlent l’Antiquité. Elle se jette sur le Dictionnaire Historique et Critique de Pierre Beyle, précurseur de L’Encyclopédie. Bref, c’est une lectrice impénitente qui toute sa vie se déplacera un livre à la main ou dans une poche. Rapidement, elle gagne le cœur des Russes par sa pratique fervente de l’orthodoxie et son goût pour les traditions locales. En cela, elle est l’exact opposé de son mari.

Enfin un héritier pour Pierre et Catherine

L’impératrice Elisabeth s’inquiète du couple que forment Pierre et Catherine. Elle commence à s’interroger sur l’absence d’enfant au bout de deux ans de mariage. Elle les persécute aussi en éloignant tous ceux dont l’amitié leur est chère. Pierre est privé de trois serviteurs qu’il aime beaucoup. Ils sont arrêtés et emprisonnés. On renvoie tous les gentilshommes venus avec lui du Holstein. Même son intendant, très attaché à lui depuis sa naissance, est congédié. 

De son côté, Catherine doit se séparer de plusieurs servantes fidèles et de son coiffeur kalmouk. Paradoxalement, ces brimades rapprochent le couple. Pierre vient souvent voir Catherine, mais simplement pour lui parler en gesticulant. Il se défoule, certain que sa femme ne le trahira pas. Il est terrorisé par sa tante Elisabeth et craint de finir comme Alexis, le fils de Pierre le Grand. Il lui arrive d’apporter ses soldats de plomb qu’il installe sur le lit conjugal, inventant des batailles auxquelles il demande à Catherine de participer. Elle ne risque pas de tomber enceinte ! Mais au moins, ils partagent quelques moments joyeux. 

Catherine finit par apprendre que c’est une malformation physique qui empêche Pierre d’assumer son rôle de mari. Seule une opération chirurgicale très bénigne pourrait le libérer. Mais il a peur… En 1753, Catherine a 23 ans. Toujours vierge, elle tombe amoureuse de Serge Saltykov, qui appartient à une des plus anciennes et plus nobles familles de Russie. Bien plus tard, elle racontera pourquoi il l’a séduite :"Il était beau comme le jour, et assurément personne ne l’égalait, ni à la grande Cour mais encore moins à la nôtre. Il ne manquait ni d’esprit ni de cette tournure de connaissances, de manières, de manèges que donne le grand monde, et surtout la Cour… Ses défauts, il savait les cacher. Les plus grands de tous étaient l’esprit d’intrigue et le manque de principes. Ceux-ci ne s’étaient pas alors développés à mes yeux."

Saltykov a 26 ans. Il est marié depuis deux ans mais déjà lassé de son épouse. Il fait une cour assidue à Catherine. Celle-ci résiste un peu avant de succomber, avec délices, à une passion totale. C’est un jeu dangereux. Si elle se retrouve enceinte, ce ne sera pas de son mari. Serge Saltykov organise alors un petit complot avec ses amis pour que Pierre, après une soirée de beuverie, accepte enfin l’opération libératrice qui lui permettra d’honorer sa femme. Le complot et l’opération réussissent. Pierre rejoint Catherine la nuit. Tout est pour le mieux puisque Catherine… est déjà enceinte de Saltykov ! 

En décembre 1752, elle fait une première fausse couche puis une autre l’année suivante. L’impératrice Elisabeth commence à s’impatienter. Ces fausses couches l’insupportent ! Finalement, le 20 septembre 1754, neuf ans après son mariage, Catherine donne naissance à son premier enfant, un garçon, Paul Petrovitch. L’impératrice Elisabeth exulte : le nouveau-né est immédiatement emporté par la sage-femme dans ses appartements. C’est elle désormais qui veillera sur l’héritier. Catherine a enfin gagné sa légitimité d’épouse mais Serge Saltykov s’éloigne d’elle. Pierre découvre quant à lui les plaisirs physiques avec d’innombrables maîtresses tout en continuant ses soirées très arrosées.

Catherine fait des débuts maladroits en politique

C’est dans cette période que le comte Stanislas Poniatowski arrive à Saint-Pétersbourg, dans la suite du nouvel ambassadeur d’Angleterre Sir Charles Hanbury William. Il est secrétaire d’ambassade. Il a 33 ans et est ébloui par la grande-duchesse Catherine :"Elle avait 25 ans. Elle était à ce moment de beauté qui en est ordinairement le comble pour toute femme à qui il est accordé d’en avoir. Avec des cheveux noirs, elle avait une blancheur éblouissante, les couleur les plus vives, de grands yeux bleus à fleur de tête, très parlants, des cils noirs et très longs, une bouche qui semblait appeler le baiser… La gêne où elle avait vécu depuis son mariage, la privation de toute compagnie analogue à son esprit l’avait portée à la lecture… Telle fut la maîtresse qui devint l’arbitre de ma destinée." 

Cette liaison avec Poniatowski va amener Catherine à se prêter aux jeux de la politique parallèle. Elle devient une sorte d’intermédiaire entre le chancelier de l’impératrice et l’ambassadeur d’Angleterre pour travailler au rapprochement anglo-russe. Imprudemment, elle reçoit des subsides qui lui permettent de faire face à ses criants besoins d’argent. Le renversement du Traité de Versailles en 1756, qui ramène la Russie aux côtés de la France et de l’Autriche contre l’Angleterre et la Prusse, met fin à cette rétribution mais n’empêche pas Catherine de continuer à intriguer. 

C’est le début de la Guerre de Sept Ans et la santé de l'impératrice Elisabeth se dégrade au point qu’on envisage sa disparition. Les armées russes remportent des victoires mais tout d’un coup, le maréchal Apraxine, qui les commande, et qui a ordre de pousser l’offensive, décide, de sa seule autorité, de se retirer de Prusse Orientale. Marie-Thérèse d’Autriche et Louis XV sont furieux mais Elisabeth de Russie, qui a retrouvé la santé, l’est encore plus ! On cherche des coupables. Le premier est évidemment Apraxine lui-même, puis le chancelier qu’on savait proche de lui, mais on soupçonne aussi Catherine dont on découvre la complicité avec cet homme. 

Apraxine meurt en 1758 après avoir été destitué et livré à la justice. Le chancelier est lui aussi destitué. Catherine est accusée d’avoir été achetée par l’Angleterre. L’impératrice Elisabeth la convoque. La grande-duchesse a tout lieu de craindre le pire, mais son intelligence va la sauver. Le 23 mai 1758, elle se jette aux pieds d’Elisabeth, se disant désespérée de l’avoir mécontentée et demandant qu’on la renvoie dans sa patrie. Elisabeth l’absout ! Catherine semble l’avoir convaincue qu’elle ne l’a pas trahie. Peu après, elle se découvre enceinte. La rumeur prétend que le père est Stanislas Poniatowski. Quant au grand-duc Pierre, il s’écrie :"Dieu sait où ma femme prend ses grossesses ! Je ne sais pas trop si cet enfant est de moi et s’il faut que je le prenne pour mon compte !"

L’enfant, une petite fille prénommée Anna, naît en décembre et meurt un an plus tard. Après une énième attaque, Elisabeth s’éteint à son tour le 25 décembre 1761. Pierre lui succède sous le nom de Pierre III. Catherine est menacée d’être répudiée mais elle a de la ressource. Et elle va faire face à son destin.

Ressources bibliographiques : 

Henri Troyat de l’Académie française, Catherine la Grande  (Flammarion, 1977)

Hélène Carrère d’Encausse de l’Académie française, Catherine II, un âge d’or pour la Russie (Fayard, 2002)

Jean des Cars, Des couples tragiques de l’Histoire (Perrin, 2020)

 

 

 

"Au cœur de l’Histoire" est un podcast Europe 1 Studio

Auteur et présentation : Jean des Cars
Production : Timothée Magot
Réalisation : Jean-François Bussière 
Diffusion et édition : Clémence Olivier
Graphisme : Karelle Villais

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