Comment les supermarchés s'organisent pour vendre des produits "non essentiels"

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Un supermarché en temps de coronavirus. 1:30
Un supermarché en temps de coronavirus. © Philippe LOPEZ / AFP
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Depuis maintenant plusieurs jours, la vente de produits "non essentiels" est interdite en grande surface. Mais certaines d'entre elles ont trouvé des alternatives, notamment en faisant commander aux clients des articles qu'elles ont pourtant déjà en rayon.
REPORTAGE

Après le décret du gouvernement qui interdit la vente de produits "non essentiels" (livres, jouets, certains vêtements...), la grande distribution s'adapte et propose depuis quelques jours de nouvelles options d'achats à ses clients. C'est le cas de Carrefour, Monoprix, ou encore Système U. Europe 1 s'est rendu dans un supermarché Auchan à Soisy-sous-Montmorency, dans le Val d'Oise.

Des clients perdus 

Les rayons du supermarché où sont vendus les produits jugés "non essentiels" ont été fermés en raison du confinement. Ourida, une cliente, ne le découvre pas, mais elle ne comprend toujours pas cette mesure qui l'empêche d'acheter des chaussons ou un disque vinyle en faisant ses courses.

"C'est surréaliste de voir des rayons condamnés. Je vous avoue que là, je m'apprête à commander sur Amazon", explique-t-elle. "Je viens juste pour prendre une paire de pantoufles et il va falloir la commander, alors que je suis sur place et que je peux la récupérer. Idem pour le petit cadeau d'anniversaire qui fera plaisir à mon mari", se désole-t-elle. 

Un bon de commande pour pouvoir acheter 

Le cadeau a finalement pu être acheté sur place, dans le supermarché, grâce à l'aide de Virginie, responsable des rayons non-alimentaires dans le magasin. "La cliente est arrivée un peu désabusée parce qu'on a beau entendre les actualités, quand on arrive dans le magasin, c'est assez violent", admet-elle.

"S'il y a un produit que vous voyez physiquement et qui vous intéresse, pour vous le vendre, nous allons vous le chercher, puis on fait ensemble un bon de commande".

Un stand pour expliquer les options d'achats aux clients

En quelques heures, des salariés ont été formés à cette nouvelle stratégie. Un stand a été installé à l'entrée pour expliquer les différentes options aux clients. Eric Demestre, le directeur du magasin, explique : "Vous pouvez faire votre choix à la maison, par téléphone, ou sur place. Ce n'est donc pas du self-service. Nous avons bien condamné l'ensemble des périmètres 'non essentiels' pour ne pas qu'il y ait de vente en libre service pour les clients. En revanche, nous proposons de la préparation avec les équipes présentes sur place".

Du cas par cas qui répond à des demandes bien précises, et qui prend donc du temps. Difficile de croire que ces alternatives parviendront à compenser les achats en libre-service, en particulier en ce moment où les jouets sont très prisés à l'approche des fêtes.

Europe 1
Par Aurélien Fleurot, édité par Océane Herrero