Taxer les grosses plus-values immobilières, une "piste", affirme Bruno Le Maire

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Bruno Le Maire estime qu'une taxation des grosses plus-values immobilières est "une piste de travail". © ÉRIC PIERMONT / AFP
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Interrogé sur l'éventualité de taxer les plus-values à la revente de biens immobiliers, le ministre de l'Économie a indiqué que c'était "une piste du travail", mais seulement pour les "très gros biens". 

La taxation des plus-values immobilières, actuellement exonérées pour les résidences principales, est "une piste de travail", a déclaré mercredi Bruno Le Maire, ministre de l'Économie, mais seulement pour les "très gros biens".

"C'est une piste de travail, du moment qu'on parle bien des résidences principales à un niveau très élevé", a déclaré sur France 2 le ministre, interrogé sur l'éventualité de taxer les plus-values à la revente de biens immobiliers.

Macron a ouvert la porte lors d'un débat public. Emmanuel Macron, le président de la République, a jugé le mois dernier, à l'occasion d'un débat public, "très bonne" l'idée de réguler les plus-values immobilières. Il a qualifié "d'injustice" le fait que des plus-values ne soient "pas taxées" lorsqu'elles suivent l'arrivée d'infrastructures comme la ligne à grande vitesse (LGV) à Bordeaux.

Ces propos, sur lequel le président n'a pas donné plus de détails, semblent concerner les résidences principales, qui sont effectivement exonérées à la revente. Les autres biens bénéficient d'un abattement progressif en fonction de la durée de détention.

"Nous sommes là pour baisser les impôts", tente de rassurer Bruno Le Maire. "Qu'on regarde pour les très gros biens immobiliers où visiblement il y a pu avoir un avantage qui peut être taxé, pourquoi pas ?", a déclaré Bruno Le Maire. "Mais faisons attention aux Français, aux contribuables, nous sommes là pour baisser les impôts", a-t-il nuancé.

"Les Français qui ont acheté une résidence principale 100.000, 150.000, 200.000 euros... Ils la revendent, ils font un bénéfice, on ne va pas taxer ce bénéfice", a-t-il détaillé, estimant que l'exonération était une "bonne chose" dans ce cas de figure.