Spotify part en guerre contre les grandes majors de la musique

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C’est un véritable bras de fer que la plateforme de streaming musical Spotify engage contre les majors de la musique. En effet, malgré le succès fulgurant de la plateforme, cette dernière ne cesse d’enregistrer des pertes en raison des royalties versées aux grandes sociétés de l'industrie musicale. Le groupe suédois rejette donc les règles actuelles de rémunération.

Une histoire d’amour qui ne fonctionne que dans un seul sens. Un article paru mercredi dans Le Figaro révèle que "Spotify engage un bras de fer contre l’industrie de la musique". L’industrie de la musique a beaucoup souffert du piratage pendant dix ans et avait trouvé dans l’essor des plateformes de streaming musical sa planche de salut. Spotify connaît un succès international sans précédent depuis sa création il y a 14 ans, mais continue d’accumuler les pertes. Ces pertes s’élèvent à 186 millions d’euros, malgré un chiffre d’affaires qui a bondi de 28% ces derniers mois.

Les règles actuelles de rémunération remises en question

Ce paradoxe s’explique par les royalties faramineuses - les rémunérations des artistes - que la plateforme doit verser aux majors Universal, Warner ou encore Sony qui contrôlent la moitié du marché mondial de la musique. Leur première source de revenus est devenue le streaming musical. Les rémunérations sont calculées sur le nombre d’abonnés payants, et Spotify ne veut plus de ces règles de rémunérations. Spotify demande aux maisons de disque que ces rémunérations soient désormais payées en fonction de ce que les abonnés écoutent.

La plateforme de streaming pourrait agir en incitant ses abonnés à écouter autre chose que les artistes produits par les majors de la musique. Des podcasts par exemple, domaine dans lequel Spotify et Apple Music investissent beaucoup. En effet, Spotify a récemment lancé un podcast sur la philosophie. La plateforme encourage également ses abonnés à se tourner vers des musiques d’ambiance. Dès lors, si 20% des abonnés écoutaient des contenus qui ne sont pas issus des grandes maisons de disque, ces dernières auront moins de poids et de fait, la rémunération baissera.

Europe 1
Par Ombline Roche, édité par Léa Beaudufe-Hamelin