Payer moins cher son assurance grâce à une "dashcam" dans sa voiture ? "C'est du gagnant-gagnant"

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Le phénomène des "dashcams", ces caméras embarquées à l'intérieur de l'habitacle pour filmer l'extérieur du véhicule, prend de l'ampleur en France. Les assureurs avancent que ce dispositif est à la fois avantageux pour eux et pour les automobilistes, dans le même objectif de renforcer la sécurité routière.
REPORTAGE

Le principe de payer moins cher son assurance automobile grâce à une caméra embarquée séduit de plus en plus : les ventes de "dashcams", ces caméras de bord qui enregistrent tout ce qui se passe à l'extérieur et autour de l'habitacle de la voiture, explosent, même si seulement 30.000 véhicules sur 40 millions sont pour l'heure équipés en France. Fixée sur le pare-brise, derrière le rétroviseur central, la petitecaméra enregistre le moindre choc et la moindre infraction sur le véhicule, y compris à l'arrêt. 

Avoir un aperçu du véhicule en faute

"Si je mets le contact, la caméra s'allume. Là, on voit le petit signal qui tourne. Tout ce qui se passe devant moi, je l'enregistre", explique Pascal Chevalier, chef des ventes pour l'Europe du fabricant Nextbase. "Si quelqu'un essaie de forcer votre portière ou vous heurte en se garant, et bien automatiquement, la caméra va enregistrer jusqu'à 1 minute de vidéo. Vous pourrez voir un aperçu du véhicule qui vous a heurté, et pouvoir faire valoir vos droits auprès de votre assureur."

" L'assuré va pouvoir se sentir beaucoup plus en sécurité dans son véhicule "

Il s'agit là d'un élément de preuve en cas de litige, mais aussi d'un argument marketing pour les assurances qui proposent 10% à 15% de réduction sur le montant de leurs primes. "Clairement, c'est du gagnant-gagnant", vante Julien Gigoi, directeur technique pour L'Olivier Assurance.

"L'assuré va pouvoir se sentir beaucoup plus en sécurité dans son véhicule parce qu'il sait que tout ce qui se passe va être enregistré et donc il pourra apporter des preuves en cas de problèmes', poursuit-il. "Nous, les assureurs, on sait qu'on va avoir des clients qui vont avoir des comportements plus prudents." Ou quand la technologie se met au service de la sécurité routière.

Europe 1
Par Jean-Gabriel Bourgeois, édité par Thibaud Le Meneec