L'enseigne Camaieu a été placée en redressement judiciaire. 1:38
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Maximilien Carlier (à Roubaix), édité par Gauthier Delomez
L'enseigne de prêt-à-porter Camaïeu, qui emploie 2.571 salariés, a été placée une deuxième fois en deux ans en redressement judiciaire suite à la décision du tribunal de commerce de Lille. Un placement qui n’est pas une surprise pour beaucoup d’employés au siège de la marque nordiste à Roubaix, où Europe 1 s'est rendue. 

"On s’en doutait mais on ne pensait pas que ça serait si rapide", souffle beaucoup de salariés de l'entreprise de prêt-à-porter Camaïeu. L'enseigne nordiste, qui emploie 2.571 salariés, a été placée une deuxième fois en deux ans en redressement judiciaire suite à la décision du tribunal de commerce de Lille. Et devant le siège social de Camaïeu, à Roubaix, employés sont désabusés.

"On est reparti pour une galère"

Une histoire qui se répète pour Christine et Victor. "Ça fait toujours mal, mais on espère que tout le monde continuera dans de bonnes conditions", raconte Victor au micro d'Europe 1. "Nous sommes forts stressés car on a vécu cette situation en 2020. On en parle tous entre nous bien sûr, certains ont des enfants, ils ont peur de perdre leur boulot. On est reparti pour une galère, on verra bien."

 

Il faut garder espoir, insistent ces deux salariés, même si l’enseigne nordiste a été plombée par le Covid et les confinements successifs.

La CGT dénonce "une casse sociale"

Dans un communiqué, la direction entend travailler au plan de continuation afin de "préserver l’activité" mais pour Thierry Siwik, délégué syndical CGT, il y aura des licenciements. "On sait parfaitement que dès l’instant où l'on saisit une société en redressement judiciaire il y a de la casse sociale", avance-t-il. "On ne sera pas étonné que dans ce plan il y ait des réductions d'effectifs, fermeture des magasins... Ça, on ne peut pas l'accepter", appuie le délégué syndical CGT.

On en est au même point "qu’il y a deux ans", admet ce syndicaliste, qui envisage des actions fortes, comme une grève dans les magasins et des débrayages dès la rentrée prochaine.