Lutte contre le réchauffement : il faut 1.000 dollars par an et par habitant

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Bruno Le Maire a appelé ses homologues ministres des Finances du G7 "pour leur demander de participer à ce refinancement" du Fonds vert pour le climat.
Bruno Le Maire a appelé ses homologues ministres des Finances du G7 "pour leur demander de participer à ce refinancement" du Fonds vert pour le climat. © Zakaria ABDELKAFI / AFP
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Pour Bruno Le Maire, ministre de l'Économie, "il faut une mobilisation de toutes les organisations internationales, de la Banque mondiale, la Banque européenne d'investissement". Il espère des "annonces" sur le Fonds vert pour le climat lors du G7.

Tenir les objectifs de l'accord de Paris sur le climat coûtera 1.000 dollars par an et par habitant, a déclaré vendredi le ministre français de l'Économie Bruno Le Maire. Il demande pour cela un refinancement du Fonds vert pour le climat lors du G7 de Biarritz.

"Le réchauffement climatique coûte cher. L'évaluation qui est la nôtre si on veut tenir les objectifs de l'accord de Paris, c'est 1.000 dollars par an, par habitant, dans les années qui viennent", a expliqué le ministre à l'Élysée après avoir rencontré des acteurs économiques.

"Mobilisation de toutes les organisations internationales"

"Pour ça, il faut une mobilisation de toutes les organisations internationales, de la Banque mondiale, la Banque européenne d'investissement et nous voulons qu'à l'occasion du G7 de Biarritz, il y ait un certain nombre d'annonces sur le Fonds vert pour le climat", a-t-il poursuivi. Il a précisé avoir appelé ses homologues ministres des Finances du G7 "pour leur demander de participer à ce refinancement".

Le Fonds vert pour le climat, dont la création a été décidée à Cancun (Mexique) en 2010 et qui a été lancé à Durban (Afrique du Sud) l'année suivante, bénéficie en priorité aux pays en développement les plus exposés au changement climatique.

Des flux financiers orientés vers la lutte contre le réchauffement climatique ?

Son objectif initial était de mobiliser 100 milliards de dollars par an par les pays développés en faveur des pays en développement. L'accord de Paris avait par la suite réaffirmé cet objectif en le prolongeant jusqu'en 2025. Au delà de ce fonds, Bruno Le Maire souhaite mobiliser "des instruments techniques pour orienter les flux financiers vers la lutte contre le réchauffement climatique et les énergies renouvelables".

"Pour ça, on a besoin d'avoir des indicateurs fiables, précis, neutres qui puissent être mis à disposition des gestionnaires d'actifs, des banques, des compagnies d'assurance pour qu'elles puissent orienter l'épargne des particuliers vers la lutte contre le réchauffement climatique et les énergies renouvelables", a détaillé le ministre, qui a encore indiqué avoir créé avec ses homologues "une coalition des ministres des finances pour la finance verte". Celle-ci "fera un certain nombre de propositions dans les semaines et les mois qui viennent" pour "apporter tous les moyens financiers nécessaires à la lutte contre le réchauffement climatique", a-t-il promis.