Les pistes de Bercy pour financer une baisse des impôts

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Si le financement des baisses d'impôt pourrait passer par la disparition de certaines niches fiscales, Bruno Le Maire tient toutefois à sanctuariser les avantages liés à l'emploi à domicile.
Si le financement des baisses d'impôt pourrait passer par la disparition de certaines niches fiscales, Bruno Le Maire tient toutefois à sanctuariser les avantages liés à l'emploi à domicile. © PHILIPPE LOPEZ / AFP
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Bruno Le Maire et Gérald Darmanin ont annoncé leur volonté, à quelques jours des arbitrages du "grand débat", de faire baisser les impôts pour les classes moyennes.

Bruno Le Maire et Gérald Darmanin annoncent une baisse d'impôts pour les classes moyennes. Les deux locataires de Bercy ont dévoilé mardi soir, dans un entretien aux Echos, leur nouvelle stratégie, qui va, selon eux, "plus loin que les ambitions initiales". Les deux ministres tablent notamment sur une baisse de la dépense publique pour financer cette réduction d'impôts, plutôt que sur des mécanismes de redistribution.

Une baisse qui cible les premières tranches. La piste brandie par Bercy est de baisser les premières tranches de l'impôt sur le revenu, car aujourd'hui l'entrée dans l'impôt est brutale, selon Bruno Le Maire, ce qui pourrait dissuader les Français à la recherche d'un emploi.

Il faut dire qu'avec les réformes de ces dernières années, la marche est devenue plus haute à franchir que par le passé. En 2019, un contribuable est imposé à 14%, à partir de 9.964 euros de revenus annuels. Cette baisse des premières tranches est une piste sur laquelle planche également les députés de la majorité.

Les niches fiscales dans le viseur de Bercy. Ce scénario aurait un coût compris entre 1 et 3 milliards d'euros. Il va donc falloir fiancer cette baisse - à condition qu'elle soit validée par Emmanuel Macron - sans faire déraper un peu plus le déficit. Si Gérald Darmanin évoque des économies, reste encore à savoir lesquelles.

Elles pourraient passer par une révision des niches fiscales, mais il ne sera pas question de toucher aux avantages liés à l'emploi à domicile, a déjà prévenu Bruno Le Maire. Bref, un beau casse-tête pour les équipes de Bercy, à quelques jours seulement des arbitrages du "grand débat national".

Europe 1
Par Anne-Laure Jumet, édité par Romain David