Le Maire : "des faillites et des licenciements en France dans les mois qui viennent"

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Alors que le gouvernement compte réduire progressivement à partir de juin le dispositif de soutien au chômage partiel qui avait permis d'éviter jusqu'à présent des vagues de licenciements, Bruno Le Maire a reconnu sur notre antenne que certaines entreprises allaient devoir fermer leurs portes.

Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a prévenu vendredi qu'il fallait s'attendre à ce que la crise sanitaire liée au coronavirus entraîne "des faillites" et "des licenciements" en France "dans les mois qui viennent".

"Il y aura des faillites et il y aura des licenciements dans les mois qui viennent", a averti Bruno Le Maire sur Europe 1, alors que le gouvernement compte réduire progressivement à partir de juin le dispositif de soutien au chômage partiel qui avait permis d'éviter jusqu'à présent des vagues de licenciements.  "Beaucoup de secteurs sont très durement touchés" par la crise et "même si l'économie redémarre, elle ne redémarre pas au même rythme" qu'avant, a expliqué le ministre.

"Ce n'est pas une situation normale d'avoir l'Etat qui prend en charge 100% des salaires"

Dans ce contexte, le gouvernement prévoit de réduire la prise en charge du chômage partiel "de façon à inciter au retour de l'activité puisque c'est ça qui nous permettra au bout du compte de créer des emplois et de créer de la prospérité", a dit M. Le Maire. "Il faut encourager à la reprise d'activité, ce n'est pas une situation normale d'avoir l'Etat qui prend en charge 100% des salaires", a-t-il souligné. Selon une estimation du ministère du Travail, le cumul des demandes d'autorisation de chômage partiel depuis le 1er mars a atteint 12,7 millions depuis le 1er mars, tandis que 8,6 millions de salariés auraient bénéficié du dispositif qui a permis d'éviter une explosion du chômage en France, dont l'économie a été frappée de plein fouet par le coronavirus.

Un déremboursement du chômage partiel se traduira par des licenciements, avait averti mercredi François Asselin, président de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME), qui demande à l'Etat d'attendre septembre avant toute réduction "sensible" de sa prise en charge. Le Medef s'oppose aussi à cette réduction de prise en charge.