Le covoiturage domicile-travail, un secteur de plus en plus concurrentiel

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Proposé par des services comme BlaBlaLines, Klaxit ou IDVroom, le covoiturage domicile-travail est un moyen efficace et de plus en plus populaire de réduire la facture de carburants à la fin du mois.
LA FRANCE BOUGE

Samedi, les "gilets jaunes" vont manifester partout en France pour protester contre la hausse du prix des carburants, due en partie à l'augmentation de la fiscalité écologique. Comment réduire cette facture à la fin du mois ? De plus en plus d'actifs ont choisi d'avoir recours au covoiturage domicile-travail, comme l'a vanté Julien Honnart, président-fondateur de la plateforme Klaxit, vendredi, dans La France bouge, sur Europe 1.

Un marché en plein essor

Quasi-inexistant il y a quinze ans, limité à des initiatives individuelles il y a dix ans, pas encore très populaire il y a cinq ans, le covoiturage domicile-travail est aujourd'hui bien installé, à défaut d'être répandu chez tous les actifs de France. "Ce qui est très visionnaire devient à un moment une évidence. C'est pendant les grandes grèves [à la SNCF, au printemps, NDLR], qu'il y a eu un déclic", observe Augustin Paluel Marmont, "coach" du jour dans La France bouge. "40% des entreprises s'intéressent aujourd'hui à l'autopartage", affirme quant à elle Citiz, une plateforme née en 2016.

 

>> De 13h à 14h, La France bouge avec Raphaëlle Duchemin sur Europe 1. Retrouvez le replay de l’émission ici

 

Et cet intérêt des entreprises et des salariés a aiguisé les appétits dans ce secteur devenu très concurrentiel : fondé il y a quatre ans, Klaxit doit désormais lutter aux côtés de Citiz, mais aussi iDVroom, le service de covoiturage de la SNCF, ou encore BlaBlaLines, la filiale domicile-travail du leader français du covoiturage, BlaBlaCar, qui compte déjà 400.000 membres un peu plus de six mois après son lancement en avril dernier. De son côté, Klaxit se targue de proposer pas moins de 320.000 trajets quotidiens en France.

Des chiffres très prometteurs, mais loin d'absorber la totalité du marché potentiel : "Il y a dix millions d'actifs qui, tous les jours, vont à un lieu de travail fixe et en reviennent, en grande majorité tout seul dans leurs voitures", insiste Julien Honnart. "Le marché domicile-travail français est plus grand que le marché longue distance de BlaBlaCar." 

Le gouvernement veut encourager et encadrer cette pratique

Dans le projet de loi d'orientation des mobilités (LOM), qui va être débattu au Parlement début 2019, le gouvernement veut encourager l'essor du covoiturage domicile-travail. Selon Le Parisien, il veut permettre aux entreprises publiques ou privées qui le veulent de verser une prime plafonnée à 400 euros par an, exonérée d'impôts, aux salariés qui utiliseraient le covoiturage pour se rendre au travail.

Dans le même temps, l'exécutif veut encadrer les pratiques pour l'ensemble du covoiturage. Ainsi, toujours au travers de la LOM, le tarif du covoiturage serait encadré pour qu'il corresponde véritablement à un partage des frais, et qu'il ne s'agisse pas d'une source de bénéfices pour le conducteur. Cela prendrait par exemple la forme d'un tarif dégressif en fonction du nombre de passagers.