BlaBlaCar rachète Ouibus à la SNCF : "À terme, les clients seront gagnants", promet son PDG

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Nicolas Brusson, cofondateur et directeur général de BlaBlaCar, a détaillé lundi sur Europe 1 les contours du rachat de Ouibus et ses conséquences pour les utilisateurs.

INTERVIEW

"Le covoiturage n'en est qu'à ses débuts", affirme fièrement Nicolas Brusson. Le cofondateur et directeur général de BlaBlaCar vient d'en apporter la preuve : sa plateforme va racheter Ouibus, filiale de "cars Macron", à la SNCF. "À terme, les clients seront gagnants", promet-il lundi sur Europe 1, dans l'interview éco d'Emmanuel Duteil.

"Dans un premier temps, les tarifs ne vont pas changer". BlaBlaCar doit devenir propriétaire à 100% de Ouibus, anciennement iDBUS, et a d'ores et déjà lancé une levée de fonds de 101 millions d'euros à laquelle participera le groupe public, qui entre donc au capital de la plateforme. "Dans un premier temps, les tarifs ne vont pas changer. Mais à terme, les clients seront gagnants, parce qu'il va y avoir une optimisation du réseau qui fait que finalement, on va opérer des bus quand ça a du sens et quand leurs taux de remplissage peuvent être élevés, ce qui va nous permettre de baisser les prix", détaille Nicolas Brusson.

Des lignes étendues à "toute l'Europe". "Cette acquisition redistribue les cartes avec la SNCF", explique le chef d'entreprise. D'ici la fin de l'année, BlaBlaCar va d'ailleurs pouvoir proposer des trajets en bus et en covoiturage sur la plateforme de réservation oui.sncf. À partir de l'été 2019, les clients de oui.sncf pourront eux combiner train et autocar, le covoiturage devant s'ajouter dans un second temps. "C'est une manière de se diversifier et d'accélérer", souligne-t-il encore, dans un souhait d'étendre des lignes à "toute l'Europe". Fort d'une communauté de 65 millions d'utilisateurs, BlaBlaCar est en effet présent dans 22 pays.

Écoutez l'interview intégrale de Nicolas Brusson à 22h20 dans le journal de la nuit d'Isabelle Millet. Le replay de l'émission est à retrouver ici.

Testé en Russie, approuvé en France. C'est d'ailleurs à l'étranger, en Russie plus précisément, que la société avait commencé à intégrer des bus à son offre, avant de l'expérimenter en France au moment des grèves. Dans les deux cas, "on s'est rendu compte que ça marchait très bien et que finalement, cette complémentarité entre le covoiturage longue distance et le bus longue distance était assez naturelle pour nos membres". La suite logique était donc de se rapprocher de Ouibus, jusqu'à ce rachat.

Il faut dire que la start-up créée en 2004 dégage des profits pour la première fois cette année. Et Nicolas Brusson a d'autres raisons de se réjouir : son tout nouveau service de covoiturage domicile-travail, BlaBlaLines, lancé en avril 2018 dans toute la France, compte déjà 400.000 membres.