Cette entreprise qui propose... des vacances illimitées à ses salariés

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Anikop souhaite donner plus de liberté à ses salariés. 1:30
Anikop souhaite donner plus de liberté à ses salariés. © Jean-Luc Boujon / Europe 1
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Une société de création de logiciels de gestion a décidé de rendre les congés illimités pour tous ses salariés, afin de leur donner plus de liberté. Cette mesure, basée sur la "confiance", selon le directeur de l'entreprise, est saluée par les employés qui s'épargneront l'économie de leurs jours de congés.
REPORTAGE

Prendre autant de vacances qu'on le souhaite, sans compter : c'est possible dans une entreprise située à Limonest, près de Lyon. La société Anikop, qui met au point des logiciels de gestion, propose en effet à ses salariés de prendre des congés sans restriction. Le patron est convaincu par son initiative, que les salariés saluent. Pour rappel en France, en moyenne, les salariés disposent de 33 jours de congés par an, selon la Direction de l’animation, de la recherche, des études et des statistiques (Dares).

Une initiative validée par les salariés

Anikop compte une trentaine de salariés au total. Les congés sont à volonté à la seule condition pour les prendre est qu'ils ne mettent pas en péril un projet ou une entreprise avec laquelle Anikop collabore. "C'est libérateur", explique Didier, 50 ans, salarié de l'entreprise. "On peut envisager plus facilement de partir en voyage. Mais nous avons élaboré cette formule avec l'entreprise, pour permettre aux équipes de rester efficaces. Un délai de prévenance est prévu avant le départ en congé par exemple, pour établir des règles." La mesure a en effet été votée par référendum au sein de l'entreprise.

Un système basé sur la confiance

L'objectif, pour Nicolas Perroud, le patron d'Anikop, est que le salarié se sente bien. "L'idée de base, c'est de faire confiance aux gens et de leur dire que s'ils ont besoin de prendre des jours pour souffler, ils peuvent les prendre. Que ce soit pour des vacances, un déménagement ou un enfant malade. Les salariés peuvent poser leurs jours et arrêter de compter. Dans un an, je suis persuadé que l'on aura relevé aucun abus".

Europe 1
Par Jean-Luc Boujon