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«J’en mange de plus en plus, environ six par jour» : l’œuf continue d’être plébiscité par les Français

(Illustration) [Bastien Ohier / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

C’est la petite coquille ovale star de vos petits-déjeuners : l'œuf. Source de protéine au rapport qualité-prix imbattable, il continue d’être plébiscité par les Français. Chaque année et ce depuis trois ans, sa croissance bondit de 5% selon les chiffres du CNPO, le Comité national de la production de l'œuf. De quoi mettre au défi les filières de production.

"J'en mange de plus en plus, environ six par jour." "Une ou deux fois par semaine, à la coque, j'adore ça." Il est modeste mais incontournable, et fait l'unanimité auprès des consommateurs. Aussi fragile que précieux, l'œuf est parfois victime de son succès dans les rayons clairsemés, voire vidés.

"Il faut être assez stratégique, essayer de venir à l'heure où ils ont la livraison", témoignent des Parisiens. Et pour cause, en 2025, chaque Français a mangé en moyenne 269 œufs, soit 10 de plus qu'en 2024.

"300 millions d'œufs supplémentaires" nécessaires chaque année

Mais selon les prédictions du CNPO, le Comité national de la production de l'œuf, ce nombre devrait grimper à 301 par an. "On a pour objectif d'installer de nouveaux éleveurs, de construire de nouveaux poulaillers", explique Alice Richard, sa directrice.

"On a chiffré ce besoin, en effet, à 575 bâtiments à horizon 2035 et ça permet de produire à peu près ces 300 millions d'œufs supplémentaires chaque année qu'on doit produire pour répondre à la demande", précise-t-elle.

La demande des consommateurs se définit autant sur la quantité que sur la qualité. "Les trois premiers critères d'achat des consommateurs pour les œufs vont être dans un premier temps l'origine France. Ensuite, les modèles d'élevage sont importants. Les alternatives à la cage, ça va être le sol, le plein air, le bio et le Label rouge, ce sont ces modes d'élevage qui vont se développer dans les prochaines années. Et enfin, le dernier critère, c'est le prix", énumère-t-elle.

Aujourd'hui, une poule pondeuse sur quatre est élevée en cage. Ce sera une sur dix d'ici 2030, selon les engagements des professionnels de la filière.