Alors que la zone C est en vacances à partir de ce vendredi, la crainte au sein du secteur aérien d'une pénurie de kérosène devient de plus en plus concrète.
La guerre au Moyen-Orient pèse sur le quotidien des Français, depuis plus d'un mois, et sur leurs vacances. Alors que la zone C part en congé ce vendredi 17 avril 2026, il faudra sans doute encore repenser ses projets en raison des prix des carburants. Aussi bien pour ceux qui partent en voiture que pour ceux en avion.
Les prix du kérosène font aussi les frais de la hausse des cours du pétrole et les compagnies répercutent déjà ces augmentations sur les passagers. Air France a notamment annoncé une centaine d'euros en plus sur les billets long-courriers. Le risque de pénurie de kérosène est désormais réel. Tout le secteur aérien est plongé dans l'incertitude.
Des annulations en cascade ?
Car le coût du kérosène représente en général un quart du prix d'un billet d'avion. Pour les compagnies aériennes, cela représente maintenant entre 45 et 50%. Alors même si les prix ne flambent pas encore partout, notamment pour les destinations européennes, la situation s'annonce inédite.
"Il y a une nouveauté : les compagnies se donnent le droit de dire 'qu'on va peut-être vous surtaxer parce qu'on ne sait pas exactement combien ça nous coûtera en kérosène pour vous faire voler'. C'est une première dans l'histoire de l'aérien", explique Guillaume Rostand, porte-parole du comparateur Liligo et expert de l'aérien.
Certaines compagnies ont déjà donné une somme. Ce sera 7 euros maximum pour Volotea, mais même ce montant pourrait évoluer. Aux États-Unis, c'est le prix des bagages qui a subi une inflation d'une dizaine de dollars pour compenser.
Et entre les hausses de prix et la crainte très concrète d'une pénurie de kérosène, c'est bien le spectre d'annulations en cascade, alors que la saison touristique démarre, qui inquiète fortement les professionnels du secteur.