INFORMATION E1 - Les chefs d'entreprise de moins en moins satisfaits par Emmanuel Macron

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Emmanuel Macron a perdu la confiance des patrons au cours de l'été.
Emmanuel Macron a perdu la confiance des patrons au cours de l'été. © Ludovic MARIN / POOL / AFP
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Selon un sondage OpinionWay pour Europe 1, les patrons français n'ont jamais eu une si mauvaise opinion de l'action économique d'Emmanuel Macron.
SONDAGE

Les patrons seraient-ils en train de lâcher Emmanuel Macron ? Seuls 36% des chefs d'entreprise se disent satisfaits de la politique menée par Emmanuel Macron, en forte baisse de 18 points par rapport au mois de juillet, selon un sondage OpinionWay pour CCI France, Europe 1 et La Tribune. Certes, l'action du chef de l'État est toujours mieux jugée par les patrons que par les Français en général (29% d'opinions favorables, selon un sondage Odoxa publié mardi). Mais elle atteint un plus bas depuis son élection, cinq points en dessous de la marque établie en mai.

Pas assez de flexibilité. Les patrons français ont, semble-t-il, peu goûté les dernières réformes de l'exécutif, sur la formation et la dimension sociale des entreprises notamment, censées contrebalancer les effets des ordonnances au travail, au profit des salariés. Ainsi, moins d'un chef d'entreprise sur deux (46%) estime désormais que la politique économique d'Emmanuel Macron donne la priorité à la flexibilité pour les entreprises, contre six sur dix au début de l'année. Ils sont quasiment autant (45%) à considérer la politique menée comme "équilibrée" et 8% à juger qu'elle privilégie la sécurité des salariés.

La loi Pacte, cette inconnue. Autre enseignement du baromètre d'OpinionWay : les patrons ne connaissent pas la loi Pacte. 88% affirment ne pas connaître la moindre mesure de ce projet de loi, actuellement débattu à l'Assemblée, et qui vise pourtant à… booster la croissance des entreprises. En revanche, contrairement à ce qu'en pense le Medef, les chefs d'entreprise approuvent la décision du gouvernement d'avoir maintenu le prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu. Chargés de collecter le montant directement auprès de leurs salariés, ils sont 64% à porter un regard positif sur la réforme.