Alors que la baisse du taux du Livret A est actée, les Français se tournent désormais vers d'autres placements plus rémunérateurs. Et contrairement à ce que l'on peut penser, "il n'y a pas de mauvais placements, mais des placements plus ou moins sensibles à la conjoncture", confie Jean-Jacques Manceau, journaliste pour le magazine "Capital".
Mauvaise nouvelle pour le Livret A. Ce jeudi, le ministre de l'Économie Roland Lescure a annoncé que le placement préféré des Français verra son taux d'intérêt baisser de 1,7% à 1,5%. Un nouveau coup dur pour le livret, qui avait encore un taux de 3% au début de l'année 2025.
Conséquence directe : les épargnants changent de stratégie et s'intéressent de plus en plus à des placements plus rémunérateurs, mais également parfois plus risqués, comme le témoigne le nouveau dossier du magazine Capital, en partenariat avec Europe 1. En parallèle de l'Assurance-vie, les placements en bourse via un Plan Epargne Actions (PEA) ou un Compte-Titres Ordinaire (CTO) sont de plus en étudiés, au même titre que l'or ou les cryptomonnaies.
"Des placements sensibles aux conjonctures"
Invité ce jeudi matin, Jean-Jacques Manceau, journaliste à Capital et expert des questions de placement, rappelle un fondement : "Il n'y a pas de mauvais placements, tant que les placements sont gérés par des gens sérieux", assure-t-il au micro d'Europe 1.
"Mais, je conseillerais d'éviter les placements que l'on ne comprend pas", poursuit-il. "Ce qui compte en réalité, c'est la diversification", poursuit-il. "C'est-à-dire mettre une petite partie sur de l'or, des actions qui peuvent fortement augmenter comme se rétracter", avoir une assurance-vie, etc, ajoute le journaliste.
"Mais au fond, il n'y a pas de mauvais placements, simplement des placements plus ou moins sensibles à la conjoncture, comme l'immobilier par exemple qui est très sensible aux politiques des banques centrales", conclut-il.