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Guerre au Moyen-Orient : pourquoi le prix des carburants reste élevé alors que les exportations ont retrouvé leur niveau d'avant-conflit ?

Ce retour de l'or noir est rendu possible par la présence des escortes américaines. [AFP]

Malgré les tensions toujours vives au Moyen-Orient, les exportations de pétrole ont de nouveau atteint la semaine dernière leur niveau d'avant-guerre. Mais le prix à la pompe, lui, reste le même.

Le brut coule à nouveau à flots. Les exportations de pétrole ont retrouvé la semaine dernière leurs niveaux d’avant la crise du détroit d’Ormuz. Pourtant, les prix des carburants ne baissent pas d’un centime. Europe 1 vous explique pourquoi.

Un baril autour des 100 dollars

Ce retour de l'or noir est rendu possible par la présence des escortes américaines, qui permettent aux pétroliers ayant le feu vert iranien de circuler dans le détroit, mais aussi par la multiplication des alternatives. 

En effet, une partie des pétroliers contourne le détroit d’Ormuz pour emprunter la mer Rouge, l'Irak écoule une partie de sa production à l'aide de camions-citernes qui approvisionnent les ports méditerranéens, l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis mobilisent leurs oléoducs respectifs qui relient les champs pétroliers à la mer Rouge et au golfe d'Oman. 

L'offre est ainsi plus abondante et pourrait détendre les marchés. Toutefois, le cours du baril de brut reste perché autour de 100 dollars. 

"L'acheminement coûte cher, les primes de risque restent toujours élevées. Donc ce brut sort, mais de manière très incertaine et cela coûte très cher. Donc ça ne suffit pas à faire baisser les cours", explique Nicolas Goldberg, expert énergie chez Colombus Consulting.

Les automobilistes qui paient leur carburant à des prix records sont encore loin de voir le bout du tunnel. Même si les cours finissaient par refluer, il faudrait encore compter deux semaines pour que la baisse se transmette à la pompe.