Formation : l'appli du gouvernement est "une vraie révolution", défend Pénicaud

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Avec l'appli et le site Moncompteformation, c'est rien de moins qu'une "révolution" qui se joue avec l'application Moncompteformation.
Avec l'appli et le site Moncompteformation, c'est rien de moins qu'une "révolution" qui se joue avec l'application Moncompteformation. © AFP
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Dans les colonnes du "Journal du Dimanche", la ministre du Travail Muriel Pénicaud a vanté les mérites de l'application Mon compte formation, lancée jeudi prochain par le gouvernement. Le site et l'application "vont permettre à notre pays d'entrer dans une société des compétences", veut croire la ministre.

Un site internet et une appli pour smartphone : le gouvernement présentera jeudi "une vraie révolution" en matière de formation tout au long de la vie, promet la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, dans une interview au Journal du Dimanche. "L'application mobile Mon compte formation et le site internet qui l'accompagne sont une vraie révolution", assure la ministre, pour qui "ils vont permettre à notre pays d'entrer dans une société des compétences" et qui rappelle qu'"un métier sur deux évoluera profondément d'ici dix ans".

Le compte personnel de formation (CPF) "existait depuis 2015, mais il était virtuel : à peine 2 millions de Français l'ont utilisé", souligne Muriel Pénicaud, expliquant que "dès jeudi, ce droit devient réel pour 25 millions de salariés". "Nous construisons un nouveau service public qui crée un droit attaché à la personne. Un peu comme un Livret A de la formation", explique-t-elle encore, soulignant qu'"au moins 100.000 sessions de formation seront immédiatement disponibles sur l'application, pour plus de 40.000 formations" différentes.

Réduire les écarts de qualification

Pour éviter les formations "bidon", "seuls les organismes agréés préparant à un titre professionnel ou à un diplôme peuvent être référencés", explique encore Muriel Pénicaud : "On ne trouvera donc que des formations ayant une valeur sur un CV". La ministre du Travail rappelle que "le premier marqueur du chômage, c'est l'absence de formation", qui touche "6,5% des personnes qualifiées contre 18% des non-qualifiés".

Si les cadres des grands groupes en bénéficient, "les autres, beaucoup moins", souligne-t-elle. "Or l'absence de formation continue accroît les écarts de qualification qui préexistaient, ce qui contribue à bloquer l'ascenseur social". "En 1971, quand Jacques Delors lançait l'idée de la formation tout au long de la vie, elle était humaniste. Désormais, elle devient une nécessité économique et sociale", résume Muriel Pénicaud.