Dentelle de Calais : le fabricant Noyon une nouvelle fois en redressement judiciaire

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La décision devrait s'accompagner d'un nouveau plan de suppressions de postes pour l'entreprise du Pas-de-Calais. © FRANCOIS LO PRESTI / AFP
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Le dentellier Noyon, en difficulté financière, a demandé fin décembre son placement en redressement judiciaire auprès du tribunal de commerce de Boulogne-sur-Mer.

Le fabricant de dentelle Noyon, qui emploie 170 salariés, a été placé jeudi, à sa demande, en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Boulogne-sur-Mer, dans le Pas-de-Calais, presque deux ans après sa reprise par un consortium, a-t-on appris vendredi auprès de la direction.

La direction s'oriente vers un plan social. Un administrateur a été nommé et la période d'observation est de six mois, a précisé à l'AFP la direction, confirmant une information de La Voix du Nord. Une audience intermédiaire doit se tenir le 7 mars. La direction affirme s'orienter vers un plan social, sans préciser à ce stade le nombre d'emplois menacés.

Pas de salaires versés en décembre. L'entreprise implantée à Calais, qui fait face "à la baisse du marché de la lingerie" et à la "montée en puissance" de la production asiatique, n'a pas été en mesure de verser les salaires du mois de décembre, "qui ont donc été pris en charge par l'AGS", le régime de garantie des salaires.

Un scénario qui se répète. En janvier 2017, le fabricant de dentelle avait déjà été placé à sa demande en liquidation judiciaire, entraînant la suppression de 55 emplois sur 237. L'entreprise, créée en 1919, avait été reprise un mois plus tard par un consortium, réunissant ses clients et ses partenaires, parmi lesquels les groupes de lingerie Vandewelde (Belgique), La Perla (Italie) et Etam (France), la société sri-lankaise MAS, la SDCN (regroupant des cadres actuels dont Henri-Pierre Durlet, directeur général, à hauteur de 10%) et PBO (Pierre Bruno Olivier Holding).

L'entreprise, qui est passée de 440 salariés fin 2008 à 170 aujourd'hui, avait déjà été placée en redressement judiciaire en 2008 et le tribunal de commerce de Boulogne-sur-Mer avait accepté en 2010 le "plan de continuation" d'activité du fabricant de dentelle.