Florent Ménégaux, directeur du groupe Michelin, était l'invité de La France bouge sur Europe 1, mercredi. 1:57
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Sur Europe 1, mercredi midi, le président du groupe Michelin, Florent Ménégaux, est revenu sur la reprise de l'activité que connaît le manufacturier depuis que le gros de la crise du coronavirus est passé. Le dirigeant déplore une raréfaction des matières premières qui oblige ses usines à tourner (quasiment) au ralenti.
INTERVIEW

L'industrie du pneu va-t-elle pouvoir répondre aux forts besoins de mobilité qui s'expriment depuis le début d'année et la (très) lente décrue de l'épidémie de coronavirus dans le monde ? C'est la question qui se pose aujourd'hui, alors que la crise des matières premières vient assombrir les prévisions de nombreuses entreprises dans le bâtiment, le textile ou les transports. Dans ce dernier secteur, Michelin s'inquiète de ne pas pouvoir produire autant qu'il le voudrait, confie le président du groupe sur Europe 1, mercredi midi, avec également un problème du côté de la main-d'œuvre. 

"Le marché demanderait à ce que nos usines tournent à quasiment 100% et aujourd'hui, elles tournent aux environs de 80%, 85%", déplore Florent Ménégaux au micro d'Élisabeth Assayag et Emmanuel Duteil. "On a beaucoup de mal à recruter, mais aussi à acheminer les produits pour les faire tourner." 

Des problèmes de transports

Concrètement, le groupe aux 200.000 millions de pneus vendus par an n'a pas de problème pour trouver du caoutchouc, l'une des matières premières du pneu. En revanche, pointe Florent Ménégaux, "on a beaucoup, beaucoup de mal à trouver des bateaux et des containers pour le transporter, à avoir des bateaux qui s'arrêtent au port où on a besoin qu'ils s'arrêtent, à pouvoir les débarquer, à trouver les camions qui vont emmener ces containers à leurs lieux de consommation, c'est-à-dire nos usines de production", déroule le président du groupe.