Coronavirus : les professions sinistrées ont du mal à obtenir un crédit immobilier

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Les professions touchées par la crise économique ont du mal à accéder au crédit immobilier. 1:24
Les professions touchées par la crise économique ont du mal à accéder au crédit immobilier. © Christophe PETIT TESSON / POOL / AFP
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Les banques ont durci les conditions d’accès au crédit immobilier pour les professions frappées de plein fouet par la crise du coronavirus. Parmi les secteurs touchés : les transports ou encore l’événementiel.

C’est un paradoxe de la crise du coronavirus. Les taux d'intérêt pour rembourser un achat immobilier ont encore baissé au mois d'août et les acteurs du secteur le répètent : c'est le moment d'investir dans la pierre. Mais depuis quelques semaines, les banques ont durci les conditions d’accès au crédit immobilier pour les professions touchées par la crise, comme l’événementiel ou les transports.

Le taux de refus en forte hausse en août

Michel Mathieu, directeur général de LCL (Le crédit lyonnais), le reconnaît : pour certaines professions, il est plus compliqué d’obtenir un prêt immobilier. "Il y a des secteurs qui souffrent, les transports souffrent, tout ce qui est événementiel souffre aussi. Donc évidemment, on est un peu plus regardants sur ce type de dossier", déclare-t-il.

Le taux de refus de prêts immobiliers a ainsi fortement progressé au moins d’août, pour concerner dorénavant un dossier sur dix.

L’événementiel, un secteur particulièrement sinistré

Le secteur de l’événementiel est particulièrement touché par ce durcissement des conditions d’accès au prêt immobilier. François Choux, un maître d’hôtel, avait pour projet d’acheter un terrain en Corse avec son épouse et un ami, tous deux dans l’événementiel, afin d’y faire construire une maison. "Tous les signaux étaient au vert et quand ils se sont aperçus qu'on était dans l'évènementiel, on nous a dit 'jamais de crédit pour vous messieurs dames'...", déplore-t-il.  

"On n'est pas des gens opulents, on avait fait beaucoup d'économies pour en arriver là. On avait redimensionné complètement la maison, on l'avait entièrement dessinée, ça faisait huit mois qu'on ne dormait que sur ce projet-là. C'était la concrétisation d'une vie et on nous a volé une forme de rêve", se désole-t-il. Après un été où son activité a été divisée par 10, difficile pour lui de faire de nouveaux projets.