Coronavirus : ce que l'on sait du dispositif de chômage partiel longue durée

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Ce nouveau dispositif ne sera valable que pour deux ans (photo d'illustration). 1:12
Ce nouveau dispositif ne sera valable que pour deux ans (photo d'illustration). © AFP
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Dès le 1er juillet, le nouveau dispositif de chômage partiel longue durée permettra aux entreprises en difficulté de limiter le temps de travail de leurs employés. La baisse de salaires qui en découlera sera compensée par l'État à hauteur de 84%.

Éviter les licenciements massifs. Trois semaines après le lancement d'une concertation pour "sauver l'emploi", Emmanuel Macron reçoit à nouveau mercredi les partenaires sociaux pour leur dévoiler de premiers arbitrages, notamment sur le nouveau dispositif de chômage partiel de longue durée, qui doit venir en complément des mesures que l'on connaît aujourd'hui dès le 1er juillet. 

Une baisse salariale en partie compensée par l'État

Alors que l'Unédic anticipe la destruction de 900.000 emplois en 2020, ce nouveau dispositif doit donc permettre aux secteurs très touchés par la crise du coronavirus, comme l'aéronautique ou l'automobile, de conserver les compétences de leurs forces vives en attendant de remplir le carnet de commandes.

Pour ce faire, le chômage partiel longue durée a un principe simple : si une entreprise connaît une baisse d'activité, elle pourra négocier avec ses salariés une réduction du temps de travail jusqu'à 40%, selon des sources syndicales, et la baisse des salaires sera indemnisée à 84% du net par l'État. En échange, l'entreprise s'engage à maintenir les emplois avec un reste à charge de 15%. Limité à deux ans, le dispositif doit obligatoirement faire l'objet d'un accord collectif majoritaire, dans l'entreprise ou la branche.

Un dispositif plus avantageux que le chômage partiel classique

Ce système sera plus avantageux que le régime classique de chômage partiel, qui à compter du 1er octobre n'indemnisera plus les salariés qu'à hauteur de 72% du salaire net avec un reste à charge 40% pour les entreprises. Selon la Dares, la direction des statistiques du ministère du Travail, 7,8 millions de salariés auraient été en chômage partiel en mai, même si pour l'instant seules 4,6 millions de demandes d'indemnisation ont été déposées. 

Des orientations doivent également être évoquées sur d'autres thèmes lors de cette rencontre, comme l'assurance-chômage, l'emploi des jeunes, le travail détaché ou encore la formation professionnelle. 

Europe 1
Par Élise Denjean, édité par Ugo Pascolo