Cidre : comment le leader français veut conquérir l'Angleterre

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La coopérative Agrial, qui produit notamment les cidres Ecusson et Loïc Raison, va racheter le géant britannique Astor Manor. "On va avoir de la pomme française qui va partir dans les 'ciders' anglais", se réjouit le directeur de la branche boissons d'Agrial sur Europe 1.

LA FRANCE BOUGE

La coopérative française Agrial s'apprête à traverser la Manche en rachetant le Britannique Astor Manor. "Agrial possède depuis pas mal d’années l’essentiel des marques de cidre en France", dont Ecusson et Loïc Raison, notamment, confie Marc Roubaud, directeur de la branche boissons d'Agrial, au micro de Raphaëlle Duchemin dans La France bouge sur Europe 1. Mais, "le marché français est petit à l’échelle mondiale" alors qu'en "Angleterre, c'est dix fois plus gros et c'est 43% du marché mondial". 

"Pourquoi ne pas aller dans le plus gros marché à côté ?" "Nous, plus de 80% des pommes proviennent de nos adhérents. Quand on regarde ce que nous produisons et ce que nous achetons à nos adhérents, on s'aperçoit que le marché français ne nous permet pas d'écouler et de valoriser toutes les pommes", explique-t-il. C'est la raison pour laquelle la coopérative s'est posée la question : "Pourquoi ne pas aller dans le plus gros marché à côté ?".

Ce rachat est donc l'opportunité pour les adhérents de la coopérative "d'écouler des pommes sur le plus gros marché du monde". Désormais, "on va avoir de la pomme française qui va partir dans les 'ciders' anglais". Mais "c'est aussi par des rachats comme celui-là que l’on va pouvoir importer le cidre à la française dans des marchés importants voisins", justifie Marc Roubaud.

 

>> De 13h à 14h, La France bouge avec Raphaëlle Duchemin sur Europe 1. Retrouvez le replay de l’émission ici

Quelle différence entre le cidre français et les autres ? "Il y a effectivement une différence entre le cidre traditionnel à la française, dont la fermentation provient uniquement de pommes", et celui qui est proposé "dans les marchés britanniques et dans d'autres marchés internationaux, dans lequel il y a une quantité minimum de pommes", détaille-t-il. Par exemple, "au Royaume-Uni, il en faut 30% minimum (...) et derrière on produit de la fermentation à partir de sirop de glucose, de sucre".

Mais l'échange va dans les deux sens : "Les produits que l'on rachète sont d'excellente qualité et c'est aussi pour cela qu'on les rachète." Il y aura "probablement des produits britanniques que l'on va mettre dans nos réseaux", précise Marc Roubaud. Par ailleurs, Astor Manor "fait 95% de son chiffre au Royaume-Uni". L'idée est donc d'élargir les frontières, aussi bien pour Agrial qu'Astor Manor.