Ce fonds de solidarité pour les étudiants appelle les "entreprises profitables" aux dons

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Jules Simiand est le co-fondateur d'un fonds de solidarité pour les étudiants (photo d'illustration). 1:59
Jules Simiand est le co-fondateur d'un fonds de solidarité pour les étudiants (photo d'illustration). © Europe 1
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Âgé de 18 ans seulement, Jules Simiand est le cofondateur du Fonds de solidarité des étudiants (FSDE), créé pour venir en aide aux jeunes les plus fragilisés par la crise du Covid-19. Une activité bénévole, qui n'est possible que grâce aux dons financiers ou matériels, explique-t-il mercredi dans "La France bouge", sur Europe 1. 
INTERVIEW

"Il y a des vrais manques qui ne peuvent pas être comblés que par les institutions publiques. Et c'est aussi aux jeunes qui sont dans de bonnes situations de prendre les choses en main." Le mantra de Jules Simiand, 18 ans, est aussi simple qu'impressionnant. Tout juste majeur, cet étudiant en commerce à Madrid avait déjà créé un site de soutien scolaire pendant le premier confinement. Un an après le début de la crise du Covid-19, dont les conséquences économiques fragilisent particulièrement les jeunes, il présente au micro de La France bouge sa nouvelle idée : une plateforme de solidarité, fonctionnant grâce aux dons. 

Des ordinateurs, des paniers repas et des aides financières

L'idée du Fonds de solidarité des étudiants (FSDE), créé il y a deux semaines par Jules Simiand et un de ses amis, est d'attribuer les bonnes aides à ceux qui en ont besoin, "de manière très concrète". "On vient sur le site, on remplit un formulaire qui va nous demander en quoi on est plus légitime qu'un autre à capter telle ou telle aide", explique le jeune homme. Les demandes sont ensuite examinées par des comités - le FSDE réunit 12 personnes, toutes bénévoles - qui décident qui perçoit quoi. 

Cela peut être "un ordinateur, parce que c'est le seul moyen de suivre les cours aujourd'hui". Mais aussi "une aide alimentaire pour ceux qui n'ont pas assez de ressources financières et qui se limitent dans leurs repas" ou un "petit plus pour payer un loyer parce qu'ils ont perdu un contrat", énumère Jules Simiand. "La demande qu'on a le plus, c'est le numérique, des étudiants qui n'ont plus d'ordinateur ou qui ont besoin de gros logiciels qui sont chers et qui ne sont pas financés par les universités." 

13.800 euros récoltés en deux semaines

Pour aider les jeunes qui font appel à lui, le FSDE se repose sur une seule source de revenus : les dons. Jules Simiand lance ainsi "un appel aux entreprises profitables et aux particuliers" les moins impactés par la crise du Covid-19. La structure, joignable par mail sur son site, reçoit de l'argent - elle a déjà récolté 13.800 euros en deux semaines - mais aussi des dons en nature, susceptibles d'être utiles aux étudiants. 

"L'Oréal est venu nous voir pour nous donner des produits d'hygiène, qui sont chers en temps normal", explique par exemple le co-fondateur. "On les a acceptés et on va organiser une distribution dans les mois à venir."

 

Europe 1
Par Margaux Lannuzel