Carburants : Benoît Hamon favorable au maintien de la hausse de taxe au 1er janvier

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Benoît Hamon est favorable à la taxation des plus grandes entreprises pour favoriser la transition écologique. © CHARLY TRIBALLEAU / AFP
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S'il était au pouvoir, le fondateur du mouvement Génération.s aurait demandé des efforts "à Total, qui touche le Crédit Impôt Compétitivité Emploi". Il a aussi appelé à remettre en cause la suppression de l'ISF.

Benoît Hamon, fondateur du mouvement Générations, s'est dit jeudi favorable au maintien de la hausse de taxe sur les carburants prévue au 1er janvier, tout en fustigeant un gouvernement qui fait payer "toujours les mêmes" et ne les "accompagne" pas.

Une protestation "légitime". Les "gilets jaunes" qui manifestent "disent 'on nous plume, et en plus on nous prend pour des imbéciles : quand on nous demande un effort pour participer à la transition écologique, on ne le demande pas aux compagnies aériennes, à Total, aux grandes banques qui financent plus les énergies fossiles" que les énergies vertes, a déclaré Benoît Hamon sur RTL. "Ce sont toujours les mêmes qui paient" et "la protestation" des Français "est légitime", a-t-il ajouté.

Hamon "maintiendrait la trajectoire de la taxe carbone". S'il était au pouvoir, l'ex-candidat à la présidentielle "maintiendrai(t) la trajectoire de la taxe carbone", qui est "nécessaire", mais il "mobiliserait les moyens pour assurer un accompagnement social", "n'aurai(t) pas remis en cause les lignes de train", aurait demandé des efforts "à Total, qui touche le Crédit Impôt Compétitivité Emploi (CICE, NDLR), financé par les taxes sur le carburant", a-t-il énuméré. Il a aussi appelé à "remettre en cause" la suppression de l'impôt sur la fortune.

Interrogé pour savoir s'il serait aux côtés des "gilets jaunes" de nouveau appelés à manifester samedi, il a confirmé penser que son "job n'est pas d'enfiler un gilet jaune". "Je ne veux pas être dans la récupération, je ne pense pas que ce soit ce que demandent les gilets jaunes", a-t-il dit en critiquant la présence dans les dernières manifestations d'autres responsables politiques.