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Budget 2026 : la suppression des avantages fiscaux fait bondir la filière des biocarburants et les transporteurs routiers

Aurélien Fleurot . 1 min

Une décision qui interroge. Le gouvernement a l'intention de supprimer les avantages fiscaux du bioéthanol (E85) et du B100 dans le projet de loi de finances pour 2026. Face à cela, les transporteurs routiers, qui ont lourdement investi dans du matériel leur permettant d'avancer dans leurs objectifs de décarbonation, ne comprennent pas un tel revirement.

Dans le projet de loi de finances pour 2026, le gouvernement prévoit de supprimer les avantages fiscaux du bioéthanol (E85) et du B100, produit à partir de colza et de plus en plus utilisé par les transporteurs routiers. Ces derniers, après avoir investi lourdement dans du matériel qui leur permet d'avancer dans leurs objectifs de décarbonation, ne comprennent pas un tel revirement. Le prix du litre pourrait tripler. 

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"Ça va sûrement nous obliger à revenir en arrière avec du diesel"

Thibault Izaret est à la tête d'une entreprise de transport routier, située près de Limoges, comptant 850 salariés. Pour lui, une telle mesure entraînerait une hausse de 5 à 10 % de son budget carburant et réduirait presque à néant les investissements effectués ces dernières années.

"Pour investir dedans, il faut installer des cuves, acheter des camions spéciaux, ce sont des investissements de long terme qu'on amortit entre 7 et 10 ans. Économiquement c'est quand même une problématique très compliquée pour nous, transporteurs, et pour nos clients qui souhaitent décarboner aussi. Ça va sûrement nous obliger à revenir en arrière avec du diesel", déplore-t-il.

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Une décision incompréhensible

Et donc abandonner une solution qui fait baisser les émissions de CO2 de 60 % tout en bénéficiant aux agriculteurs et en créant de l'emploi puisqu'une filière huile de colza s'est constituée en France. Incompréhensible pour Olivier Poncelet, délégué général de l'Union des Transports et de la Logistique de France.

"Là, du jour au lendemain, on leur dit que finalement ce n'est pas une énergie qui vaut la peine, on triple la fiscalité. Ce sont des investissements qui peuvent être perdus et on ne peut pas organiser la transition énergétique de notre secteur par une politique de gribouille, à coup de rabots budgétaires et de revirements fiscaux tous les ans", dénonce-t-il. 

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Les transporteurs routiers espèrent maintenant convaincre gouvernement et élus pour ne plus avoir cette épée de Damoclès sur leurs budgets jusqu'à la fin de l'année.