À ce stade, l'administration Trump a déjà mis en œuvre les droits de douane plancher de 10% sur l'ensemble des produits importés aux États-Unis. Ces droits de douane ont déjà été augmentés à 25% pour l'acier et l'aluminium ainsi que les voitures importées aux États-Unis.
"Le scénario d'une crise mondiale, on ne peut plus complètement l'écarter"
Et la prochaine étape, décisive, est prévue mercredi : la mise en place de surtaxes spécifiques. 20% de droits de douane sur toutes les importations venant de l'Union européenne. 34% en plus des 20% déjà en place sur les produits chinois, soit 54% de taxe. Pékin a annoncé une riposte à 34% qui sera lancée le lendemain, le 10 avril. L'Union européenne doit lancer sa riposte d'ici au 15 avril. Un engrenage inquiétant pour Sylvain Bersinger, économiste chez Astérès.
"On voit vraiment la spirale où les droits de douane des uns répondent aux droits de douane des autres qui est en train de se déclencher. Et si cette dynamique se poursuit, peut-être que Donald Trump va encore plus augmenter les siens, il n'y a pas vraiment de plafond sur les droits de douane. Là, le scénario d'une crise mondiale, d'une crise économique, ralentissement fort de la croissance, voire d'une récession mondiale, on ne peut plus complètement l'écarter", analyse-t-il.
Si la situation s'éternise, le Centre d'études prospectives et d'informations internationales, la guerre commerciale devrait coûter 0,8% du PIB mondial par an à l'horizon 2040.