Airbus : baisse de cadences et conséquences sociales au menu d'un conseil d'entreprise européen

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Les sites français, comme celui de Toulouse, seraient moins affectés par les suppressions de postes, selon les entourages des syndicats et de la direction. © REMY GABALDA / AFP
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Mercredi, lors d'un CE, la direction doit informer les syndicats des modalités d'adaptation des futurs effectifs d'Airbus. 

Baisse de cadences dans la production des Airbus A380 et A400M : des turbulences sociales sont à prévoir chez l'avionneur européen qui informe les syndicats mercredi à Toulouse à l'occasion d'un Conseil d'entreprise européen.

3.600 postes menacés ? La semaine dernière, le magazine français Challenges a avancé le chiffre de 3.600 postes déplacés ou supprimés chez l'avionneur européen, un chiffre qui n'a pas été confirmé par sa direction, qui a déploré "des fuites dans les médias". "On est proche de ce chiffre", dit-on toutefois de source syndicale dans le groupe, sous couvert d'anonymat.

Retraite et mobilité interne. Avec quelles conséquences ? "Le redéploiement ne va pas se traduire nécessairement par des suppressions de postes", dit-on dans l'entourage de la direction, qui cite parmi les solutions possibles la mobilité interne, des départs à la retraite, des non-reconductions de CDD notamment. Airbus emploie quelque 133.000 personnes dans le monde. "On aura le détail sur les postes impactés mercredi", dit-on chez les syndicats, selon lesquels ce sont les sites espagnols, allemands et britanniques qui risquent d'être le plus sur la sellette. Les sites français seraient moins affectés, selon les entourages des syndicats et de la direction.

 

Coup d'envoi des négociations. En tout état de cause, la réunion de mercredi doit marquer le coup d'envoi des négociations sur les modalités de l'adaptation des effectifs. Malgré tous ces avatars, la confiance reste de mise chez certains syndicats. "Il n'y a pas d'inquiétude sur l'avenir du groupe", dit un syndicaliste, en référence au niveau de son carnet de commandes. Lors de la présentation de ses résultats 2017, Airbus  avait souligné que la valeur totale du carnet de commandes s'élevait à 997 milliards d'euros contre 1.060 milliards fin 2016.