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Barthélémy Philippe / Crédits photo : PHILIPPE HUGUEN / AFP , modifié à
Instauré en 2019, le "malus" temporaire de 10% appliqué sur les pensions complémentaires de nombreux retraités du secteur privé a cessé de s'appliquer depuis lundi. Quelque 700.000 personnes vont ainsi voir ainsi augmenter leurs pensions, en vertu de l'accord signé en octobre par les gestionnaires du régime Agirc-Arrco.

Le "malus" temporaire de 10% appliqué sur les pensions complémentaires de nombreux retraités du secteur privé a cessé de s'appliquer depuis lundi : quelque 700.000 personnes vont ainsi voir augmenter leurs pensions, en vertu de l'accord signé en octobre par les gestionnaires du régime Agirc-Arrco. Cette pénalité avait déjà cessé de s'appliquer le 1er décembre 2023 pour tous les nouveaux retraités.

Comme lundi est férié, les pensionnés "le verront sur leur compte bancaire mardi 2 avril", avait indiqué le vice-président de l'Agirc-Arrco Didier Weckner en fin de semaine. Les pensionnés ont été informés par e-mail et sur leur espace personnel du "nouveau montant de leur pension". Les retraités du privé vont-ils connaître une augmentation de 10% de leurs pensions ?

Un gain mensuel de 50 euros

En moyenne, sur une pension de retraite à 1.700 euros, dont 500 euros de complémentaire, le gain est de l'ordre de 50 euros par mois. Pour les anciens cadres, le bonus est plus conséquent, explique Christelle Thiéfine, représentante du syndicat CFE-CGC à l'Agirc-Arrco. "Pour les cadres, la retraite complémentaire représente 60% de la pension totale. Pour un cadre qui aurait une pension de 2.500 euros par exemple, il a autour de 1.000 euros de retraite de base et 1.500 euros sur la complémentaire. Les 10% c'était 150 euros, il va donc retrouver 150 euros de plus immédiatement", explique-t-elle.

Le coût de la fin du malus est estimé à 500 millions d'euros par an pour l'Agirc-Arrco mais le régime complémentaire en a les moyens. Ses réserves s'élèvent actuellement à près de 80 milliards d'euros. Un pactole que l'État a tenté de ponctionner en fin d'année dernière pour rééquilibrer le régime général qui lui est déficitaire. L'Agirc-Arcco s'y était opposé préférant voter une revalorisation des pensions complémentaires à 4,9% pour compenser l'inflation.