L'unique offre de reprise de l'abattoir AIM, 237 salariés, abandonnée

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abattoir AIM 1280
© CHARLY TRIBALLEAU / AFP
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L'unique offre de reprise de l'abattoir normand, qui emploie 237 salariés, a été retirée mercredi matin par les éleveurs bretons qui l'avaient déposée au tribunal de commerce de Rouen.

L'unique offre de reprise de l'abattoir normand AIM Group, qui emploie 237 salariés, a été retirée mercredi matin par les cinq éleveurs bretons qui l'avaient déposée au tribunal de commerce de Rouen, a indiqué l'avocate des salariés. "L'offre a été retirée brutalement ce matin à l'audience", a déclaré Me Elise Brand. "Ce qui s'est passé, c'est indécent", a-t-elle ajouté, dénonçant l'absence de soutien de l'Etat à ce projet.

Le tribunal de commerce a refusé de confirmer ce retrait, renvoyant à la publication du jugement vendredi. En revanche, ce retrait a été confirmée par les porteurs du projet. Les salariés, qui louaient les locaux, avaient dû investir leurs indemnités avant de "faire des heures supplémentaires non payées parce que c'était leur boîte", a rappelé l'avocate.

Une activité qui devrait cesser ce week-end. Placé en redressement judiciaire début avril, AIM Group a souffert d'un manque de liquidités dès ses débuts en 2015. A cette date, il avait été repris à 66% par une SAS composée de salariés et à 34% par la SEM Imagine (45% département de la Manche, 45% région Normandie et 10% Caisse des dépôts et consignations), selon Me Brand. L'abattoir devrait cesser son activité ce week-end, a ajouté Me Brand. Il abat actuellement 5.000 bêtes par semaine, livrées à la fois à des grossistes et, en vente directe, à des bouchers ou des restaurateurs.