Le prix du gaz va-t-il baisser ?

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Selon Christine Lagarde, il n’y aura pas de "mouvement significatif" au 1er octobre, comme on pouvait l’attendre.

Baissera ? Baissera pas ? Alors que l’automne s’installe, et que certains Français remettent en route leur chaudière, la question du prix du gaz revient sur le devant de la scène. "Il n'y a rien de décidé (...) mais je pense qu'on n'aura pas de mouvement significatif", a déclaré dimanche soir Christine Lagarde. Mardi, la ministre de l’Economie avait expliqué que "si la formule de calcul" automatique du prix du gaz impliquait une baisse, elle serait "en faveur de ce que la baisse puisse opérer" le 1er octobre prochain, autour de 3%. Mais, depuis, le gouvernement semble tâtonner.

Sur quoi repose le mécanisme de fixation des prix du gaz ? Tous les trois mois, il prend en compte l’inflation, l'évolution des coûts de transport et de distribution, qui sont en général assez stables, mais aussi la courbe des prix des hydrocarbures sur les six derniers mois, qui eux sont très changeants. L’objectif de ce système était d’éviter une concurrence entre les deux types d’énergie.

Mais le gouvernement redoute désormais l’effet yo-yo, une baisse suivie d’une hausse quand les cours du pétrole remonteront. En avril, les prix avaient chuté de 11%. En juillet, ils étaient restés stables. Le prochain réajustement, après celui du mois d’octobre, est attendu vers Noël. Une période où il sera peut-être plus difficile de faire passer une hausse des prix.

GDF-Suez pousse de son côté pour que les tarifs réglementés soient relevés, en mettant en avant un manque à gagner de 2 milliards d’euros en cinq ans. L'association de consommateurs CLCV a au contraire exigé jeudi dernier une baisse de 10%. Pour trancher, le gouvernement doit recueillir l’avis de la Commission de régulation de l’énergie. Un avis qu’il n’a toujours pas demandé.