2,5 millions de personnes feraient du travail au noir

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© PASCAL GUYOT / AFP
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Ce sont les jeunes qui sont les plus exposés, mais aussi "dans une moindre mesure les plus âgés qui recherchent un complément de revenus". 

Environ 2,5 millions de personnes pratiqueraient, pour tout ou partie, le travail non déclaré, mais l'ampleur du phénomène reste mal connu, selon un rapport du Conseil d'orientation pour l'emploi publié vendredi qui presse le gouvernement de s'y attaquer.

"Entre 2 et 3% de la masse salariale versée par les entreprises". Fondé sur le croisement de différentes bases (statistiques nationales, données fiscales, contrôles de la Direction générale du travail), le rapport estime le travail non déclaré "autour de 5% des personnes de plus de 18 ans" et représente "entre 2 et 3% de la masse salariale versée par les entreprises".

Ce sont les jeunes qui sont les plus exposés, mais aussi "dans une moindre mesure les plus âgés qui recherchent un complément de revenus". Dans la construction, seuls les salariés de plus de 60 ans ont ainsi un taux de dissimulation significativement plus élevé. Les chômeurs, les indépendants et les travailleurs en contrat temporaire sont aussi plus exposés. Côté employeurs, les taux les plus élevés se retrouvent "dans l'hôtellerie-restauration, le commerce de détail alimentaire, le BTP, le gardiennage mais aussi l'agriculture et les services à la personne". Le rapport insiste sur la variété des infractions entre les fraudes "classiques" (dissimulation d'activité ou d'emploi salarié), les plus nombreuses, et d'autres plus récentes liées à l'auto-entreprenariat, aux plateformes ou au détachement des travailleurs.