Vendeur à la Fnac le jour, compositeur la nuit : le quotidien de Pascal Obispo avant son succès

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Invité samedi d'Isabelle Morizet, le chanteur de "Lucy" a raconté les mois qui ont précédé sa percée dans l'univers de la chanson.
INTERVIEW

La période a duré neuf mois. Pas une grossesse, mais une période néanmoins difficile et surtout intense pour Pascal Obispo. Invité samedi de l'émission Il n'y a pas qu'une vie dans la vie sur Europe 1, le chanteur s'est replongé dans les années 1990, au moment où il n'était pas encore connu du public.

"Je n'avais pas suffisamment de temps"

A l'époque, Pascal Obispo gravitait déjà autour de la musique mais sans être au cœur de la machinerie : il est alors vendeur de disques à la Fnac de Bastille. Un emploi qu'il garde durant neuf mois, "le temps d’être fatigué et d’avoir envie de me concentrer encore plus sur ce que je faisais, des maquettes pour signer dans une maison de disques." Car le soir et la nuit après sa journée de travail, il compose. "Je n'avais pas suffisamment de temps", explique le chanteur, qui finit par se consacrer uniquement à ses maquettes.

Il découvre au même moment - et sans grand enthousiasme - la variété des années 90. "La variété que je connaissais bien, c'était celle de l'époque Maritie et Gilbert Carpentier. Mon idole quand j’étais petit, c’était Claude François, je connaissais tout par cœur". S'ajoutait à cette strate enfantine une adolescence rock à Rennes. Mais "quand je suis arrivé à Paris, quand j’ai commencé à faire mes maquettes, il a fallu trouver une forme de compromis entre la culture que j’avais et ce qui passait à la radio. Dans les années 90, ça tendait vers une forme d’aseptisation de la musique. L’idée, c’était de trouver le petit chemin. Je l’ai trouvé puisque j’ai signé un contrat", se félicite encore le chanteur.

Un "chemin trouvé" grâce à Polnareff

Deux grands noms du répertoire français ont particulièrement compté dans sa construction : "J’ai écouté beaucoup de choses et les personnes qui m’ont interpellé le plus étaient Gainsbourg et Michel Polnareff. J’ai commencé à faire des petites reprises. J’avais fait La Mouche, j’ai fait Holidays. C’est vraiment grâce à Polnareff que j’ai composé Plus que tout au monde. Il m’a aidé à trouver un chemin dans la chanson française", conclut l'artiste.

Europe 1
Par Aurélie Dupuy