"Unzipped", l'exposition sur les Rolling Stones, débarque au Vélodrome de Marseille

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L'exposition doit durer jusqu'au 5 septembre. 1:55
L'exposition doit durer jusqu'au 5 septembre. © Christophe SIMON / AFP
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L'exposition inaugurée à Londres en 2016 arrive à Marseille, jeudi, jusqu'au 5 septembre, au Stade Vélodrome. Les fans pourront notamment admirer des centaines d'objets rares du mythique groupe de rock, des tenues de scène ou encore des instruments originaux. L'exposition partira ensuite pour Toronto. 
REPORTAGE

La ville de Marseille va à son tour rendre hommage à l'un des plus grands groupes de l'histoire du rock : les Rolling Stones. L'exposition Unzipped, qui avait été lancée à Londres en 2013, débarque à partir de jeudi dans la cité phocéenne, au stade Vélodrome. Au programme : des centaines d'objets rares du mythique groupe, des instruments, des tenues, mais aussi des reconstitutions de leur studio et même de leur tout premier appartement. Europe 1 a pu visiter les lieux en avant-première.

Dans la reconstitution, les cigarettes débordent du cendrier, les bouteilles de bière et les disques de blues traînent partout. Pour Martin d'Argenlieu, l'organisateur de cette exposition, c'est ici que sont nés les Rolling Stones. "Ils jouent des heures entières et ils écoutent des disques. Ils les passent exprès à vitesse beaucoup moins rapide pour écouter comment ils font les accords de guitare", raconte-t-il. "C'est vraiment le lieu où les Rolling Stones s'accordent et où ils se trouvent."

Instruments originaux et tenues de scène

Ici, on cherche l'immersion, avec les instruments originaux et surtout, les fameuses tenues de scène outrancières qui ont marqué le parrain de cette exposition, le journaliste Philippe Manœuvre. Ce dernier se rappelle avoir écouté sur Europe 1 le concert donné à Hyde Park, à Londres, devant un demi-million de personnes, et lors duquel Mick Jagger était vêtu d'une robe blanche. "Il a le culot. Il fait un truc que personne n'a jamais osé. C'est ça qu'on aimait avec les Stones", s'enthousiasme-t-il. 

Autres pièces rarissimes, les carnets de travail, une véritable mine d'informations pour le journaliste musical Olivier Cachin. "Moi, j'ai adoré lire dans le petit carnet de Keith Richards qui écrit : 'Aujourd'hui, on a gagné 70 livres, pas mal comme journée'", s'amuse-t-il. "Même les Stones ont commencé petit."

Un logo créé par un étudiant

Et il est impossible de parler des Rollings Stones sans évoquer leur emblématique logo, cette langue apparue pour la première fois sur la couverture de l'album Sticky Fingers en 1971. Contacté par Europe 1, John Pasche, graphiste britannique créateur du logo, se souvient de sa première rencontre avec le groupe, au début des années 70, alors qu'il n'était qu'un étudiant en dernière année au Royal College of Art de Londres. "Le bureau des Rolling Stones a contacté l'université pour demander s'ils pouvaient envoyer un étudiant auprès de Mick Jagger, qui voulait parler de l'affiche de leur prochaine tournée. J'ai été très chanceux. C'est moi qu'ils ont choisi. Je suis donc parti rencontrer Mick, et je crois qu'ils on été très contents du premier dessin que j'ai fait", raconte-t-il. 

"Quelques mois plus tard, le bureau m'a recontacté et m'a proposé de revoir Mick, mais cette fois ci pour parler du logo du groupe. Un peu avant notre rendez-vous, Mick est passé dans un petit magasin. Il est tombé sur l'image d'une divinité indienne, qui avait une langue très pointue qui sortait de sa bouche. Il m'a montré, et je pense que cette langue a germé dans mon esprit et c'est ça qui m'a donné l'idée pour réaliser ce logo", narre-t-il encore. 

L'exposition se conclut sur le dernier coup des Stones, leur concert historique à La Havane. L'exposition démarre jeudi au stade Vélodrome de Marseille et va durer tout l'été jusqu'au 5 septembre, avant de se rendre à Toronto. 

Europe 1
Par Stéphane Frangi avec Antoine Terrel