Transmission, justice sociale, "beaucoup d'action" : la série "Lupin" débarque sur Netflix

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La série "Lupin, dans l'ombre d'Arsène" est disponible à partir de vendredi sur Netflix. Un scénario original qui pioche des références dans les différentes aventures du héros de Maurice Leblanc tout en traitant de thèmes plus modernes : la transmission, la justice sociale. Avec une bonne dose "d'action vraiment spectaculaire", revendique sur Europe 1 son réalisateur, Louis Leterrier. 
INTERVIEW

C'est une des séries les plus attendues de 2021. "Lupin, dans l'ombre d'Arsène" débarque sur Netflix avec Omar Sy en rôle-titre. Il incarne Assane Diop, dont le père a été accusé à tort il y a vingt-cinq ans d'un vol qu'il n'avait pas commis. Le héros va s'inspirer du mythique gentleman cambrioleur, personnage de l'auteur Maurice Leblanc qui a bercé son enfance, pour se venger. Cette adaptation moderne donne une place importante au livre, tout en s'accordant la liberté d'allers-retours entre les différentes aventures du voleur. Elle touche aussi aux thèmes de la transmission ou encore de la justice sociale. "C'est une question de ton, de mélanger les genres entre la comédie, le drame, l'action", confie Louis Leterrier, co-réalisateur, au micro d'Europe 1 dans Culture-Médias.

Le réalisateur français, vivant à Los Angeles, célèbre pour ses blockbusters tels que Le Transporteur ou Insaisissables, promet "beaucoup, beaucoup, beaucoup d'action, et de l'action vraiment spectaculaire". Adapter les aventures d'Arsène Lupin en série a été un plaisir pour Louis Leterrier. "C'était l'envie de travailler avec mon ami Omar Sy, de revenir en France et surtout de faire une série en France et en français". Quoi de plus français que le héros de Maurice Leblanc ? "Arsène Lupin était un choix évident", assure-t-il.

Un scénario original qui pioche dans les livres de Maurice Leblanc

Le scénario est pourtant écrit par un britannique, George Kay, accompagné par François Uzan. "Peut-être que les Français ont peur de briser, de casser le vase en dépoussiérant le mythe", explique Louis Leterrier, qui a longtemps travaillé sur ce projet. "On avait tenté une adaptation normale, une adaptation moderne, même un peu futuriste mais on n'était jamais arrivés au bout de quelque chose qui nous plaisait vraiment."

Le scénario, une création originale, pioche des références dans de nombreuses aventures du gentleman cambrioleur. Le livre de Maurice Leblanc a une place dans le film, puisqu'il est transmis au héros, Assane Diop, par son père. "Il va trouver à l'intérieur de ce livre qui lui rappelle son père, sa voix, son éducation et va ensuite vouloir le transmettre à son fils", raconte Louis Leterrier. Le thème de la transmission est peu abordé par les romans originaux mais présent dans les cinq épisodes de la série qui se veut familiale et intergénérationnelle.

Le thème de la transmission en filigrane

Sur le petit écran, Lupin aborde également le thème de la justice sociale. "On a traité des invisibles et l'invisibilité va devenir le superpouvoir d'Assane Diop. Il va utiliser cette appréhension, peut-être même ce racisme, comme une arme secrète contre les gens", explique le réalisateur. "Il peut se déguiser, se faire passer pour un agent d'entretien ou un prince de la Silicon Valley, en changeant de costume."

Mais dans le plan du héros, voler un collier au Louvre, il y a une faille : son admiration pour Arsène. Une connaissance partagée par un jeune inspecteur stagiaire de la police, incarné par Soufiane Guerrab, qui fait le rapprochement et tente de convaincre ses collègues, sans succès. "C'est ce qui rend la chose encore plus excitante", confie l'acteur, également connu pour son rôle dans La vie scolaire. "Au départ, on le prend un peu pour un fou et, petit à petit, on va peu à peu s'intéresser à ce que ce que dit ce jeune stagiaire policier qui débute à peine."

Europe 1
Par Mathilde Durand