Sur France 2, un docu-fiction redonne vie à un réseau oublié de jeunes résistants

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France 2 revient mardi, en seconde partie de soirée, sur la résistance organisée par des lycéens pendant la Seconde Guerre mondiale. 2:11
France 2 revient mardi, en seconde partie de soirée, sur la résistance organisée par des lycéens pendant la Seconde Guerre mondiale. © Caopure France 2
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Diffusé mardi soir sur France 2, le documentaire "Les lycéens, le traître et les nazis", réalisé par David André, revient sur l'épopée oubliée d'un réseau de résistants lycéens pendant la Seconde Guerre mondiale, finalement trahis par l'un des leurs.

France 2 diffuse mardi soir à 23h30 le documentaire Les lycéens, le traître et les nazis, qui veut faire la lumière sur un épisode peu connu de l’histoire de France. Il revient sur l'histoire d’un réseau d’une centaine de lycéens parisiens, qui se sont entraînés en secret pour aller combattre les Allemands dans le sud, en 1944. Ce qu’ils ignorent, c’est que l’un d’eux est un traître et qu’il informe les Allemands depuis des années. Quand ils quittent Paris pour aller se battre, ces jeunes gens tombent dans un piège et une quarantaine d’entre eux périront avant même d’avoir atteint leur destination.

Un drame survenu "le même jour que le massacre d'Oradour-sur-Glane"

Cette histoire dramatique n’avait jamais été mise en images jusqu’ici, à la grande surprise du réalisateur du documentaire, David André. "Il n'est pas évident de comprendre pourquoi cette histoire extraordinaire par son ampleur, son côté dramatique et héroïque, est restée si peu connue. On avance le fait qu'elle soit survenue le même jour que le massacre d'Oradour-sur-Glane qui l'aurait éclipsé dans notre souvenir", explique-t-il.

Sur les lieux mêmes de l'histoire

Pour raconter cette histoire, le réalisateur a eu recours à la reconstitution avec l’aide de jeunes comédiens du cours Florent. C’était selon lui la seule solution : "Cette histoire n'avait pas d'image, à part quelques procès-verbaux, les confessions d'un traître et les souvenirs manuscrits de survivants du réseau, mais aucune photo. La seule façon de lui redonner vie, c'était de la réincarner à travers les décors qui sont restés les mêmes : la ferme ou le drame s'est déroulé et la forêt alentour", indique le réalisateur.

Europe 1
Par Charles Decant et Louise Bernard